Vous en avez envie, mais vous n’avez peut-être jamais oser sauter le pas. Écrire un livre autobiographique, raconter votre histoire personnelle est une aventure fabuleuse qui permet de redonner vie à un passé. On s’imagine que c’est facile à faire, car les événements du passé ont été directement vécus et sont donc claires dans notre esprit. Pourtant, on peut avoir des difficultés à exprimer ses idées, ne pas savoir à quel temps écrire. Avant que je vous livrer toutes mes astuces pour y parvenir, voyons déjà pour quelles raisons on désire se lancer dans l’écriture de notre propre histoire.

Pourquoi écrire un livre autobiographique ?

Se sentir mieux avec sa souffrance

Écrire sur son passé et même sur ses souffrances est un véritable exutoire. Une confession faite à soi-même que l’on est libre de garder pour soi ou de publier ensuite.

La tristement célèbre Anne Frank a écrit une autobiographie connue. Sous la forme d’un journal intime, cette fille juive âgée de 13 ans raconte pendant deux ans son quotidien, alors qu’elle est cachée à Amsterdam, dans un pays occupé par l’Allemagne nazie.

Mais il n’est pas nécessaire d’écrire un livre sur des événements aussi dramatiques que ceux de la Seconde Guerre mondiale pour qu’une autobiographie soit poignante.

Le format de journal intime permet de proposer au lecteur une proximité immédiate avec le narrateur. Il donne la sensation d’entrer dans sa vie intime et d’explorer la psychologie et les pensées de celui qui l’a écrit.

Raconter son histoire

Quand on porte un regard sur sa vie, il est possible d’avoir envie d’écrire sur son passé. Raconter pourquoi et comment nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui. 

Raconter son histoire personnelle est toujours une source d’inspiration intarissable. Cela permet aussi de mieux se comprendre et parfois même réussir à comprendre les personnes avec qui on a vécu.

Raconter son passé est un autre moyen d’évacuer certains tourments qui sont toujours en nous, même des années plus tard. C’est un véritable remède, et plus on est sincère avec nous-mêmes dans l’écriture, plus ce remède sera puissant. 

Ne parlons-nous pas d’écriturothérapie ?

Partager son expérience

Il est tout à fait possible d’envisager une autobiographie qui met l’accent sur le côté technique d’un domaine précis. Il n’est pas nécessaire de savoir écrire d’une manière stylée pour réaliser ça. 

Robert T. Kiyozaki, dans son best-seller « Père riche, père pauvre » s’exprime avec un vocabulaire simple, des tournures de phrases directes et claires. Il raconte son enfance et la double éducation financière qu’il a reçu, celle de son père pauvre (son père biologique) et celle de son père riche (qui n’est en fait que le père d’un ami à lui)

Il raconte le cheminement de son apprentissage sur l’économie et comment son point de vue a évolué. Au passage, il donne des conseils très avisés pour ne plus avoir à travailler pour gagner de l’argent mais au contraire pour faire en sorte de gagner de l’argent sans travailler.

Son partage d’expérience est un véritable cadeau pour toute personne se donnant la peine de dépasser le scepticisme et de s’intéresser à ce livre.

Encore une fois, il n’est pas nécessaire de proposer quelque chose d’aussi extraordinaire que l’indépendance financière pour partager votre expérience et comment vous vous l’êtes forgée à travers votre biographie. 

Vous avez acquis des compétences dans un domaine artistique ? Financier ? Religieux ou philosophique ? Vous n’êtes probablement pas le seul que ça intéresse. 

Racontez comment vous avez vécu cet apprentissage. Expliquez par quoi vous êtes passé et comment vous avez dépassé vos difficultés dans ce domaine. Combien de personnes allez-vous aider en partageant votre approche ?

Le petit guide pratique pour écrire un livre sur sa vie

Pour vous encourager à prendre le stylo (ou l’ordinateur) et à raconter votre histoire personnelle, je vais vous proposer un petit guide pratique. 

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Si nous reprenons le cas numéro 2, écrire sa biographie pour raconter son histoire, je vous suggère de commencer par définir précisément sur quoi vous désirez finir votre roman.

Ça semble évident, mais c’est une erreur trop répandue. Votre histoire continue de s’écrire, jour après jour, à mesure que le temps passe. Par conséquent, vous ne pourrez pas finir votre roman sur le « aujourd’hui » qui est très changeant.

Avec cette erreur, quand vous serez arrivé à la moitié de votre autobiographie, vous devrez revoir votre plan, car il n’est plus valable. En effet, votre vie n’est pas celle qu’elle était il y a trois mois. Et elle aura encore changé dans trois mois.

Donc je le répète, définissez un moment de votre passé qui est derrière vous et faites-en la fin de votre autobiographie. Quand c’est chose faite, définissez à quel moment vous allez commencer votre récit.

L’idéal est d’avoir un personnage (autrement dit, vous) qui est le plus inexpérimenté possible. Afin que votre lecteur puisse s’identifier à lui. Je vous suggère donc de commencer durant votre enfance ou votre adolescence au moment où vous imaginiez que votre vie allait être un long fleuve tranquille.

Listez ensuite les évènements importants de votre récit que vous désirez mentionner. Faites -le simplement dans l’ordre chronologique, sans les décrire.

Par exemple : 

  • Mariage à 22 ans ;
  • Premier enfant à 24 ans  ; 
  • Deuxième enfant à 26 ans ; 
  • Mariage qui devient malheureux à 27 ans ;
  • Découverte de l’infidélité de mon mari/ma femme ;
  • Séparation pendant 3 mois ;
  • On se donne une nouvelle chance, le couple redémarre ;
  • Nouvelle séparation suivie du divorce ;
  • Grande difficulté financière ;
  • Perte de la garde des enfants ;
  • Décision du tribunal tardive ;
  • Décision du tribunal qui vous permet de retrouver vos enfants ;
  • Nouvelle rencontre et bonheur (fin d’histoire)
Lister les scènes

Encore une fois, si vous tombez dans le piège de raconter les évènements trop récents, vous risquez de voir votre chapitre final « nouvelle rencontre et bonheur » devenir un « flop amoureux ».

Raconter tout ceci est hors sujet comparé à votre combat de jeune parent.

Je suis sûr que vous vous en doutez, parce que vous avez l’esprit vif, mais je vais le mentionner quand même : chaque événement listé ci-dessus représentera un chapitre de votre histoire.

Ensuite vous n’aurez plus qu’à découper chaque chapitre en scènes pour raconter toutes les anecdotes illustrant votre vie pendant la période en question. Vous pourrez alors faire vivre l’ascenseur émotionnel à votre lecteur en racontant des événements heureux dans votre mariage qui, (dans le cas présent) se termine mal.

Une fois le plan bien établi, l’écriture se fera facilement. Il vous restera à définir de quelle manière vous voulez que votre histoire soit racontée. Si vous préférez utiliser le passé, ce qui est le plus répandu, vous donnez alors une impression de science oubliée.

À l’inverse, choisir le présent permet de donner un scénario plus orienté sur l’action et sur des évènements rythmés. 

Les deux sont tout à fait possibles et même louables. Il faut simplement le choisir selon votre affinité personnelle. Avec cette base pour votre futur chef-d’œuvre, vous avez toutes les chances de réaliser une autobiographie inspirante.

N’oubliez pas, le but profond de tout ceci n’est pas d’obtenir un titre ou une distinction. Si vous voulez que ça fonctionne, concentrez-vous sur le fait d’être vous-même et d’exprimer ce qu’il y a au fond de vous.

Est-ce que ces méthodes sont claires pour vous ?
Est-ce qu’elles vous donnent des idées pour vous lancer dans l’écriture de votre propre histoire ?

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