Voici le mail d’Élisabeth, la correctrice présentée dans la vidéo : [email protected]

Et voici la retranscription texte, pour ceux qui préfèrent lire plutôt que de regarder la vidéo :

Salut les passionnés, bienvenue sur vaincre-la-page-blanche.com

Bonne année !


Ça y est, on est en 2020, l’occasion pour moi de vous souhaiter la bonne année ! J’avais envie de faire une blague, 2019 c’était l’année de la teuf.
2020 je vous souhaite que ce soit l’année du bien. Je sais que ce jeu de mot est un peu pourri mais je n’ai pas trouvé plus pertinent. Je vous souhaite vraiment que 2020 ce soit l’année qui vous permette de mener vos projets à bien. Donc je choisis ce mot !


Même si effectivement c’est assez bateau, j’avais trouvé Canadien ou Végétarien mais bon, ça n’a aucun rapport…
On se retrouve donc pour le bilan de mon défi 1 histoire par semaine pendant 4 mois. Vous le savez si vous avez suivi mon site : j’ai réussi ! Et j’ai même utilisé mon bonus pour la dernière histoire.

Au total


Donc j’en ai écrit 16 en 17 semaines, puisque celle du bonus avait été faite avant, comme je vous l’avais dit. Et sur les 17 histoires en tout, il y en a :

  • 7 en Médéival-Fantastique
  • 4 Romances.
  • 3 Sciences-Fiction.
  • 1 Fantastique, celle des Anges.
  • 1 Dans la Mythologie Grecque.
  • 1 Histoire vraie.

Découpons ça en statistiques !

Ça fait un total de 80162 mots exactement. 80 000 mots, en 4 mois. Ce qui fait une moyenne de 4700 mots par semaine. C’est une moyenne qui m’a demandé forcément du travail mais ça je le savais d’entrée de jeu et vous n’avez pas manqué de poser la question, comment tenir la cadence ? Je vais y répondre.


Mais si on s’amuse à découper par jour, ça fait carrément 650 mots par jour, et là 650 mots ce n’est pas tant que ça ! Ça fait trois ou quatre paragraphes.
La difficulté c’est de réussir à être régulier. Malgré ça j’ai réussi à l’être. Alors pas à être régulier, j’ai réussi à sortir les histoires en temps et en heures mais je n’ai pas été vraiment régulier.


Certaines fois j’ai dû gratter dans mon temps de sommeil pour réussir les délais parce que j’avais les contraintes du travail, un weekend à Bruxelles.
(Se reconnaîtront ceux qui y étaient avec moi)


Il a fallu m’adapter. Et il m’a même fallu prendre des congés dans mon travail pour réussir à tenir. Au travail on me disait « Attends, tu utilises vraiment tes congés pour faire un défi lancé sur Internet ? »
Eh bah oui ! J’utilise mes congés pour ça et je trouve que c’est un motif totalement légitime ! Parce que maintenant j’ai réussi et je suis content !
Donc voilà pour le petit défi !

Sans attendre, vos questions !

Nathalan :

Salut Thibault, ma question est la suivante :
Comment fais tu pour ne pas être hors sujet ? Je m’explique.


Lors de tes histoires par exemple avec des personnages fantastiques médiévaux, il faut faire attention à ne pas déborder dans tout ce qui pourrait être une autre époque où un autre style d’écriture. Parce que tu as sûrement envie d’en rajouter et que par erreur tu puisses dévier.
Il faut rester HYPER attentif.


Réponse :

Quand je fais une histoire, je fais toujours un plan avant de commencer à écrire. Et quand je fais le plan, toutes les scènes doivent être en cohérence avec l’univers du départ. C’est difficile de se tromper à ce moment-là.
Donc est-ce qu’il faut rester hyper attentif ? Non, pas tant que ça, il faut surtout bien faire son plan.

Florian :

Est-ce que tu écris depuis tout petit ?

Réponse :

Oui, j’ai écrit ma première histoire quand j’avais 8ans. Je me souviens que je l’avais écrite sur l’ordinateur de mon grand frère qui avait un jeu vidéo qui s’appelait Command & Conquer pour ceux qui connaissent. Donc c’est un jeu de guerre, je ne vais pas entrer dans les détails. Mais j’avais écrit une histoire qui présentait pourquoi la guerre était en cours dans le jeu.

En gros, de quelle manière ça s’était ficelé. Alors c’était une histoire très courte, elle devait faire cinq ou six phrases grand maximum mais voilà.
Malheureusement ça c’est une histoire perdue aujourd’hui mais c’est la première que je me souviens avoir écrit. J’avais 8ans, en 1995. Car je suis de 1987 d’année de naissance.


Mag la grande :


comment je fais pour me mettre en conditions d’écriture


Réponse :


Bonne question ! Vous avez un bon visuel de la situation. Je fais en sorte qu’il n’y ait rien sur le bureau. Là par exemple, je me suis amusé à décorer, certains reconnaîtront les petites pierres liées à l’histoire N°2.


J’enlève tout ce qui est livre, décoration, tout. Je ne laisse que le souris et le clavier. De sorte à ne pas être déconcentré.
Vraiment je fais en sorte d’être le moins déconcentrable possible. Carrément les livres qui servent à soutenir mon écran pour qu’il soit à la bonne hauteur, je les ai volontairement retournés pour ne pas avoir leurs titres en visuel.


Je veux vraiment que rien ne pollue ma concentration. Donc l’enlève tout. Je travaille dans le silence le plus complet possible et je coupe mon téléphone portable, en tout cas je le mets en silencieux.
Du coup je rate des appels mais ce n’est pas grave. Sur l’ordinateur c’est la même chose, je coupe tous les moyens de communication, toutes les alertes. Facebook, Discord, l’enlève tout.
Ensuite je ne me concentre que sur l’écriture, je ne fais que ça.

Myriam :

Comment t’organise tu pour arranger vie privée, écriture travail et sommeil?

Réponse :


Comme je l’ai dit tout à l’heure, parfois c’est le sommeil sur quoi j’ai dû trancher un peu, desfois c’est le travail où j’ai dû poser quelques congés pour tenir les délais, mais comment je m’organise ?
En fait je ne travaille pas toujours les mêmes jours. Je sais d’entrée de jeu comment va s’organiser ma semaine. Par exemple si je suis occupé au travail le lundi mardi et mercredi sans pouvoir travailler sur l’écriture, je sais que sur les jours suivants je vais avoir du temps. Du coup je planifie ce que je fais. Par exemple sur mon premier jour de repos je vais écrire l’histoire et je ne vais faire que ça.
Sur le deuxième jour de repos je vais m’occuper du site internet par exemple.


Ce qui fait que quand je suis au travail, je ne suis pas en train de m’inquiéter sur le fait de tenir le délai, et quand je suis sur une tâche, je ne fais que ça.
Avec ça je sais que les délais vont être respectés si tant est que je respecte l’emploi du temps.


Ça me permet d’être plus productif et c’est quelque chose que je vous recommande de faire. Vous prenez votre planning et vous planifiez ce que vous allez faire sur vos temps libres. Comme ça dés que vous y arrivez vous n’êtes pas tenté d’aller regarder la télé ou faire autre chose de peu productif. Vous allez vous occuper directement sur ce qui est prévu.
C’est ce que je vous recommande de faire dans l’écriture et dans n’importe vos projets de manière générale.


Jim :

Quelles ont été les difficultés ?


Réponse :

La plus grande difficulté ça a été de rester régulier. C’est facile de travailler comme un acharné quand on est dans la passion et c’est ma manière de faire. Et la difficulté que j’ai eue c’était justement de continuer à travailler quand l’énergie commençait à me manquer et quand j’ai eu des phases de désespoir.
Donc la difficulté c’était ça, continuer malgré l’envie d’abandonner.
Jim : Combien de temps ça t’a pris par semaine ?
En moyenne 6 à 8h. La toute première histoire, celle d’Annaëlle la Marathonienne je m’étais chronométré et je l’avais écrite en 6h et deux heures de corrections. Donc huit.


Je n’avais pas calculé le temps nécessaire de mise en page sur le site, elle avait seulement été écrite sur document texte. La mise en page sur le site ça me montrait certaines fautes que je n’avais pas repérées avec le correcteur d’orthographe ce qui me prenait un peu plus de temps encore.
6h à 8h c’est une moyenne mais j’ai souvent été au dessus. Notamment sur les trois premières histoires qui sont beaucoup plus longues que les autres. A propos si vous ne les avez pas lu je ne vous recommande pas de commencer par les trois premières, commencez plutôt par les autres.

Johan 62 :


Salut Thib, tu peux parler de comment tu as fait les semaines ou tu as eu des manques ou pannes d’inspiration, pour passer outre.


Réponse :

Très bonne question, comment gérer les pannes/manque d’inspiration ? J’ai eu le sentiment d’en avoir, en fait j’en parlais autour de moi. Je disais houlala j’en suis qu’à l’histoire cinq et je dois aller jusqu’à 17, comment je vais faire ?
Pour passer outre, je me mettais justement en condition d’écriture, devant mon document texte et je me disais « par quoi je commence? Quel est le dénouement de l’histoire ? Quelle est l’idée que je veux aborder ? »


Une fois que j’avais le dénouement, donc la fin de l’histoire, tout se faisait facilement. Dès que j’ai la fin de l’histoire vraiment tout se construit autour de ça et j’explique comment on y arrive.
Alors après comment trouver les idées qui font une histoire ? En fait ce n’est pas si difficile, ça peut être une idée toute simple. Une phrase dans une conversation qui vous inspire et qui peut devenir le dénouement de votre histoire.
Ça demande un peu d’imagination mais je ne dis pas ça pour dire que c’est extraordinaire. Il y a des idées proposées dans des conversations qui peuvent tout à fait devenir des histoires super-intéressantes. C’est de cette manière-là que j’arrive à déclencher l’inspiration.


Élisabeth :

« J ai lu toutes tes histoires avec un grand intérêt et mes commentaires ont témoigné mes différents ressentis.
Mais je m interroge : quelle est la raison profonde pour laquelle tu t’es lancé un tel défi, mobilisateur d énergie, d imagination, et certainement générateur d’inquiétude, tant par le fait qu’il fallait respecter l échéance hebdomadaire mais aussi par la peur (peut-être) de la page blanche ? »

Réponse :


Déjà par nature, j’aime bien les défis, les challenges et la difficulté. Ce qui me fait abandonner quelque chose c’est quand c’est trop facile. Notamment dans les jeux vidéo, quand c’est trop facile ça perd de l’intérêt pour moi. Au contraire plus c’est dur, plus j’aime ça.
Et là, la difficulté du défi j’ai été la chercher. Pourquoi je me suis lancé ça ?
Le but profond de ça c’est de progresser. Alors j’ai un roman à mon actif, certes, mais ça ne fait pas de moi un grand écrivain, ça fait de moi un écrivain apprenti. Et en tant qu’apprenti j’ai beaucoup à apprendre.


Comme le dit Charlie Chaplin :
« C’est ce que nous sommes tous (des amateurs) on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose »
Donc pour moi, je suis amateur et je dois me conduire comme ça, avec une volonté de progresser et d’apprendre. Je pense que c’est ça qui me permettra de faire des œuvres qui seront meilleures et qui pourront peut-être me permettre d’en vivre. Mais même si j’arrive à vivre de mon art, je resterai un amateur.
Il ne faut jamais considérer que c’est acquis et qu’on est des maîtres en la matière. Donc pour te répondre Élisabeth, c’est pour progresser.
Mais effectivement, c’était générateur d’inquiétude. Je dois bien l’avouer.


Élisabeth :


Tes récits sont porteurs de vérités et de justes morales ?


Réponse :


Alors, je n’aime pas le mot « morale » je trouve que ça a une connotation négative. Ça donne un peu « leçon de morale » comme si j’enseignais quelque chose.
Je n’ai pas la prétention d’enseigner quelque chose à qui que ce soit, pour moi je ne suis pas légitime pour ça. Donc oui je propose des idées et des manières de réfléchir utilisable dans la réalité mais encore une fois ce n’est que proposé. Déjà ce n’est pas toujours mon opinion, l’opinion de mes personnages ce n’est pas mon opinion personnelle.
Même si certaines fois, oui, j’essaye de faire en sorte qu’il y ait une morale qui amène à réfléchir et qui amène à se poser des questions sur sa propre vie. Si ça vous a fait cet effet je suis très content !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Les défis, comment les rater ?


Élisabeth :


« Ces défis ont-ils vocation à confirmer ton projet de te consacrer exclusivement à l écriture ? Si oui, es-tu désormais rassuré sur ton potentiel et ton aptitude à changer de cap ? »


Réponse :

Je suis déjà consacré exclusivement à l’écriture. Je ne pratique pas d’autres domaines artistiques. Je faisais du piano, je n’en fais plus. L’écriture est le seul domaine sur lequel j’essaye de progresser à fond.


Est-ce que ce défi m’a rassuré sur mon potentiel à l’écriture ? J’ai envie de dire que non. J’essaye d’avoir une confiance en moi qui est juste. Je veux rester humble mais je sais que j’ai quelques compétences quand même. Je ne veux pas faire de fausse modestie. J’ai réussi le défi, j’ai un roman à mon actif. Même si je reste dans une optique de continuer d’apprendre je suis quand même assez confiant dans ma capacité à écrire. Est-ce que j’ai eu un déclic ? Non. Je suis content d’y être arrivé mais j’étais déjà assez confiant avant, en me lançant ce défi. Je ne l’aurais pas fait si je ne me sentais pas prêt à le relever.

Correctrice :

À propos, Élisabeth c’est quelqu’un qui fait de la correction d’orthographe pour les maisons d’éditions. Si vous avez besoin d’un correcteur, contactez-la. Elle se fera un plaisir de vous corriger votre récit s’il y a des fautes.


Elle vous proposera aussi certaines tournures de phrases dans les cas où ça peut manquer de sens. Si ça manque de précision ou s’il y a des tournures un peu lourdes.
Je pense qu’on a toujours besoin de quelqu’un qui repasse derrière nous dans notre écriture pour affiner. C’est ce qu’elle a fait dans mon roman et ça a fait beaucoup de bien.
En plus elle est très gentille et très compétente donc elle se fera un plaisir de vous aider.
Pour la contacter, voici son adresse E-mail: [email protected]

Delphine :


Comment fais tu pour trouver le temps malgré ton travail de nuit et les inspirations pour toutes ces hsitoires ?

Réponse :


Désolé Delphine mais j’y ai déjà répondu ! Trouver le temps, c’est dans l’organisation. Trouver l’inspiration c’est dans les conditions d’écriture.

Jonathan :


Y a-t-il une histoire que tu as écrites que tu compte continuer ? ou que tu as plus retenu que les autres ? si oui laquelle et pourquoi ?


Réponse :


Non, les histoires que j’ai faites ont toutes leurs scénarios terminés. Continuer une histoire finie, c’est de toute façon mauvais. Soit vous racontez l’après-victoire, et ça n’a pas de sens. Soit vous créez un autre enjeu en reprenant le même univers et les mêmes personnages et pour moi ça n’a pas de sens non plus.
Donc autant créer quelque chose de nouveau et tout recréer. Pour moi c’est de la paresse que de reprendre un truc déjà existant pour faire un scénario vaguement intéressant, pour moi c’est le flop garanti.
Je sais que ça existe beaucoup, dés qu’il y a un film qui marche bien, on va en faire un 2eme. Mais moi ce n’est pas ce que j’ai envie de faire. J’ai envie de faire des choses vraiment entières à chaque fois et la fin c’est la fin.


Une histoire que j’ai retenu plus que les autres ?


Oui, Annaëlle la marathonienne j’ai beaucoup aimé l’écrire.
J’ai beaucoup aimé Aldrik le fermer, il y a encore une « morale » qui est intéressante.
Arkus le demi-elfe aussi.
Mais elles ont toutes une idée qui m’a touché. Toutes ces histoires si je les ai mises en ligne c’est qu’elles ont une idée qui m’ont fait quelque chose. Si jamais je n’avais pas ça j’arrêtais et je me lançais dans autre chose. Je ne voulais pas vous proposer des histoires médiocres.


Adeline :


Quel a été le plus dur pour toi, pour réaliser ce défi ?


Réponse :

Sans le moindre doute, le plus dur était de lutter contre le désespoir. Continuer les efforts et maintenir la discipline d’écrire qu’il vente ou qu’il neige, que j’ai envie ou pas, que j’ai des idées ou pas, écrire quand même et continuer d’avancer.
Le plus dur c’était ça, tenir malgré les phases de désespoir, et il y en a eu ! Heureusement mon épouse était là pour me soutenir aussi. Elle m’a même emmené en week-end pour célébrer la réussite de ce défi ! Merci à elle !

Anne :

Bonjour Thibault.
La première qui me vient c’est:
Quel est le chemin à parcourir pour arriver à transformer ce défi en recueil de nouvelles ?
Combien de temps par semaine prend la tenue d’un tel défi ?


Réponse :


Combien de temps ? 6 a 8heures pour faire une seule histoire.
Pour transformer ce défi en recueil de nouvelles, il s’agit simplement de tenir le rythme … Je ne sais pas si la question ne veut pas dire « comment en faire un roman » auquel cas il s’agit de le proposer à une maison d’édition. Jusqu’à maintenant je ne l’ai pas fait. Mais s’il y a un éditeur qui est intéressé, moi je suis super chaud il n’y a pas de problème !

Anne c’est une personne qui a fait un commentaire sur le site de la Fnac concernant mon roman :

« J’ai dévoré ce livre.
J’ai commencé le livre hier après midi. Je l’ai fini à 18hoo aujourd’hui. J’avais envie de reprendre le livre, de connaître la suite. Depuis que je l’ai fini, il me revient fréquemment en tête. Il y très peu de livre que j’ai lu aussi vite. Celui-ci et les justes de Camus. La comparaison est belle. Même si les livres n’ont rien à voir. J’ai été surprise de la capacité de l’écrivain (qui est un homme) à décrire les sentiments et bouleversement que rencontre une fille dans passion amoureuse. C’est pour ça que j’ai été très touchée par la finesse et l’exactitude des sentiments et doutes que l’on traverse dans une passion. J’ai aussi aimé ce portrait de 3 femmes très différentes que l’écrivain dresse et leurs évolutions. J’ai aussi aimé la fin du livre. Mais je ne peu pas en dire plus sans dévoiler la fin. Merci pour ce beau moment de lecture »

Alors là évidemment quand je lis ça, ça me touche. Je suis super flatté. Je le prends entièrement, maintenant j’émets toujours des réserves. Je ne doute absolument pas de la sincérité du message. Je me dis juste que la personne que je connais personnellement est forcément un peu influencée. Peut-être qu’elle veut me faire plaisir et exagérer un peu le commentaire. Je pense que le livre lui a plu, mais j’ai toujours le recul de me dire que c’est dit pour me faire plaisir quand même.

Martin :

Qu’est-ce que ça fait d’avoir vécu autant de vies en si peu de temps ?


Réponse :

En discutant avec Martin j’expliquais que je vivais vraiment les histoires que j’écrivais. Je me plonge dans l’univers. Vivre ça est extraordinaire, ça donne beaucoup d’émotions, il ne s’agit pas de sensiblerie. C’est vraiment ressentir la même chose que les personnages à certains moments. Leur persévérance, leur désespoir … Bref ça évade. Ça permet de sortir de sa vie pour voyager dans des mondes imaginaires, c’est génial !

Martin :

Est-ce que tu as ressenti quelque chose dans ta créativité ?


Réponse :

Oui, dans la créativité et dans l’écriture. Actuellement je reviens sur les histoires que j’ai écrites au début, notamment celle d’Araken Benwick.
Je le fais car je les propose au format audio, donc je dois les relire. Ça vous permettra de les écouter plutôt que de les lire si vous aimez mieux.
Et en les relisant je constate que mon niveau d’écriture a augmenté et mes idées ont augmenté. Quand je relis l’histoire d’Araken je me suis dit oulala, il y a quand même beaucoup de fautes, beaucoup de choses pas indispensables. Seulement quatre mois après l’avoir écrit, c’est un signe fort que ça m’a permis de progresser.

Martin :

Est-ce que ça ne t’a pas dégoûté d’écrire autant d’histoires avec cette pression de temps et de résultat ?


Réponse :


Non, pas du tout. Au contraire, j’ai même eu envie au début du défi, quand j’étais en phase d’excitation intense, de le prolonger à un an, soit 52 histoires en 52 semaines, mais je suis resté à ce qui était prévu.
Et j’ai bien fait parce qu’avec 4 mois déjà, je suis fatigué. Ce n’était pas de la tarte, mais j’ai réussi et je suis très content.

Élise :

Comment as-tu fait pour tenir un tel rythme ? Pour moi ça relève du miracle !

Réponse :

Non ça ne relève pas du miracle. Il s’agit juste de se discipliner, faire tous les jours un petit peu. Techniquement 6 à 8 heures par semaine, c’est une heure par jour. Ce n’est pas tant que ça. Alors je sais que certains d’entre vous ont moins d’une heure par jour pour eux entre leur travail, les enfants, je sais que c’est pas toujours possible.
Moi j’ai cette chance, j’ai le temps d’investir du temps dans ces histoires. Et si vous pouvez libérer une heure par jour dans l’écriture vous pouvez faire aussi bien et même meilleur.

Antoinette:

As tu réussi ton défi ?

Réponse :

Je vois qu’Antoinette aime bien faire des bonnes blagues. Je la connais personnellement et c’est quelqu’un qui aime faire des blagues, je vois que dans ses questions c’est un peu pareil. Donc oui, j’ai réussi !

Sebastien dit « Sebounet » :


Quelle est ton histoire préférée et pourquoi ?

Réponse :

Difficile à dire, j’ai pas vraiment de « préférée »
Ma préférée dans le médiéval-fantastique, je dirais celle d’Arkus le demi-elfe.
Pourquoi ? Car c’est la plus émouvante, c’est celle qui fait passer un message très vrai et encourageant.
Si je prends toutes les histoires confondues ça serait celle d’Annaëlle qui a elle aussi une morale très forte.

Ma conclusion :

Voilà, on a terminé les questions et j’aimerai vous donner mes impressions sur ce défi.
Est-ce que ça a été facile ? Non
Est-ce que j’ai douté ? Oui, plein
Est-ce que j’ai eu des phases de désespoir ? Oui, aussi.
Particulièrement sur les histoires de science-fiction, j’étais vraiment dans la difficulté.
Mais est-ce que j’ai abandonné ? Non, j’ai tenu. Et c’est ça qui est le plus important finalement.


Les phases de désespoir sont inévitables dans tout projet. C’est aussi inévitable quand vous progresser dans un domaine et j’ai pas fait exception, c’est normal.
Ce qui est sûr c’est que j’ai continué.
J’aimerais conclure cette vidéo là-dessus : Ce n’est pas parce que vous avez plus le moral qu’il faut abandonner. Il faut persévérer.
J’ai sorti cette BD pour ça, c’est « Les nains » d’Olivier Jarry.

Citation style !

Donc c’est l’univers médiéval-fantastique qui présente les civilisations naines, et il y a un proverbe dans ces histoires qui dit que « Il y a pire qu’abandonner, le plus triste c’est d’abandonner juste avant de réussir. »


Le proverbe c’est : « Il est bien possible que celui qui abandonne le fasse quelques secondes avant que ne se produise le miracle. »
Donc persévérez malgré le désespoir. Non seulement poursuivez votre projet même si vous êtes dans la difficulté. Ce n’est pas parceque vous êtes dans la difficulté qu’il faut abandonner, au contraire, c’est là qu’il faut s’accrocher le plus.

Objectif du site :

Encore une fois, ce défi n’a pas été fait dans le but de me mettre en avant et dire « regardez moi, j’écris plein de trucs »
C’est plutôt pour dire « Regardez, cette technique marche »


Le but de ce site, Vaincre-la-page-blanche.com c’est donner des conseils d’écriture et vous encourager à devenir écrivain. À écrire vos histoires, avec votre idée. Je vous donne les méthodes mais je vous donne aussi l’état d’esprit à avoir. le « MindSet » en anglais. Se mettre dans de bonnes conditions pour avancer.
J’aimerais vraiment terminer la vidéo là-dessus : Je vous l’ai déjà souhaité, je recommence.


Je vous souhaite une bonne année 2020 et je vous souhaite qu’elle vous permette de poursuivre vos projets et de les réussir malgré la difficulté qui est de toute façon inévitable.
Je vous souhaite une très bonne année, que ce soit l’année du « bien » pour vous.

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