Sous une pluie battante, une femme âgée d’une trentaine d’années affronte le vent et le froid d’une nuit d’hiver. Vêtue d’un imperméable, elle frappe à la porte d’une petite maison de ville. Elle est terrifiée à l’idée de ce qu’elle s’apprête à révéler, mais c’en est trop. Ça fait longtemps qu’elle est confrontée à cette situation insupportable et elle a besoin d’exprimer ses peines.

La porte s’ouvre révélant une femme d’un certain âge. Le regard désabusé de la maîtresse des lieux se pose sur l’arrivante et met un moment à s’adapter à l’obscurité. Soudain elle lui adresse un sourire et l’accueille à l’intérieur. L’instant d’après elles sont à table, autour d’une tasse de thé…

— Eh bien, il est tard pour venir me voir. Tu as traversé toute la ville à pied ?

— Oui. Je suis désolée Gwineth, je sais qu’il est tard mais je ne savais pas où aller.

— Allons, allons, tu n’as pas à t’excuser. Nous les retraités on apprécie toujours de recevoir de la visite, même tardive. On s’ennuie le reste du temps, alors c’est avec plaisir. Ce qui m’inquiète c’est que tu traverses la ville en pleine nuit. Qui sait sur qui tu peux tomber ?

— J’étais prête à prendre le risque.

— Alors, sois la bienvenue, ma chère Jessica. Qu’est-ce que tu me racontes de beau

— J’ai bien peur de ne rien avoir de beau à raconter justement. Si je suis ici c’est justement pour parler des choses qui ne sont pas agréables à entendre. Ça fait bientôt huit ans que nous nous connaissons. Et ça fait huit ans que vous me répétez que quoi qu’il arrive, je pourrai vous parler. N’est-ce pas ?

— En effet.

— Pourtant vous êtes ma belle-mère. Vous n’êtes certainement pas la personne à qui je peux parler des problèmes de couple que je rencontre avec votre fils.

— Mais tu n’as personne d’autre, n’est-ce pas ?

À la fois surprise et enchantée d’être comprise aussi vite, la plus jeune des deux femmes ne put qu’acquiescer.

— Vous savez, aussi compréhensive que vous l’êtes, j’ai bien peur qu’après vous avoir avoué ce que j’ai fait, nous allons perdre notre bonne entente.

— Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

— Je me suis mal comportée… J’ai trahi votre fils.

— Tiens donc, et je dois t’en vouloir pour ça ?

— Je suppose, oui.

— Votre couple ne regarde que vous. Si je m’en mêle, alors je fais l’erreur que trop de belles-mères font, à donner raison à leur enfant en dépit du bon sens. Vois-tu ma chère, je ne préfère pas mettre mon grain de sel dans une histoire qui ne me regarde pas. Raconte-moi plutôt ce qui te tourmente.

— Eh bien, je vous l’ai dit… J’ai trahi votre fils. J’ai été infidèle pour être plus claire. Et l’infidélité est de loin la trahison qui fait le plus mal.

— Je connais cette histoire d’infidélité Jessica.

— Vous êtes au courant ? fit-elle, surprise.

— Disons que je sais ce que mon fils raconte. Mais est-ce vraiment pour ça que tu viens me voir ce soir ?

— Non, mais j’imaginais que vous alliez me jeter dehors à peine j’aurais eu le temps de prononcer ces mots…

— Allons, je ne suis pas une sauvage. Si tu attendais de moi que je te crie dessus, désolée mais ce n’est pas près d’arriver. J’ai appris à comprendre avant de juger.

— Vous êtes d’une bienveillance admirable Gwineth… Je viens vous voir parce que je n’ai que vous à qui m’adresser. J’ai coupé les ponts avec mes amis, je me suis fâchée avec ma famille et à mon travail, tout le monde me déteste. Surtout depuis mon infidélité.

— Oui ça, je l’avais remarqué. C’est rarement bon signe de se couper de ses proches.

— Je suppose que vous avez raison… Je n’ai plus trop de repères, hormis votre fils Mike évidemment. Mais comme le problème a lieu entre lui et moi, il ne risque pas d’être mon confident. J’espère que ça ne vous ennuie pas que je vienne une nouvelle fois vous raconter mes tourments ?

— Bien sûr que non, ma chère.

— Merci à vous… Pour vous parler sans détour, ma vie de couple est devenue un enfer. À partir du moment où nous avons commencé à habiter ensemble, ça s’est dégradé. C’est devenu encore pire depuis qu’il a appris que je l’avais trompé, il me le reproche tous les jours. Ça lui arrive même de m’ignorer pendant plusieurs jours, simplement parce qu’il n’est pas d’humeur.

— Et toi ?

— Moi ? Eh bien moi, rien. J’essaye de rattraper mon erreur. Je lui prouve par tous les moyens que je ne veux pas le perdre. Mais j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. Demain ça fera une semaine qu’il ne m’a pas adressé la parole. Il m’envoie dans le meilleur des cas des SMS pour me dire ce qu’il a à me dire mais rien de plus.

— D’accord, d’accord… et ce soir ? Que s’est-il passé ce soir ?

— Ce soir, j’ai voulu qu’il arrête de m’ignorer. Je lui ai préparé un repas. J’espérais qu’on partage au moins le dîner. Mais ça ne lui a pas fait plaisir. Quand il est arrivé et qu’il a vu la table décorée avec le repas qui l’attendait, il m’a demandé si j’attendais mon collègue. J’ai répondu que je faisais tout ça pour lui, mais il ne m’a pas écoutée. Il a préféré partir sur son ordinateur.

— Et ensuite ?

— Je n’ai pas insisté. Je savais que c’était inutile. J’ai fini par manger seule. Mais finalement, j’étais vraiment trop triste à manger à cette table éclairée à la bougie… toute seule. C’était vraiment trop. Je me suis levée, j’ai mis mon manteau et j’ai quitté la maison.

— Il a essayé de te rattraper ?

— Je suppose que oui. J’ai entendu qu’il ouvrait la porte du bureau au moment où je fermais celle de l’entrée. Il déteste quand je quitte la maison sans lui dire. Je savais qu’il allait me téléphoner pour me demander de revenir, et quand il fait ça il arrive toujours à me convaincre. Donc pour éviter de tomber dans le piège, j’ai laissé mon téléphone là-bas. J’ai marché un bon moment, et me voilà ici, avec vous.

— En effet ça ne lui a pas plu. Il m’a téléphoné pour savoir si tu étais ici, je lui ai promis de lui dire si tu venais… Mais rassure-toi, on va prendre notre temps avant de le prévenir.

— Vous avez la bienveillance d’une mère envers moi. Je ne veux pas que vous vous fâchiez contre votre fils.

— Ne t’inquiète pas, je sais gérer mon fils. Ça fait un bon moment que je le connais. Et si tu me parlais de ton collègue et de toute cette histoire d’infidélité ?

— Il s’appelle Jim et je ne suis vraiment pas fière de ce qui s’est passé. Jamais je n’aurais imaginé me retrouver à franchir la ligne. Encore moins avec lui !

— Pourquoi donc pas avec lui ?

— Il ne me plait même pas, c’est juste qu’il se trouvait là quand j’en avais besoin. Il était gentil avec moi, on parlait beaucoup mais franchement ce n’est pas mon style d’homme. J’ai toujours été fidèle à Mike. Le problème c’est quand il a commencé à me délaisser, j’étais triste. C’est paradoxal, je suis mariée et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi seule. Et à chaque fois que Mike me rejetait, Jim était là pour m’apporter de la compagnie. Lorsque je pleurais, Jim était toujours là pour me réconforter. Mais ce n’est pas ça le pire…

— Oh, Seigneur… Il t’a battue ?

— Non… non, jamais. Mais tout ce qu’il m’a fait subir, c’est au moins aussi violent qu’une gifle, je vous assure. Lorsqu’il s’approchait de moi pour me hurler au visage en me regardant dans les yeux avec son air furieux, j’avais peur de lui. Il ne m’a jamais frappé c’est vrai, mais même après le chien il ne crie pas de cette manière-là.

Jessica s’interrompit et prit un mouchoir pour essuyer ses larmes.

— S’il ne t’a pas frappée, qu’est-ce qui était le pire ?

— Le pire, c’est au moment où j’étais en présence de mon collègue Jim. J’avais bien remarqué qu’un jeu de séduction s’était créé entre nous. Je pensais que jamais je ne franchirais la ligne car je n’étais pas attirée par lui au départ. Mais à chaque fois, on se rapprochait un peu plus. Et à chaque fois, lorsque je sentais que je risquais de me laisser tenter, je fuyais. Je rentrais chez moi pour retrouver mon mari… J’espérais trouver chez lui l’amour que Jim cherchait à m’offrir. J’en avais désespérément besoin ! C’était ça le pire. Réaliser que ce dont j’avais besoin, mon mari ne me l’offrait pas ! Mon mari qui était censé m’aimer ! C’était un collègue qui me le proposait.

— Que s’est-il passé ensuite ?

— J’ai été bousculée dans ce manège pendant une éternité. Jim m’attirait de plus en plus, pendant que Mike me rejetait avec toujours plus de véhémence. Je me suis accrochée à mes vœux de mariage. J’ai tout fait pour résister à ce piège que j’avais clairement vu se présenter. Sincèrement, je n’aimais pas Jim, il n’était définitivement qu’une goutte d’eau, alors que Mike est l’océan que je recherche. Pendant huit mois ça a duré ainsi. Huit longs mois à être à la fois poussée par Mike et attirée par Jim, huit mois à résister à cette pente glissante qui allait me conduire à l’infidélité. Vraiment je ne suis pas le genre de femme à regarder qui que ce soit d’autre que mon mari.

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— Jusqu’au jour où…

— Exactement, jusqu’au jour où. Et là c’est le drame, comme on dit. J’ai fini par craquer. Bizarrement, il ne s’était rien passé d’inhabituel avec Mike ce jour-là. Ce n’était pas une vengeance, ni rien. Quand c’est arrivé, j’avais simplement le sentiment d’être épuisée, à bout de forces. Comme toujours, Jim était là, bienveillant. Mais je n’avais pas le courage de quitter le travail pour rejoindre ma maison ce soir-là. C’était devenu au-dessus de mes forces. Pourtant, je savais que Mike m’attendait. Mais il m’attendait pour quoi ? Pour me faire des reproches ? Pour me rejeter ? À quoi bon au final ?

— En effet, à quoi bon ?

— Ensuite… Jim est venu me voir. Habituellement Jim et moi discutions devant la machine à café. Sauf que cette fois-ci, il a dû remarquer que je restais plus tard que d’habitude. Il est entré dans mon bureau avec deux cafés. Il s’est assis là et on a discuté dans mon bureau alors que le reste de l’équipe était déjà parti. C’était la première fois de ma vie que je m’autorisais un tel écart. On a continué de discuter. Puis au bout d’un moment, il a posé sa main sur la mienne. Et je ne l’ai pas enlevée. Il a entrelacé ses doigts avec les miens, et je l’ai laissé faire. Il s’est approché de moi et il a cherché à m’embrasser.

— Allons, allons, je n’ai pas besoin d’autres détails.

— Vous avez tous les détails. Ça s’est arrêté là. J’ai tourné la tête et je suis partie. Je suis immédiatement rentrée chez moi. Il n’a jamais retenté sa chance.

— Ah bon ? Mais… Ensuite ?

— Ensuite je suis rentrée chez moi en pleurs. Quand Mike a vu que j’étais dans cet état, il m’a demandé ce qui m’arrivait. Je lui ai tout envoyé au visage. Son attitude éternellement insatisfaite. Toutes les fois où il me rejette, tous les reproches qu’il me fait, ses piques, ses sous-entendus vexants et ses critiques aussi tranchantes que des rasoirs. Je ne me suis jamais autant rebellée que ce jour-là.

— Qu’est-ce que ça a donné ?

— Au début, ça a été exactement la même chose que d’habitude. Il a tout retourné contre moi. Tout ce que je lui ai reproché, il me l’a reproché au centuple. C’est moi qui l’oppresse, c’est moi la méchante qui ne fait que de le critiquer. Sauf que cette fois-ci, j’étais tellement en colère que je lui ai envoyé au visage ce qui s’était passé avec mon collègue.

— Ah ! Et qu’est-ce qu’il a dit de ça ?

— Eh bien, la dispute s’est immédiatement arrêtée. Il a dit qu’il m’avait délaissée et que c’était normal que je me sente mal s’il me délaissait trop souvent. Il a présenté ses excuses. J’ai cru que cet électrochoc allait tout arranger. Et ça a été le cas, au début. Juste après cet évènement, il ne me reprochait plus rien du tout, on ressortait ensemble, il était souriant. Il avait même évoqué le fait de retourner voir mes parents pendant nos prochaines vacances.

— Et pourquoi vous ne l’avez pas fait ?

— Il n’a parlé de ça qu’une seule fois. Quand à mon tour j’ai évoqué le fait de reprendre contact avec eux, ça ne lui a pas plu. Je n’ai pas osé insister, j’avais peur de perdre l’harmonie que je venais de retrouver.

— C’était il y a combien de temps tout ça ?

— Deux ans.

— Et depuis ?

— Depuis, la même situation est revenue. Sauf qu’en plus il est devenu jaloux. Il surveille à quelle heure je rentre du travail. Il vérifie l’heure du passage en caisse lorsque je fais les courses et exige des réponses quand il trouve que le délai est trop long. Alors certes il ne m’a jamais frappée, mais je crois que c’est encore pire…

— Non… Ce n’est pas encore pire.

— Qu’est-ce que vous voulez dire ?

— Je veux dire que s’il te frappait en plus du reste, ta situation serait terriblement plus difficile.

— Pourquoi dites-vous cela ?

— Parce que je l’ai vécu.

— Vous ? Mais… Je n’en savais rien. C’était quand ?

— C’était avec mon mari… Le père de Mike, mais c’était il y a longtemps. Ce n’est pas le genre d’histoire que j’ai envie de raconter. Ce que je peux te garantir, c’est que quand on tombe dans les griffes d’un pervers narcissique, il n’y a que deux issues possibles. La fuite ou la mort.

— Vous… vous me faites peur. Pourquoi est-ce que vous me dites ça ?

— Parce que mon mari a perdu son père qui était parti à la guerre d’Indochine. Un traumatisme qui est arrivé durant son enfance. Mais tous les enfants traumatisés ne deviennent pas des pervers narcissiques. Le deviennent ceux qui, plutôt que de faire le deuil, préfèrent abandonner tout sentiment humain. En faisant ça, ils deviennent parfaits dans leur vision du monde. Dans leur point de vue, tous les problèmes viennent des autres, jamais d’eux.

— Je… D’accord mais, pourquoi me raconter ça maintenant ?

— Parce que les chiens ne font pas des chats. Mike a la vision d’un enfant. Il est capricieux, exigeant, de mauvaise foi mais il sait aussi être séduisant et doux comme du miel. Exactement comme son père l’a été avec moi.

— Et d’après vous, Mike est comme ça aussi ?

— À toi de me le dire. Si tu as le sentiment d’être en présence d’un enfant capricieux qui te torture psychologiquement, alors c’est possible que oui. Tu sais, un pervers narcissique a besoin de torturer quelqu’un pour se sentir bien. C’est un sadique en fait. Et pour ce faire, il va trouver une personne optimiste, ouverte, joyeuse qui ne se rebelle pas trop. Il va la séduire, et ensuite, il va la détruire. Avec des mots, ou avec des coups. Moi j’ai eu les coups.

— Et moi j’ai les mots n’est-ce pas ?

— On dirait.

— Mais qu’est-ce qui a traumatisé Mike ?

— Le fait que je me sépare de son père. Le divorce était mal vu à cette époque. C’était une autre génération et j’étais la plus indigne des femmes pendant de nombreuses années. Mike me voyait comme une mère indigne, et son père ne lui parlait plus. Il avait coupé les ponts. Il avait sept ans. Je suppose que c’est à ce moment-là que quelque chose s’est brisé en lui. C’est la dernière fois que je l’ai vu pleurer.

— Vous êtes sa mère, vous ne pensez pas qu’il peut évoluer ? S’il consulte un psychologue par exemple. Vous pensez qu’il ne peut pas sortir de ce schéma ?

— J’ai essayé pendant dix-sept ans de faire changer mon mari. Il a vu tous les médecins de la région. Toute cette énergie et ce temps pour rien. Il ne voulait pas changer. Et moi, j’ai été frappée pendant tout ce temps. Ce n’était pas lui qui avait besoin d’un psychologue. C’était moi. Et quand j’ai compris ça, il m’a fallu moins de dix minutes pour réaliser mon erreur. En une seule phrase mon thérapeute m’a délivrée.

— Laquelle ?

— « On ne change pas les gens ». Cette phrase a été tellement juste et tellement puissante qu’elle a renversé toute ma vie et encore aujourd’hui elle continue de raisonner tellement elle est vraie.

— Je ferais mieux de ne pas essayer de changer Mike ? S’il est blessé je dois l’aider, je suis son épouse. C’est mon rôle de le sauver s’il est traumatisé par quelque chose.

— Non, on ne sauve pas un monstre de ce profil-là. Si tu veux sauver quelqu’un, commence par te sauver toi-même. Lui il feindra une ouverture d’esprit et une conversation sincère pour t’amadouer, mais il continuera. Alors j’ose te le répéter ma belle, il n’y a que deux issues. La fuite ou la mort. Et crois-moi, il n’y a aucun bonheur en attendant de choisir. Tout ce que tu trouveras, c’est un amour au conditionnel. Le système de la carotte pour te faire avancer comme un âne. Conduis-toi comme il le veut, et tu seras récompensée plus tard. Il te le promettra, mais il ne tiendra jamais ses promesses.

— Vous êtes en train de me suggérer de divorcer ? C’est drôlement bizarre de la part d’une mère d’encourager ça. C’est votre fils tout de même.

— Tous les monstres sont les fils d’une mère. Certes c’est mon fils adoré. Je l’ai élevé et couvert d’amour. Mais ça n’enlève rien à ce qu’il est. J’ai conscience de sa nature parce qu’il est exactement comme son père. Regarde-toi, tu te fustiges en disant que tu as été infidèle, alors qu’en vérité, cet homme n’a fait que t’effleurer la main. Et aujourd’hui Mike te le fait payer comme si tu avais couché avec la moitié des hommes de la planète, n’est-ce pas ?

— En effet.

— Quand je t’ai vu arriver à la maison, la toute première fois qu’il t’a ramenée, il était tellement fier. Il avait l’air heureux avec toi. J’ai cru qu’il allait changer. Mais je me suis bercée d’illusions. En fait, l’histoire se répète. Et elle se répètera encore.

— Alors vous pensez que je dois partir ?

— Je pense que tu dois choisir en ton âme et conscience.

— Vous avez raison, je l’aime, mais dans le fond je suis malheureuse. Ça fait tellement longtemps que ça dure. J’avais espoir que ça s’améliore, mais c’est la fameuse carotte pour me faire avancer… Ça ne changera jamais.

— Alors refais ta vie pendant que tu es encore jeune et belle. Profite de ne pas encore avoir d’enfant.

— Je ne sais pas si j’aurai le courage…

— Toi peut-être pas, mais tes parents t’aideront. Crois-moi, même si tu as coupé les ponts avec eux à cause de Mike, ils traverseront le pays pour venir t’aider si tu leur demandes.

— J’ai tellement envie de les revoir.

— Alors… Ça ressemble à un Adieu ma chère belle-fille. Je suppose que je ne te verrai pas à Noël ?

— Il est probable que non… En effet.

Cinq semaines plus tard… Dans la même maison, cette fois-ci décorée et animée par les chants de Noël, les deux femmes se retrouvent et parviennent à parler en catimini. Loin des autres invités.

— Rassure-toi il y aura de la viande pour toi… Mais je ne pensais pas te revoir ma chère belle-fille…

— Il m’a pardonné mon infidélité, dit-elle avec un sourire plein d’espoir.


Fin


Voilà chers lecteurs, j’espère que cette histoire vous aura plu ! J’espère comme toujours avoir réussi à vous surprendre ! Même si c’est d’une manière assez malheureuse pour le coup. Si vous voulez m’aider à faire un pas de plus vers le métier d’écrivain, laissez un commentaire, un pouce vert, un partage (ou les trois). Vous connaissez la chanson : c’est bon pour mon référencement et ma visibilité. Ça ne vous prend que quelques secondes mais pour moi ça m’aide énormément.

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