Joshua Spat.

Joshua Spat, Un nom synonyme de terreur, de trahison et de haine. Un homme qui représente l’ennemi de la liberté. Le simple fait qu’il soit vivant dérange la plus grande entreprise de fabrication de vaisseaux tout comme le gouvernement intergalactique aimerait l’exécuter depuis des années.

Pourtant, Joshua Spat est bien vivant, et avant de devenir l’un des pires criminels recherchés dans toute la galaxie, Joshua Spat n’était personne d’important. T’en souviens-tu ?

Te souviens-tu de cette époque ? Celle pendant laquelle tu occupais un poste dans la société « Robots System Industries » ? Ah que tu étais pitoyable ! Mais n’entend aucun mépris quand j’emploie le mot pitoyable. C’est au sens littéral du terme. Cette vie inspirait la pitié. Tu n’avais vraiment rien pour toi à l’époque.

Tu étais un véritable artiste incompris, brimé par tes chefs comme par tes collègues. Tu avais pourtant le talent de la curiosité et le don de l’apprentissage. Combien d’hommes de plus de quarante ans continuent d’apprendre avec la discipline d’une jeune recrue ? Très peu, effectivement !

Toi tu faisais partie de l’élite ! Tu n’avais pas cette paresse intellectuelle et c’est ce qui a fait de toi un maître dans ton domaine. Tu étais capable de créer l’impossible, mais tu avais des ordres qui ne te laissaient aucun autre choix que de te conformer aux règles. Règles que tu avais lues et comprises évidemment, mais dont tu avais perçu les limites.

Tu étais un acteur héroïque tristement relégué au rôle de spectateur. C’est dans ce sens-là que j’ose le dire : Tu étais pitoyable. Tu étais un génie totalement bloqué… Sauf que quelqu’un a fini par frotter ta lampe.

Robots System Industries

Tu travaillais sur Terre en tant que mécanicien pour ta société. Tes journées se ressemblaient, tu concevais des réacteurs de vaisseaux d’une fiabilité douteuse mais tu n’avais pas le choix, c’était les ordres. Ensuite, tu étais chargé de leur réparation. Là encore les ordres t’agaçaient car finalement, les pannes et dysfonctionnements tu les voyais venir avant même la fin de la conception de ces réacteurs.


Mais une fois tu ne pouvais rien y faire. Quand tu tentais de proposer d’optimiser le fonctionnement et la fiabilité des réacteurs, tu étais ramené à ton rôle d’exécutant. Pire, tu devenais la cible de moqueries et divers bizutages de la part des pilotes qui jouissaient d’un prestige incomparable.
Tu étais arrivé ici motivé par ton rêve, et tu n’as connu que le cauchemar. Tu étais pire qu’un esclave, car tu étais libre de partir, mais tu n’en faisais rien. Car tu avais un autre rêve tout aussi triste : Tu voulais devenir riche.
Après tes journées de travail désespérantes, tu cherchais du réconfort chez ta petite amie. Mais tu n’en trouvais que rarement. Quand tu lui parlais de tes désillusions, elle te parlait de ses prochains achats. Quand tu lui parlais d’engagement, elle te reprochait ta situation financière. Et quand tu lui as parlé de mariage, elle a dit qu’elle préférait prendre son temps.


Son attitude a créé chez toi un partage de frustration et de rêve. D’un côté, tu avais la frustration des passionnés qui se donnent les moyens de réussir, mais qui n’arrivent pas au but. D’un autre côté, tu avais ton rêve, le rêve de la séduire pour de bon ! Et pour ce faire, il te fallait devenir plus riche ! Tu travaillais donc avec plus d’ardeur. Tes journées étaient plus longues, plus éreintantes et plus décourageantes encore.

Tu étais pris dans un cercle vicieux. La course d’un rat qui court dans sa roue. Pour t’en sortir, tu avais accepté de faire un deuxième travail encore plus pénible : celui de porteur. À présent, en plus de concevoir des réacteurs, tu devais aussi les mettre sous protection et les entreposer dans les soutes des vaisseaux de transports pour leur livraison. Bien sûr tu n’étais pas transporteur, ce qui aurait impliqué que tu aies ton brevet de pilote, non. Tout ce que tu faisais, c’était de la manutention. Ça permettait à ta société d’économiser le salaire d’un employé supplémentaire, et toi tu gagnais quelques crédits en plus.

***

Cette petite modification a eu un grand résultat sur ta vie. Ce n’est pas ton augmentation de salaire qui allait suffire pour impressionner rapidement ta petite amie, par contre, ça t’a permis de rencontrer la personne qui allait te permettre d’utiliser ton plein potentiel. Cette personne, tu la voyais tous les jours, elle était sur le panneau d’affichage des personnes recherchées. Une femme répondant au nom de « Keina la rebelle » une dangereuse pirate à ramener morte ou vive. On lui reprochait de nombreux actes de piraterie commis dans le secteur spatial entre la Terre et Saturne.

Cette rencontre, tu l’as eue le jour où tu chargeais un vaisseau de transport. Les deux pilotes aimaient rappeler leur niveau aux exécutants dans ton genre. Alors que tu étais encore en train d’attacher la cargaison dans la soute, ils ont refermé l’écoutille. Tu t’es retrouvé dans l’obscurité. Tu as eu beau frapper à la paroi pour qu’ils te laissent sortir, ça n’a rien changé. Tu les entendais rire dans la cabine de pilotage. Ils ont fini par répondre que ça te passerait l’envie de proposer sans cesse des optimisations débiles aux réacteurs.

Le vaisseau a commencé à trembler et tu as compris ce qu’ils allaient faire. Pour te faire payer ton attitude, ils t’emmenaient maintenant faire un tour dans l’espace ! Piégé comme un animal, tu aurais pu te faire broyer par une caisse mal sanglée. Le risque que la cargaison te broie contre la paroie ne semblait pas les préoccuper. Mais que vaut la vie d’un ouvrier aujourd’hui ? Décidément, ces types-là étaient peut-être des pilotes, mais ils n’avaient pas de cœur.


Le pire dans tout ça, c’est qu’à ton retour, quand tu allais te plaindre de cet écart, ils n’auraient aucune sanction. Les pilotes jouissaient de privilèges tellement importants chez Robots System Industries qu’ils n’étaient jamais inquiétés.

L’état d’apesanteur fut vite atteint. Heureusement la soute est un lieu pressurisé ce qui t’a permit de continuer de respirer. Sans ça c’était la mort par asphyxie qui t’attendait. Il faut croire qu’ils n’en étaient pas à leur coup d’essai ces deux-là.

Capture

Dans l’obscurité de cet endroit inhospitalier, les minutes devinrent une heure, puis une autre. En principe, ce vaisseau devait se rendre sur la station spatiale Abraham Lincoln, se trouvant en orbite Martienne. Tu partais donc pour un vol d’au moins trois jours …
Le temps sembla s’allonger à l’infini et l’état d’apesanteur acquis au début du voyage ne te laissait aucun confort. Tu aurais aimé au moins t’allonger pour t’endormir. Mais comment s’endormir dans ces circonstances ? Le réacteur du vaisseau était juste à côté de toi et son bruit était assourdissant. En prime, avec les caisses métalliques autour de toi, tu ne faisais que de te cogner.

Mais soudain le vaisseau changea brutalement de trajectoire. Tu tentas de t’accrocher à ce que tu pouvais, mais tu étais quand même secoué dans tous les sens. Dans la cabine, tu les entendais paniquer. Que se passait-il ? Pour un vol de routine en vue d’une livraison de matériel, ça ne justifiait pas de telles manœuvres. Puis soudain, plus rien, plus de bruit. Le vaisseau fut totalement désactivé. Une panne peut-être ? Allais-tu avoir l’occasion de montrer ta compétence de réparateur à ces maudits pilotes ? Mais plus aucun bruit ne venait de la cabine de pilotage. Il y avait forcément un problème.

Tu as eu ta réponse en voyant deux types en armure de combat ouvrir l’écoutille. Armés de fusils à plasma, ils ont sursauté en remarquant ta présence dans la soute. Ils ont bien failli tirer par réflexe.
Sauf que l’ouverture de l’écoutille a dépressurisé l’oxygène et tu t’es retrouvé en apnée !
Malgré leurs fusils et leurs intentions clairement hostiles, ils n’étaient pas cruels pour autant. L’un d’eux s’est lancé dans ta direction pour placer sur ton visage un masque à oxygène d’appoint, te permettant de respirer dans sa bouteille.

Mais même s’ils ne t’ont pas laissé mourir, ils t’ont tout de même attaché par les poignets et emmené sans ménagement. En passant l’écoutille, tu as vu pour la première fois la Terre vu de l’espace. C’était une vision aussi magnifique que terrifiante. Ce spectacle n’avait rien à voir avec les photographies, le voir directement de tes propres yeux dégageait quelque chose d’époustouflant. Mais le côté terrifiant était la distance qu’elle semblait avoir. En tendant le bras, tu as pu constater qu’elle était plus petite que ton poing. Ce qui ne laissait aucun doute sur une possibilité de retour.

De l’autre côté, dans l’obscurité de l’espace se trouvait ta destination initiale : Mars, et sa station orbitale « Abraham Lincoln ». Les deux étaient totalement invisibles à l’œil nu dans ce vaste spectacle. De toute façon, tu ne savais pas dans quelle direction regarder pour la trouver.

Cette vision fut brève, et tu as été emmené dans leur vaisseau. Celui-ci était clairement taillé pour la guerre. Ses réacteurs puissants devaient lui donner une excellente manœuvrabilité. Ses nombreux lance-torpilles et ses canons étaient suffisants pour percer le blindage de n’importe quel autre vaisseau de guerre, tu en étais sûr. Si le pilote était capable d’utiliser pleinement les capacités de ce vaisseau, alors il devait être d’une effroyable efficacité au combat.

Les deux pilotes qui t’avaient emmené de force ont été placés dans l’unique capsule d’évacuation du vaisseau cargo. Propulsés à pleine vitesse vers la Terre, ils allaient voler au moins deux semaines avant d’être sauvés. Une situation bien pénible que de se retrouver à deux dans une cabine de 3 m². Mais bon, après ce qu’ils t’ont fait subir, tu ne les as pas pris en pitié.

Tu espérais te retrouver à ton tour dans une capsule d’évacuation pour retourner sur Terre et raconter cet évènement particulier à ta chère et tendre ? Non, tu étais promis à un autre destin. Ton vaisseau n’avait pas d’autres capsules à disposition et ces terroristes ne semblaient pas disposés utiliser une des leurs pour toi.

En moins de dix minutes, ils avaient expulsé les occupants tout en volant le vaisseau-cargo et sa cargaison. Ces types-là étaient manifestement habitués à ce genre d’actes de banditisme.

Tu t’es retrouvé dans leur vaisseau en tant qu’otage. Tu es passé d’une soute dans l’obscurité à une cabine-prison somme toute confortable. Un module de gravité qui permettait de marcher comme sur terre. Un lit, un wc, et même une combinaison d’urgence en cas de perte d’oxygène à bord. Même si cette journée n’était pas la tienne, il fallait avouer que les conditions de transport s’étaient améliorées. Mais où est-ce que tu partais ? Ça, tu n’en avais aucune idée. En plus, à en juger par l’aisance qu’ils avaient pour leur opération, ils avaient très certainement déjà désactivé tous les capteurs permettant le traçage du vaisseau cargo. Il ne fallait donc pas compter sur l’intervention de ta société. Tu étais maintenant pris en otage.

Tu espérais que Robots System Industries, brassant des millions de crédits chaque jour, allait négocier avec eux pour sauver ta vie ? Décidément, tu étais bien crédule. Ils n’avaient que faire de toi quand tu travaillais pour eux, ils n’allaient pas faire plus d’efforts maintenant. Mais ce n’est que deux jours plus tard que tu l’as appris.

Dans la cabine, tes tortionnaires t’apportaient régulièrement de la nourriture, de l’eau et même de la lecture sur des revues technologiques. Ils ont bien essayé de te parler pour comprendre comment tu t’étais retrouvé dans la soute du vaisseau qu’ils avaient dérobé, mais ce n’était que des criminels, tu refusais de leur adresser la parole. La plus insistante était une femme, tu l’avais pourtant vue de nombreuses fois sur les tableaux des personnes recherchées, mais tu as eu besoin de plusieurs jours pour faire le lien, c’était bien Keina la rebelle. Son titre avait été obtenu car elle avait toujours refusé toute forme de négociations durant ses actes de banditisme. Une farouche de la pire espèce !

Dans ta cabine, tu n’avais évidemment aucun accès à l’extranet ni à un quelconque moyen de communication. Mais il fallait bien le dire, les conditions de ta détention étaient pour le moins acceptables, et tes kidnappeurs n’avaient usé de force que quand c’était nécessaire pour t’emmener. À part ça, aucun mal ne t’a été fait.

Ce qui te faisait finalement le plus souffrir, c’était de ne parler à personne. Mais comme les seuls à qui parler c’était tes geôliers à qui tu faisais la gueule, ta situation n’était pas près de s’améliorer d’elle-même. Pourtant quand Keina s’est présenté à toi en ouvrant ta cellule sans craindre que tu ne l’attaque. Elle ne portait pas de combinaison ni d’arme. Elle avait une tenue civile et une tablette en main. Elle te lança un « T’as toujours pas envie d’parler hein ? Bah tiens, peut-être que ça te rendra plus loquace. »
D’un mouvement de doigt sur sa tablette, elle glissa un article de l’Extranet vers le mur de ta chambre qui se révélait pouvoir servir d’écran.

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« La société Robots System Industries signale qu’un nouvel acte de piraterie a été commit sur ses transporteurs. Les pilotes ont courageusement respecté les consignes de sécurité et ils ont pu rejoindre la Terre à bord d’une capsule de survie.

Pour une raison qui reste à définir, un mécanicien de la société se trouvait à bord du vaisseau attaqué. Malheureusement, celui-ci a été assassiné par les assaillants qui ont détruit le vaisseau après avoir volé sa cargaison.
Nous avons d’ailleurs retrouvé ces débris flottant dans l’espace non loin de la zone où la sanglante attaque a eu lieu. Cet incident s’ajoute aux nombreux actes de pirateries commit contre Robots System Industries. Nous assurons à nos employés que ce genre d’acte ne restera pas impuni. Une plainte a été déposée au comité intergalactique. Leurs prochaines missions de transport seront faites sous escorte militaire et aucun autre incident de la sorte n’aura lieu.


Nous observerons une minute de silence en mémoire de Joshua Spat, décédé pendant son travail. »

Eh oui, tu ne rêvais pas, ils t’ont fait passer pour mort ! C’est beaucoup plus simple que de venir te récupérer. Encore une fois ils brillent par leur inhumanité. Le plus ridicule c’est qu’ils ont mis des photos d’un vaisseau qui ne correspond même pas à celui dans lequel tu te trouvais ! Mais ça évidemment, il faut un minimum de connaissances dans le domaine pour s’en rendre compte. Ils s’illustrent une nouvelle fois autant par leur incompétence que par leur inhumanité.


Keina te demanda sur un ton assez cynique si tu étais fier d’avoir donné ton temps à leur société après ça. Elle avait vraiment une attitude détestable, mais en plus elle aimait appuyer là où ça fait mal. C’est vrai qu’après avoir donné dix ans de ta vie, constater comment ils te remercient dès que ça se complique, ça dégoute carrément. Mais entêté comme tu l’étais, tu n’as rien voulu répondre. Elle a terminé en disant qu’ils avaient besoin d’un mécanicien. Leur moteur n’activait plus l’hypervitesse… Si toutefois tu étais prêt à travailler pour eux temporairement, ils pouvaient te rendre ta liberté…

Curiosité

Tu as hésité un moment, mais l’ennui t’a poussé à aller voir ce fameux moteur. Ta passion pour les moteurs continuait, même dans ces circonstances. En regardant de quelle manière ils traitaient leur machine, ce n’était pas étonnant qu’ils soient confrontés à des dysfonctionnements eux aussi. Tu pouvais tout à fait arranger ça avec un peu de matériel de base qu’ils avaient à bord. Tu pouvais même améliorer les capacités du vaisseau si tu passais dans un atelier. Tu étais soudainement enthousiaste à l’idée de réinjecter les gaz d’évacuations dans la chambre de combustion. Cette simple alternative allait augmenter d’au moins 30{56ad047f503fb3c64377e2bf5ef59803378bfa5b65451ceeccca24c3cd88a6ad} la puissance du réacteur ! Quelle tête ferait Keina en voyant ça ? Par contre, pour réactiver l’hypervitese c’était autre chose. Il te fallait un atelier comme celui dans lequel tu travaillais sur Terre et du matériel couteux.

Mais non, de nouveau, ton pessimisme te rattrapa. Ces types-là étaient des kidnappeurs, des tueurs, des pirates. Les aider était contraire à ta petite morale bien rangée.

Tu as tout de même accepté de discuter avec eux et rencontrer l’équipage pour leur expliquer comment tu t’étais retrouvé dans cette soute. La fin de ton silence réunit l’équipage au complet qui était curieux de faire ta connaissance. Ils étaient bien moins nombreux que tu pensais. Ils n’étaient que deux, un homme et une femme.
La femme, c’était Keina la rebelle, avais fini par la connaitre, c’était toujours elle qui t’apportait la nourriture dans ta cellule. L’homme s’était présenté sous le nom de Richard Blackwood. Il était grand, costaud et ses yeux étaient cachés par des lunettes de soleil. Il était peu loquace, mais c’était lui qui prenait les décisions, ça ne faisait aucun doute.
Il n’intervint qu’une seule fois, à la fin de votre conversation, simplement pour dire que l’ennemi de son ennemi pouvait devenir son ami. À condition qu’il le désire.

C’était une invitation à peine cachée. Devenir leur ami, c’était devenir un pirate ! Les aider dans leurs crimes ! Pas question. Tu pensais à celle qui t’attendait sur Terre, et après cette mésaventure terrible, elle serait certainement bien plus aimable.

Surtout qu’elle te croit mort, savoir que tu es en fait vivant, c’est t’assurer de chaleureuses retrouvailles. Non, ta place n’était pas ici parmi ces types à réparer leur vaisseau pour les aider dans leurs activités ! Tu devais retourner sur Terre.

Ils t’avaient bien promis de te libérer à terme, mais si c’est pour te retrouver au fin fond d’une base en orbite de pluton située à quatre milliards de kilomètres de ton foyer … Quel gout aurait cette liberté ?
Jamais tu ne pourrais t’offrir payer le voyage de retour. Non il fallait trouver un moyen de prévenir les autorités que tu étais en vie ! Confronter Robots System Industries à la justice ! Le comité intergalactique pourrait te ramener chez toi et faire payer les méfaits de cette entreprise détestable.

Ta décision étant prise, tu as simplement dit que tu ne pouvais pas réparer leur réacteur. Ils voulaient quitter le système solaire. L’hypervitesse est couteuse en énergie et tous les moteurs ne sont pas capables de l’assumer. C’est le genre de technologie permettant de voyager sur de très longues distances sans sacrifier trente ans de sa vie. Ainsi, avec un moteur fonctionnel, ces bandits pourraient rejoindre Alpha Centauri en moins de quatre heures… C’est-à-dire, sortir de la juridiction du système Solaire. Non décidément, tu ne te sentais pas prêt à faire ça pour eux.

***

Malgré ça, tu n’as pas été ramené à ta cellule. Tu as été invité à un repas avec l’équipage. C’était un moment convivial dans lequel tu as pu manger de la vraie nourriture, pas des capsules lyophilisé pour s’alimenter sans aucun plaisir. Non c’était des légumes, de la viande, vraiment un repas de luxe.

Ils avaient beau passer un bon moment autour de ce repas, toi tu continuais dans ton entêtement. Tu restais dans tes tourments. À juste titre après tout ! Ton travail t’avait laissé pour mort, ta petite vie rangée était compromise et ta petite amie te croyait mort. Tout ça à cause de ces bandits. Et voilà qu’ils t’invitaient à manger avec eux ! Quel genre de cinglés étaient-ils au juste ?
Le capitaine, s’adressa à toi, il te demanda pourquoi tu faisais tout le temps la tronche. Pourquoi tu ne profitais pas de ce moment ? Tu lui as répondu avec colère qu’à cause d’eux, tu avais perdu ta vie ! Tes attaches, tes repères, ton foyer. Ta petite amie et ton travail ! Tu leur en voulais terriblement, et en prime, ils allaient t’abandonner au fin fond de l’univers pour te laisser te débrouiller seul.

Il te laissa parler, respectueux il ne te coupa pas la parole. Et quand tu as terminé ton coup de sang, il t’a dit que tu te trompais totalement. Tu ne faisais que réfléchir au passé, à ton ancienne vie, à tout ce que tu avais perdu. Mais tu ne regardais jamais devant toi. Tu avais certes perdu ton foyer, ton travail et ta petite amie, mais si tu regardes la réalité en face, qu’as-tu perdu au juste ? À la première difficulté, ils t’ont abandonné. Tu croyais vraiment qu’ils allaient rester éternellement avec toi ? Ta petite amie serait partie pour le premier type venue qui gagnait mieux sa vie. Et ton travail t’empêchait de travailler comme tu le voulais.

Il désigna Keina en expliquant qu’elle avait perdu son frère et qu’il avait lui-même perdu son épouse. Ce n’était pas pour autant qu’il restait dans une attitude éternellement négative. Le capitaine insistait sur le fait qu’il ne fallait pas attendre que toute la peine ne disparaisse avant de commencer à être heureux, autrement tu étais condamné à attendre toute ta vie.
Pour un capitaine de vaisseau pirate, ce Richard Blackwood était bien plus ouvert à la sensibilité humaine qu’il n’y paraissait …

Il t’a proposé de t’ouvrir, de faire ce qu’il te plaisait, de devenir leur mécanicien, tu n’as pas voulu. Dans le fond, pourquoi ? Cette attitude n’avait aucun sens. Une partie de toi était d’accord avec son discours. Mais les pirates de l’espace sont des types sanguinaires au beau discours qu’il vaut mieux fuir. Tu étais donc partagé.

Il finit par te faire la promesse de te renvoyer jusqu’à la Terre en échange d’un service : Remettre leur moteur en fonction pour l’hyper vitesse, ce qui leur permettrait de quitter le système Solaire. En tant que mécanicien, tu étais capable de le faire.

Le repas se termina sur cette offre, semblable à faire un pacte avec le diable en personne. Réparer leur vaisseau et leur servir de mécanicien, c’était un moyen de retrouver ta vie. Mais étais-tu prêt à faire affaire avec eux qui t’avais enlevés ? D’un autre côté, quel autre choix avais-tu ?

Tu regagnas ta cellule qui était devenue au fil du temps aussi familière que ta propre chambre. Ça faisait maintenant huit jours que tu étais à bord. Dans l’espace, les cycles journaliers n’ont pas vraiment de sens, mais petit à petit, tu commençais à te sentir ici chez toi… Et l’idée de travailler avec eux devenait de plus en plus envisageable.

Confrontation

Une secousse, directement suivie d’une autre. La voix du capitaine raisonna dans un haut-parleur, il t’ordonnait de t’équiper de ta combinaison. Tu as bondi hors de ton lit pour faire ce qui t’avait été demandé. Une nouvelle secousse, plus brutale celle-ci, puis une explosion, toute proche.
Quelque chose avait touché le vaisseau et le module de gravité céda. Soudain chaque objet décolla du sol pour venir flotter dans un désordre sans nom. Sans hublot vers l’extérieur, tu ne savais pas ce qui se passait. Tu te plaças devant l’unique caméra et tu fis des gestes à l’attention du capitaine pour qu’il te sorte de là. Tu hurlais de le laisser sortir pour te rendre utile. Après tout, si le vaisseau était détruit, tu allais mourir ici également.

Une nouvelle explosion retentit, avec un bruit de coque très inquiétant cette fois. Ta porte s’ouvrit et tu vis passer Keina armé d’un fusil à plasma, toujours sans combinaison. Décidément, elle n’avait pas volé son titre de « rebelle ». Elle s’accrochait aux parois pour disparaitre au détour d’un couloir. Tu tentas de la suivre, mais elle était cent fois plus agile et tu l’as perdue de vue dans ce véritable labyrinthe d’acier.

Un objet frappa la paroi juste à côté de toi dans un bruit strident. La coque du vaisseau s’arracha complètement. Celle-ci avait été accrochée par un puissant grappin venant d’un autre vaisseau venue vous abattre. L’atmosphère respirable du vaisseau se dissipa instantanément et tu remercias Richard d’avoir ordonné de s’équiper d’une combinaison. Keina quant à elle n’allait hélas pas avoir cette chance, tu te décida à la retrouver avant qu’elle ne meurt d’asphyxie.

L’attaquant, tu le connaissais. Tu reconnus ces vaisseaux pour lesquels tu avais si longtemps travaillé. Un nouveau projectile traversa l’espace et fila dans ta direction. Piloté par Richard, ton vaisseau fit une manœuvre d’évitement remarquable.


Tu compris un peu tard pourquoi Keina était sans cesse accrochée aux parois, alors que toi tu restais à flotter au milieu du vaisseau. Cette erreur, tu la réalisas au moment où l’évitement fut réussi. Tu étais à présent à plusieurs centaines de mètres du vaisseau, perdu dans l’espace. Tu vis les deux adversaires d’acier s’affronter dans une remarquable démonstration de pilotage.


Finalement, tes employeurs ne t’avaient pas abandonné ! Tu avais peut-être là un moyen de rentrer chez toi. Si tant est qu’ils te récupèrent après avoir vaincu ces criminels…


Mais une partie de toi était plus mitigée. Lequel de ces vaisseaux désirais-tu vraiment voir sortir vainqueur de ce combat ? Ceux qui t’avaient capturé une seule fois, puis respecté tout le long ? Ou bien ceux qui t’avaient méprisé toute ta vie ?

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Tu n’eus pas besoin de rester à philosopher trop longtemps. Richard n’était pas un pirate de bas étage, aucun pilote de Robots System Industries ne pouvait rivaliser contre lui. Une nouvelle manœuvre et les assaillants furent abattus par une roquette qui provoqua une suite d’explosions disloquant complètement leur vaisseau.

Certes, tu voyais là ton billet de retour sur Terre t’échapper, mais d’une certaine manière, tu aurais peut-être été peiné de voir Keina et Richard mourir ici. Mais pour le moment, le plus urgent était de ne pas mourir ici ! Il fallait survivre à cette périlleuse situation. Tu crias à l’attention du vaisseau pirate. Mais ils n’entendirent rien.


Tu fis de grands gestes, mais ils ne te cherchaient pas dans la bonne direction. Après une situation de combat dans l’espace et toutes les astuces de pilotage. Ce n’était pas évident de savoir où chercher leur membre manquant. À l’évidence, les combinaisons prévues pour les prisonniers n’étaient pas équipées de systèmes de repérage.


Le plus cruel dans cette situation, c’est de n’avoir aucune prise sur l’environnement. Dans l’eau il est possible de nager. Même dans l’air, lors d’un saut en parachute il est possible de contrôler un minimum sa trajectoire. Mais ici il n’y a aucun contrôle. Agiter les bras et les jambes ne faisait que te faire tourner sur toi-même comme un abruti. Pire, ça consommait ton oxygène plus rapidement. Mieux valait donc rester calme.
Le vaisseau pirate allait et venait, il patrouillait dans ce lieu infini, manifestement à ta recherche. Ils auraient pu t’abandonner là et partir, mais non, ils étaient à l’évidence déterminés à te récupérer. À en juger par l’autonomie de ton oxygène, ils ont passé près de quarante minutes à te chercher.

***

Jusqu’au moment où enfin, par chance, ils passèrent non loin de toi. Tu vis Keina par le trou béant de la carlingue ! Elle avait survécu ! Elle plongea dans ta direction comme une téméraire, toujours sans combinaison et simplement munie d’une bouteille entre les dents pour lui permettre de respirer. Elle traversa ainsi l’espace sur près de trente mètres pour tenter de te rejoindre. À sa ceinture était fixé une corde déroulante la reliant au vaisseau. Véritable cordon ombilical qui lui assurait de ne pas se retrouver piégée comme toi. Elle t’attrapa avec force pour te ramener à bord là où tu te sentais … En sécurité.

Demi-Victoire

Sur le pont, l’équipage était pessimiste.Le vaisseau était sévèrement endommagé. Les dégâts sur la coque faisaient que l’oxygène n’alimentait plus que la cabine de pilotage.
Même s’ils sortaient victorieux de la dernière confrontation, il fallait bien accepter la réalité. Même s’ils étaient doués pour se cacher dans l’espace, tôt ou tard les vaisseaux de Robots System Industries finiraient par les trouver. Quand ça arriverait, ils ne survivraient pas à un nouveau combat.
C’est là, en les voyant dans la difficulté que tu t’es enfin décidé à les aider. Après tout, Keina avait pris d’énormes risques pour te récupérer et Richard s’était révélé être une personne de valeur. Tu pouvais bien faire un effort à ton tour. Tu examinas l’état du vaisseau et fis une liste du matériel nécessaire pour le remettre en état. Pas forcément pour le combat mais au moins pour rétablir l’atmosphère, la gravité et même l’hyper vitesse.


Mais pour ce faire, tu avais besoin de faire des achats. Si tu te trouvais dans ton atelier sur Terre, tout ça aurait été un jeu d’enfant. Mais ici, avec les moyens du bord, c’était insuffisant. Il te fallait acheter de l’équipement.
Les stations orbitales vendant le nécessaire de réparation étaient accessibles en orbite Terrestre, et même un peu partout dans le système Solaire. Si tant est qu’on ne soit pas recherché. Avec leur vaisseau moitié ravagé et les forces de Robots System Industries à leurs trousses, ils n’auraient même pas le temps d’apponter qu’ils seraient déjà repérés. Eux…
Mais pas toi. Toi tu es censé être mort, et ton vaisseau-cargo est censé être détruit. Du coup, il était tout à fait possible d’aller sur une station avec le vaisseau de Robots System Industries pour acheter le matériel et revenir ici pour le réparer.


Keina et Richard étaient coincés, ils n’avaient pas d’autre choix que de te faire confiance. Après tout, le risque que tu les trahisses et que tu retournes sur Terre avec l’argent était grand. Mais le risque d’être retrouvé et abattu était encore plus grand, d’après eux.
La vie de pirate est une vie de danger, ils avaient déjà fait la paix avec cette réalité. Ils décidèrent de te faire confiance et de te laisser partir avec une somme colossale. Tu leur as donné rendez-vous ici, mais au fond de toi, tu ne savais pas encore si tu allais honorer ta promesse.

Départ

En te retrouvant seul à bord de ton vaisseau-cargo, ta première envie fut de recontacter la femme que tu portais dans ton cœur. Celle qui n’avait pas quitté tes pensées pendant toute ta captivité. Au diable le risque, tu as utilisé l’extranet pour la contacter !


Lorsque son visage est apparu sur ton écran de communication, sa première réaction fut la surprise. Mais une mauvaise. Elle n’était pas ravie de te voir. Tu avais eu beau revenir d’entre les morts, c’était pour elle un sursaut désagréable. Elle n’était pas là à pleurer ta disparition et à vivre dans ton souvenir, au contraire. Elle était maquillée, coiffée et semblait avoir la joie de vivre, du moins jusqu’au moment où elle a vu ton visage.
Tu compris qu’elle t’avait vite oublié, pire, la déclaration de ta mort devait être finalement pour elle une délivrance. Quand vous avez commencé à parler, une nouvelle déception vint s’ajouter, elle ne s’intéressait ni à toi ni à ce que tu avais vécu. Par contre, elle était très curieuse de connaître les primes que tu allais gagner suite à cette histoire.

Son côté vénal t’a mis hors de toi, et pour lui faire payer son attitude, tu lui as montré combien d’argent tu avais actuellement en ta possession. La somme donnée par les pirates était mille fois plus importante que tout ce que tu aurais pu gagner dans ta triste vie de mécanicien. Soudain, le visage de ta petite amie changea et s’adoucit. Elle voulait maintenant te retrouver pour te réconforter.

Mais ta décision était prise : Elle ne t’aimait pas, elle n’aimait que ton argent. Et encore, cet argent ce n’était pas le tien ! Bien sûr tu aurais pu trahir, mais tu n’en avais plus aucune envie. Ton code moral te disait de les aider, au plus profond de toi, c’était d’aller réparer leur vaisseau qui te faisait envie. Ils avaient besoin de toi, ils comptaient sur toi ! Ils étaient peut-être des bandits, mais ils t’avaient plus considéré que qui que ce soit sur Terre. Certes c’était des pirates, mais avec eux, tu étais quelqu’un. Ton opinion comptait, tu avais des responsabilités et tu allais même très bientôt avoir la possibilité de réparer un vaisseau précisément comme toi tu l’entendais et utiliser enfin ton plein potentiel !

Finalement, ces types que tu détestais quelques jours plus tôt avaient donné beaucoup de sens à ta vie. Moins de deux semaines avaient suffi pour que tu ressentes quelle fraternité il existait à bord. De passager clandestin trouvé au fond d’une soute, tu étais devenu le type qui pouvait leur sauver la vie !

Ton choix était fait. Tu coupas la communication avec ta petite amie et tu te rendis sur la station spatiale pour acheter le matériel comme c’était prévu. Là-bas, tout se fit sans histoire. L’appontage, la transaction, le retour. Tu n’étais qu’un pilote avec son vaisseau qui était venu acheter du matériel au milieu d’une centaine d’autres. Tu n’eus même pas besoin d’expliquer comment un mécanicien sans brevet de pilotage pouvait se trouver seul aux commandes.

***

En revenant parmi eux comme tu l’avais promis, tu as vu que leurs sourires étaient sincères. Non seulement ils étaient contents de savoir qu’ils allaient survivre mais ce n’était pas tout. Ils étaient surtout très fiers d’avoir compté sur toi.
Tu es remonté à bord et équipé de tout ton matériel de pointe, tu as pu attaquer les réparations. Keina et Richard prouvèrent une fois de plus leur compétence. Ils devinrent les meilleurs assistants de réparation que tu aurais pu avoir. Avec eux, ta connaissance était reconnue et même encouragée. Tu étais même consulté quand ils ne savaient pas comment faire telle ou telle chose. Avec eux, rien ne t’était jamais interdit.

Les réparations durèrent plusieurs jours, mais elles se firent dans un climat merveilleux. Le meilleur que tu as connu de ta vie. Ces types n’étaient pas que des fiers camarades. Ces types, ils étaient devenu ta famille. Certes ils t’avaient capturé, mais ils t’avaient également sauvé la vie à plusieurs reprises.
Bizarrement, tu ressentais une profonde tristesse à la fin des travaux. Lorsque l’Hypervitesse était de nouveau fonctionnelle, Richard et Keina tinrent leur promesse. Ils t’offraient une capsule d’évacuation pour retourner sur Terre.

Cette capsule représentait ton ancienne vie … L’ennui, la frustration, les rêves brisés …
Alors à quoi bon retourner sur Terre ? Pour retrouver qui ? Tu avais ici tout ce que tu cherchais. De la reconnaissance, des relations humaines saines et la passion de ton travail sans être bridé par qui que ce soit !

Finalement, même s’ils étaient disposés à tenir leur promesse, c’est toi qui déclinas. Tu avais définitivement changé d’avis. S’agissait-il du syndrome de Stockholm ? Ou bien était-ce motivé par la sagesse ? Le gout pour l’aventure ? Tu n’en avais aucune idée.
Mais ce ce qui était sûr, c’est que tu refusais ton ancienne vie. tu préférais cent fois cette vie d’aventures. Une vie qui risquait d’être courte c’est vrai, mais une vie qui allait être intense et pleine de sens.

Joshua Spat était devenu un pirate. Un complice de ces criminels ! Dans les années qui suivirent, ce nom devint synonyme de terreur, de trahison et de haine. Un homme qui représente l’ennemi de la liberté. Le simple fait qu’il soit vivant dérange la plus grande entreprise de fabrication de vaisseaux tout comme le gouvernement intergalactique aimerait l’exécuter depuis des années.

Pourtant, Joshua Spat était bien vivant.


Fin


Voilà la dixième histoire se termine. En toute franchise j’ai le sentiment que c’est l’une des plus mauvaises que j’ai créées depuis le début du défi. La science-fiction, c’est un domaine que je découvre et j’ai vraiment lutté pour l’écrire. Moi qui d’habitude prends du plaisir à écrire, là c’était un vrai effort que j’ai dû faire pour arriver au bout. Je m’attends à des retours négatifs pour cette histoire, mais qui sait ? Peut-être allez-vous l’apprécier ? Je suis très curieux de connaître votre avis.

J’ai aussi voulu utiliser une narration à la deuxième personne « Tu ». Comme si le héros se parlait à lui-même. J’avais fait la narration à la première personne « Je » sur l’histoire des Anges ou celle d’Alexor. Je trouve que ça passe beaucoup mieux à la première personne mais bon, je voulais tester. Là encore, je suis curieux de connaître votre ressenti. Est-ce que ça vous a permis de vous sentir proche du personnage principal ? Ou au contraire est-ce que ça vous a rebuté ?

Je précise aussi que la société Robots System Industries est représentée comme tout ce qu’il y a de pire. Son nom est directement inspiré de Robert Space Industries, qui reprend les mêmes initiales et la même consonance. La société « Robert Space Industries » a tout mon soutient, moral et financier pour poursuivre son activité !

Si vous voulez m’aider à faire un pas de plus vers le métier d’écrivain, laissez un commentaire, un pouce vert, un partage (ou les trois). Vous connaissez la chanson : c’est bon pour mon référencement et ma visibilité. Ça ne vous prend que quelques secondes mais pour moi ça m’aide énormément.

Alors n’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cette histoire dans les commentaires. Vous pouvez aussi retourner sur la page du défi et proposer un nom pour l’histoire de la semaine prochaine. Pour ce faire, cliquez ici !

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