Salut les passionnés, cette semaine on va à nouveau parler de défi. Comment réussir ses défis. Car les prendre c’est bien, mais les réussir c’est mieux n’est-ce pas ?

Des défis, il y en a dans tous les domaines. Le sport, la santé, l’écriture, les arts, la perte de poids, la technologie … Bref, ils sont innombrables.

La semaine dernière, j’ai présenté la méthode miracle pour échouer ses défis. Cliquez ici pour aller lire -ou relire- l’article qui en parle.

(J’ose en parler, je l’ai pratiqué tellement de fois !)

Mais cette semaine, on va s’intéresser à l’approche qui permet de les réussir !

La fameuse citation

Je vous ai parlé de la citation d’Oscar Wilde. Je respecte la personne, néanmoins je rejette catégoriquement sa citation.

« Vise toujours la lune si tu rates tu atterriras parmi les étoiles »

Il n’y a pas plus grosse erreur que de se fixer un objectif trop élevé.

Le crash au décollage, l’échec cuisant, la perte de confiance en soi, la perte d’estime de soi, la crainte et le rejet des nouveaux défis, la honte et même la colère …

Voilà les affres qui attendent ceux qui se fixent un objectif trop élevé.

Pourquoi ?

Car se fixer un objectif trop élevé n’est pas synonyme d’une réussite partielle, non pas du tout. C’est synonyme de mission-suicide.

Tout ce qu’on obtient, c’est un traumatisme et le souvenir de l’effort herculéen qu’on a dû faire pour n’obtenir que de la frustration.
Mais attention ! Ne pas viser la lune, ça ne veut pas dire qu’il faut viser ses pieds.

Un objectif trop bas

Se fixer un objectif trop bas, ce n’est pas réellement un défi. Si vous vous fixez comme objectif d’écrire dix lignes par mois, vous ne terminerez jamais votre roman. Tout comme si vous envisagez de n’aller courir qu’une fois par mois, ça reste insuffisant.

Mais ça reste mieux que de viser trop haut. Le simple fait de se fixer un objectif est un excellent début. Mais tout est question de dosage.

Autre erreur, se fixer un objectif trop vague


La semaine dernière, dans la méthode qui garantit l’échec, je parlais de simplement reprendre le sport sans plus de détails.
C’est un objectif trop vague. Car aussitôt les deux premières séances passées, on pourra se dire que le défi est réussi, on aura bel et bien réussi à reprendre le sport n’est-ce pas ? Mais ça n’apporte presque rien, car on arrête ensuite.

Un objectif précis

Il faut donc envisager quelque chose de précis. Et plus c’est précis, mieux c’est !
Par exemple : Faire deux séances de course à pied par semaine pendant six mois. Ce qui fait plus de cinquante fois à enfiler sa tenue de sport, c’est quand même admirable n’est-ce pas ?

Ou encore : Terminer mon roman dans moins de 6 mois à raison de deux à trois sessions d’écriture par semaine.

Définir un objectif qui nous tient à cœur

Mais tout ceci n’a aucun sens si vous ne vous fixez pas un objectif qui vous tient à cœur. Si vous êtes ici, c’est certainement que l’écriture vous intéresse, mais peut-être pas la course à pied ?

S’il vous prend l’envie d’améliorer votre condition physique en pratiquant la course à pied alors que vous n’aimez pas ça, vous n’allez pas y trouver du plaisir, et du coup, vous n’allez pas continuer. Le plaisir est vital dans votre défi, je vais y revenir en détail.

Gardez en tête qu’on ne peut pas réaliser de grandes choses dans un domaine qu’on n’aime pas.

À l’inverse

Dans le même sens, on peut réaliser de grandes choses dans les domaines qu’on aime ! Si vous aimez écrire, écrivez, tentez votre chance, vous pouvez réaliser un chef-d’œuvre !

« Le talent, ça n’existe pas. Le talent c’est d’avoir envie de faire quelque chose. »
Disait Jacques Brel. Et il a entièrement raison !

Ceux qui cassent les motivations

C’est pour ça que je conspue ceux qui osent dire « Tout le monde ne peut pas écrire un roman, c’est réservé à une élite! Avoir envie ne suffit pas, il faut avoir un don ! »

Désolé, mais ceux qui disent ça pour casser les motivations dans l’espoir d’être les seuls écrivains sur Terre ne méritent pas votre attention. Il faut ignorer ces personnes tout bonnement. Ça me fait bondir quand j’entends ça !

Bon désolé je m’emporte. Mais reste vrai que, celui qui a envie d’écrire un roman, il peut le faire. J’ose le dire, je le répète, je persiste et signe, ça vous concerne vous aussi. Que vous ayez 5 ou 95 ans, que vous vous croyez capable ou non, doué ou non pour l’écriture …

Si vous avez envie d’écrire un roman, vous pouvez le faire !

Ça s’apprend évidemment, il y a beaucoup de petites méthodes utiles. Mais ces méthodes elles sont accessibles à quiconque s’y intéresse.

La seule qualité inévitable c’est d’en avoir envie. Tout comme courir un marathon, il faut avoir envie de pratiquer la course à pied. Il faut donc doser et se fixer un objectif réalisable POUR NOUS-MÊMES.

On a tous notre propre niveau, notre propre zone de confort et ce qui est un effort négligeable pour l’un est un défi musclé pour l’autre.

Courir 10 kilomètres en une heure, pour quelqu’un qui fait le marathon(42km environ) en deux heures, c’est une promenade.

Mais réaliser la même performance de 10 kilomètres en une heure pour quelqu’un qui n’a jamais pratiqué la course à pied ni même le sport de toute sa vie, c’est un vrai défi !


Pour espérer réaliser notre défi, c’est déjà très important de définir un plan d’action réalisable, et pour ce faire, il faut nous connaître et accepter notre niveau réel.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Défi onzième histoire - Thael Linel l'Assassin.

Définir un plan d’action réalisable

Déjà, connaître son niveau. Sommes-nous capables de courir 30 minutes ? 20 minutes ? 10 ? 5 ? 2 ?

Encore une fois, si on ne se connaît pas, c’est difficile de se fixer un objectif réalisable. Ignorer son niveau réel, c’est faire du déni, et si on pratique le déni, on retourne immédiatement dans la stratégie parfaite pour échouer notre défi. (Je vous renvoie sur l’article qui évoque la méthode pour rater ses défis)

Donc peu importe le niveau qu’on a, si on veut progresser, évoluer et réussir notre défi il faut déjà avoir les pieds sur terre.

Ensuite seulement, on peut se fixer un objectif à atteindre, accompagné d’objectifs intermédiaires, des paliers à franchir et à dépasser au fil du temps.

Avec l’écriture

Si je dois comparer avec l’écriture, c’est comme vouloir écrire une histoire de 100 000 mots (350 pages), alors qu’on a jamais dépassé les 1000 mots (4 pages).

Il va donc falloir accepter de prendre le temps de progresser.

J’aime bien citer Philippe Gabillier pour illustrer mon propos, quand il dit « Même avec la meilleure volonté du monde, neuf femmes réunies ne peuvent pas faire un enfant en un mois. »

Il faut accepter que certaines choses viennent au fil du temps et on ne peut pas forcer le destin.

Aménager son emploi du temps

Très bien ! Nous avons maintenant un objectif qui nous tient à cœur. Nous avons aussi une méthode qui va nous permettre de progresser dans des conditions idéales … Il nous reste à définir notre emploi du temps.

Car si vous êtes un cadre super dynamique qui travaille 60 heures par semaine, et qu’une fois chez vous vous devez vous occuper de vos triplés en bas âge, il est très probable que vous n’ayez pas la possibilité de consacrer du temps et de l’énergie à votre défi.


C’est souvent un point grandement négligé, combien de temps et d’énergie avez-vous besoin par jour ou par semaine pour réussir votre défi ? La personne qui se fixe pour objectif de se remettre au sport devrait se poser cette question en priorité.

Accepter l’envie variable

Maintenant que nos semaines sont prévues, avec nos séances de sport -ou d’écriture- on commence à s’y tenir. On fait preuve de discipline et de rigueur, on est fier du chemin qu’on parcourt …

Et pourtant, au fil des séances, parfois la motivation vacille. Desfois, on est motivés, d’autres fois on l’est beaucoup moins.

C’est quelque chose de normal.

Acceptez le fait d’avoir ces humeurs, et faites preuve de discipline pour continuer pendant les moments difficiles. Bien souvent, la motivation disparait dès qu’on commence à courir, ou à écrire.

C’est donc à ça que doit servir votre détermination : à être constant.

Oui c’est la solution ! Ignorez vos humeurs et forcez comme des sourds ! Voilà comment ça marche !

Mais tu disais qu’il ne fallait pas se forcer !

Ahh, ça me fait plaisir de voir qu’on a des lecteurs qui ont pris le temps de lire l’article qui porte sur les défis échoués.

En effet, je l’ai dit ! Se forcer est inutile. En fait, utiliser la détermination pour être constant peut marcher ponctuellement. Une fois ou deux tout au plus. Rapidement, ça ne suffira plus. Vous avez aimé la petite feinte j’espère ? Bon reprenons notre sérieux, comment faire sur les jours où on est moins motivé ?

Ce qu’il faut prendre c’est du plaisir.

Pensez au plaisir que vous avez dans l’écriture. Pensez au plaisir que vous ressentirez quand vous serez dehors en train de courir

Si vous avez connu ce site Internet il y a un an, l’un de mes premiers articles porte sur l’envie d’écrire. J’y évoque notamment le fait d’être constant grâce au plaisir. (Cliquez ici pour voir cet article s’il vous intéresse.)

La comparaison stylée

Traverseriez-vous la France pour aller vous disputer avec quelqu’un que vous n’aimez pas ? Probablement pas…

Par contre, traverseriez-vous la France pour aller rencontrer l’âme sœur ? Si vous en aviez la certitude absolue. Garanti par un génie sorti d’une lampe que vous avez frotté.

Vous envisageriez le voyage n’est-ce pas ? En tout cas, c’est plus envisageable de le faire pour l’amour que pour la haine.

Hé bien, dans la gestion de votre effort pour continuer les entraînements c’est la même chose. Il vous faut une certitude de trouver du plaisir dans votre exercice. Si vous ne pensez qu’à votre fatigue, votre séance de course à pied ressemblera à une montagne impossible à gravir.

Alors que si vous pensez au plaisir que vous avez à l’idée de prendre l’air, de sentir le vent sur votre peau, de commencer à faire vos premières foulées …


Ou encore pour l’écriture, si vous réfléchissez à la manière dont vous allez surprendre votre lecteur grâce à votre écriture et vos idées, alors il est très probable que votre motivation va grandir.

En d’autres termes …

En d’autres termes, faire preuve de détermination, c’est se forcer. Le faire avec plaisir, c’est créer sa propre motivation.

Et croyez-moi, créer sa propre motivation grâce au plaisir est une méthode très puissante en plus d’être fait accessible à tous.

Voilà, chers passionnés, ceci est mon approche pour réussir les défis. J’espère qu’elle vous permettra de réussir les vôtres ou tout du moins vous apporter un peu de motivation et affûter votre technique pour les réussir.

Mais qu’en est-il pour vous ? Est-ce que vous réussissez vos défis facilement ? Quel est votre secret pour y parvenir ?

Laissez un commentaire ci-dessous. Votre expérience m’intéresse.

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