Salut les passionnés ! Aujourd’hui j’ai le plaisir de recevoir un auteur, un écrivain ! Cazimir Costea en personne qui m’a fait l’honneur d’accepter l’interview. Je t’en prie Cazimir, présente-toi. Qui es-tu ? Que fais-tu ? Raconte-nous.

Cazimir COSTEA : Salut à tous les abonnés de Thibault déjà, donc tu as voulu m’interviewer en tant qu’écrivain. Moi je suis professeur de piano à la base, j’ai 33ans, j’habite en région Parisienne. Voilà qui je suis niveau formel. Que veux-tu savoir d’autre sur moi ?

Thibault GAVOTY : Sur l’écriture, est-ce que tu écris depuis toujours ? Enfant, tu écrivais déjà ?

Cazimir COSTEA : En fait j’ai fait des études littéraires avant de m’orienter plus vers la musique. J’ai fait du piano petit et après le bac j’ai fait des études de philosophie et des études de lettres. C’est surtout à partir de l’adolescence que je me suis mis plus à écrire. Plutôt de la poésie puis des histoires courtes. Donc ce n’était pas depuis enfant, même si j’aimais beaucoup ce qui était lié à l’imaginaire à la rêverie et aux histoires un peu fantastiques et surnaturelles. Ce sont des thèmes qui m’intéressent toujours en tant qu’écrivain.

Thibault GAVOTY : Et du coup maintenant, les livres que tu as écrits ?

Cazimir COSTEA : J’ai écrit actuellement deux livres, que j’ai auto-édité. Un recueil de nouvelles qui contient trois nouvelles qui doit faire de mémoire 150 ou 200 pages en tout pour les trois histoires.

Thibault GAVOTY : Et du coup on est dans quel domaine ? Science-Fiction ? Aventure ?

Cazimir COSTEA : Plutôt du Fantastique. En fait ce que je fais, j’aime bien ce qui est à la frontière entre la réalité et le Fantastique donc je joue pas mal sur les aspects psychologiques ou un peu oniriques. Par exemple, dans les trois nouvelles que j’ai écrites, la première est un journal intime fictif avec des côtés fantastiques. La deuxième nouvelle c’est plutôt une sorte d’aventure un peu onirique, on pourrait croire que c’est réel mais on sent que c’est un univers magique un peu enfantin. Enfin la troisième nouvelle joue aussi un peu sur la frontière. On a un côté très réel puis tout à coup on a des aspects qui nous font nous poser des questions et ça joue sur l’aspect du rêve. Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui n’est pas vrai ? Des choses comme ça.

Thibault GAVOTY : Ça s’adresse à un public jeune ? Adulte ? Est-ce que ça fait peur ?

Cazimir COSTEA : Non il n’y a pas de peur, même s’il y a dans la première nouvelle des choses un peu tortueuses, surtout sur l’aspect psychologique et dans la description. Je ne pense pas qu’il y ait un âge particulier, c’est pour ceux qui aiment voyager avec l’écriture et l’introspection d’une manière générale. Psychologie ou rationnelle, en développant des aspects assez logiques de la pensée. Une introspection un peu avec des images, des sons des choses plus suggérées de l’ordre du rêve.

Thibault GAVOTY : D’accord donc on va assez profond dans le domaine de la réflexion. Ce n’est pas juste des aventures comme ça.

Cazimir COSTEA : Ça va dépendre. En fait je n’aime pas donner une morale ou une issue à la réflexion. J’aime bien donner des pistes mais pas forcément des réflexions que rationnelles. J’aime bien que le rationnel trouve un blocage pour obliger la personne à aller au-delà. Donc c’est plutôt des remises en question rationnelles qui oriente vers le fantastique, le surnaturel, les symboles et les images pour forcer à aller au-delà de la logique. Mais en partant paradoxalement de la logique.

Thibault GAVOTY : Donc suggérer mais jamais imposé ?

Cazimir COSTEA : Voilà, il y a rarement de réponse. Ce n’est pas des contes avec une morale, une conclusion. Il y a quelque chose d’assez ouvert et très voué à l’interprétation du lecteur.

Thibault GAVOTY : Donc le lecteur se fait sa propre morale ?

Cazimir COSTEA : C’est ça, et même sa propre histoire avec les images, les symboles que je donne. Mon but c’est ça : faire vivre au lecteur l’histoire à sa manière.

Thibault GAVOTY : D’accord, donc ça, c’est pour ton premier livre ?

Cazimir COSTEA : Oui, Labyrinthes illusoires. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai utilisé ce titre-là, à force d’être dans tes pensées et dans tes réflexions, tu peux aller tellement loin que tu te crées ton propre labyrinthe de pensée. Mais comme ce n’est que de la pensée et qu’il y a quelque chose de plus qui nous dépasse, il y a un côté illusoire à ce labyrinthe qu’on se crée à force de réfléchir.

Thibault GAVOTY : Être un peu perdu et tourner en boucle d’une certaine manière ?

Cazimir COSTEA : Voilà, mais en même temps ça nous crée un véritable monde.

Thibault GAVOTY : D’accord. Et ton deuxième du coup ?

Cazimir COSTEA : Donc après ça, j’ai voulu expérimenter plus le roman. Il faut savoir qu’avant que j’écrive les nouvelles, quand j’écrivais des petits textes, des poèmes, des réflexions, je pensais que je n’arriverais jamais à écrire une histoire. Je pensais que ça allait être super difficile car long à structurer. Je voyais vraiment mal comment faire, c’est aussi pour ça que j’ai choisi le genre de la nouvelle au départ. Je me suis dit que c’est comme une histoire courte. Donc j’ai trouvé différentes manières de structurer et organiser mon récit. Du coup pour mon deuxième livre, avec la petite expérience que j’avais eu grâce au premier, j’ai eu envie de créer une histoire plus consistante et plus structurée, donc un vrai roman.

Thibault GAVOTY : Quelque chose de plus complet donc ?

Cazimir COSTEA : Oui.

Thibault GAVOTY : Et celui-ci s’appelle ?

Cazimir COSTEA : L’inspecteur, le cas Verneuve.

Thibault GAVOTY : Donc là ça a l’air d’être du policier du coup ?

Cazimir COSTEA : Oui c’est un roman policier, mais c’est plus un prétexte le genre policier, toujours pour revenir à cette histoire de fantastique, lié à un personnage principal très développé. On tourne beaucoup autour du personnage principal qui est l’inspecteur et on est beaucoup dans ses pensées, ses réflexions, sa vie intime, qu’elle soit affective ou rationnelle, son enquête bien sûr et aussi les détails qu’on va apprendre sur lui au fil du roman et que lui-même découvre au fil de l’histoire.

Thibault GAVOTY : Donc celui-là, combien de pages ?

Cazimir COSTEA : Il fait entre 400 et 450 pages.

Thibault GAVOTY : Et combien de temps pour écrire un livre de cette taille ?

Cazimir COSTEA : En fait moi j’ai mis du temps parce que je n’étais pas du tout organisé dans mon écriture au quotidien. Au total du début jusqu’à la fin, je dirais que j’ai mis 2 à 3 ans. Mais en réalité, à partir du moment où j’ai commencé à me structurer juste au niveau d’organisation j’ai mis 8 mois. Et quand j’ai commencé à faire ça, j’avais déjà écrit 20%. Il restait donc bien trois quarts que j’ai fait en 6 à 8 mois et d’une manière cool.

Thibault GAVOTY : Quand l’envie te prenait ?

Cazimir COSTEA : Non j’étais organisé, mais je ne faisais pas énormément non plus. En fait je m’étais fixé de travailler au moins 15 minutes par jour, je ne sais plus si c’était tous les jours où cinq jours par semaine. Mais du coup sur l’organisation j’étais toujours dans le doute à me dire que si j’écris sans être inspiré ça ne va pas être bon ce que je vais faire. Mais je me suis rendu compte que c’était un peu une illusion, parce que souvent finalement, le plus gros effort est de se remettre dans son roman et dans l’état d’esprit d’écrire. Et après finalement les idées viennent. On peut avoir des blocages mais souvent les idées viennent. L’erreur je pense c’est d’attendre que les idées arrivent pour commencer avant de s’y mettre. Donc pour contrer ça, c’est pour ça que je me suis créé cette organisation. Je me suis dit que je vais me forcer à me mettre dans mon roman au moins 15 minutes, ce qui me semblait être le minimum pour me remettre dans mon histoire. Pour qu’au bout des 15 minutes, si vraiment je n’ai pas d’inspiration ou pas envie, je ne vais pas me forcer non plus et je ne le faisais pas. Mais dans 95% du temps, après avoir réussi à me mettre dedans, finalement j’avais envie d’avancer ou de corriger ce que j’avais écrit juste avant.

Thibault GAVOTY : Donc le fait de commencer auto-alimentait ta motivation en fait ?

Cazimir COSTEA : Oui c’est ça.

Thibault GAVOTY : Donc l’inspiration et les idées, il faut se mettre en condition de travail ?

Cazimir COSTEA : Oui, après je peux te parler de mon inspiration sur le contenu, les choses sur lesquelles je me suis inspiré pour écrire mais oui l’inspiration en terme général quand tu écris pour ne pas être confronté à la fameuse page blanche, un truc qui est pas mal c’est à mon avis de se créer une routine, et de ne pas anticiper sur ce que l’on pense qu’on va écrire avant de s’y mettre. Je pense que c’est ça qui peut créer un blocage.

Thibault GAVOTY : C’est amusant car je suggère l’inverse. Quand tu as terminé d’écrire une scène, tu regardes quelle est la scène suivante pour commencer à organiser les idées pendant que tu es en train de faire autre chose. Tu anticipes la scène et des idées viennent qu’il faut noter et quand tu retrouves devant ton poste de travail, tu reprends tes idées et tu n’as plus qu’à les utiliser.

Cazimir COSTEA : Je vois ce que tu veux dire. J’ai fait ça un petit peu, en fait j’avais un plan pour mon roman et j’avais quand même anticipé les grandes scènes, mais pas dans le détail. C’est vrai que quand j’avais écrit, j’avais des idées de la scène suivante notamment parce que je me remettais souvent dans mon plan général j’essayais de voir comment j’allais rattraper le bout pour arriver là où j’avais envie d’arriver.

Thibault GAVOTY : Donc ça se structure au fur et à mesure ?

Cazimir COSTEA : Voilà, mais je n’étais pas assez organisé. Ça m’arrivait de prendre des notes mais ce n’était pas devenu une habitude. Si j’en avais fait une habitude, ça aurait pu m’aider.

Thibault GAVOTY : Dans tout ce que tu racontes, est-ce que tu parles de faits réels ? Ou bien c’est uniquement imaginé ?

Cazimir COSTEA : Comme je te disais par rapport à mes thèmes liés à l’introspection et des concepts de philosophie, car j’ai fait fait de la philo donc j’aime bien ça et tourné vers le fantastique, l’image. Je m’inspire de ma vie « intérieure » entre guillemets. Mes propres moments d’introspection, de doute, de peur, d’incompréhension vis-à-vis de la vie, ce genre de choses. Et c’est plus ça qui alimente les réflexions que je vais transmettre ou les pensées que je transmets qui ont pu être les miennes et le recul que j’en ai et je joue avec, je les transforme pour donner un peu de matière. Et puis aussi la vie affective, intérieure, que j’essaye de mettre en mots et en scène. Mais après en fond, sur l’aspect extérieur, je me suis plus basé sur un mélange de choses liées à la culture, à l’éducation. C’est-à-dire les jeux vidéo auxquels j’ai joué, les livres que j’ai lus, les films que j’ai vus, il va y avoir un truc qui m’a marqué et je vais avoir envie de l’utiliser et de le transformer en fait. Je vais plus me servir de ça.

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Thibault GAVOTY : Ça c’est important parce que souvent on a des idées quand on regarde des films, quand on lit des livres ou si on regarde des séries, beaucoup de gens se disent « Ah ! Ça me donne une idée mais je ne peux pas parce que ça vient de cette série » Mais du coup les gens ont peur de faire du plagiat, ce qu’il ne faut pas faire évidemment, mais récupérer une idée en voyant un film ça reste votre idée et c’est tout à fait exploitable. Le fait d’être inspiré par une mise en scène, si on se dit « Ça me donne envie de faire une histoire qui part dans cette direction-là » C’est tout à fait possible. Il ne faut pas se brider et se bloquer en se disant « Non je n’ai pas le droit » Si, l’idée vient de vous. C’est venu en regardant ce film-là mais l’idée vient de vous quand même donc elle est exploitable donc n’hésitez pas à les prendre. Je sais qu’il y a des gens qui travaillent sur des images et sur des tableaux, ils imaginent tout de suite une scène et un scénario en voyant une simple image comme une île déserte, ils vont imaginer un naufragé.

Cazimir COSTEA : Oui, je ne l’ai pas dit mais les peintures aussi m’inspirent quand j’en regarde. Pour aller dans ton sens, il y a deux choses sur lesquelles j’ai envie de rebondir, premièrement, c’est que les idées principales d’histoires narratives et scénaristiques, il n’y en a pas cinquante mille, elles sont toutes utilisées et réutilisées depuis longtemps en fait. En regardant beaucoup de séries on voit qu’il y a beaucoup de scénarios qui se répètent. La deuxième chose que je voulais dire, le plus important, c’est de se faire plaisir. Si on a réellement un plaisir à créer, à transformer ou à utiliser une idée qu’on a vu quelque part eh bah c’est le plus important. C’est ça qui va faire qu’on va transmettre quelque chose. Après peu importe qui a eu l’idée en premier car si vous copiez quelqu’un qui a eu tel ou tel idée, lui-même il s’est inspiré de quelqu’un d’autre et ainsi de suite. Même chez les grands auteurs, ils disent « tel et tel auteur m’ont inspirés. » Ça fait partie de la partie créative en fait.

Thibault GAVOTY : Oui c’est de l’influence. On est toujours un peu inspiré par ce qu’on voit. On ne vit pas en ermite à chercher les idées comme ça qui viennent de nulle part. Du coup la question suivante, tu as déjà un peu répondu. Plan ou improvisation ? Sur Vaincre-la-page-blanche je suis pro plan, j’encourage à faire des plans assez structuré, même le plus détaillé possible. Toi tu disais que tu avais fait un plan et que ça t’avait fait accélérer. Jusqu’où vas-tu ? Est-ce que tu fais aussi des plans sur tes scènes carrément ? Ou bien juste un plan assez grossier ?

Cazimir COSTEA : Alors ça dépend, même si j’ai déjà écrit deux livres, je ne me sens pas avoir tellement d’expérience et je pense que si je devais en réécrire un je le ferai encore un peu différemment. En tout cas pour le roman, pour répondre à ta question j’ai fait un plan plutôt global surtout au début pour pouvoir bien savoir où j’allais. Avoir un début, une fin et le parcours que j’allais devoir faire pour aller du début à ma fin et après en fonction de mon avancée j’ai eu besoin de détailler un peu plus, mais c’était très peu détaillé. Je me disais par exemple telle scène, tel endroit le personnage doit découvrir telle information. Des choses qui étaient importantes pour la continuité de ma narration. Après je considérais le reste plus comme de l’improvisation car j’avais besoin de me sentir libre d’écrire. J’avais peur de me sentir trop contraint par mon plan. Mais voilà j’ai fait une sorte de compris entre les deux, j’avais mon plan qui était là mais je ne respectais pas exactement ce que j’avais pensé mais du coup je modifiais le plan en conséquence si j’avais l’impression que c’était mieux pour remettre les choses en équilibre, et voilà.

Thibault GAVOTY : Donc après ça, une fois que le roman est terminé ? Tu l’as corrigé toi-même ? Tu l’as fait corriger par quelqu’un ?

Cazimir COSTEA : J’ai corrigé mon texte mais je l’ai aussi fait lire à de la famille, quelques amis et quelques personnes un peu plus à cheval sur l’écriture, et tant mieux car ils m’ont relevé pas mal de petites coquilles ou des fautes que j’ai pu corriger comme ça. Mais ça c’est important car en fait, quand tu viens de finir ton récit, tu n’arrives pas à te détacher du contenu. Si tu te relis tu es en train de penser à tes phrases, tu vas avoir envie de corriger le contenu mais tu vas avoir du mal à te concentrer sur la forme donc je crois que c’est important quand même d’avoir un regard extérieur pour pouvoir corriger.

Thibault GAVOTY : Et une fois corrigé ?

Cazimir COSTEA : Une fois que j’ai terminé le recueil de nouvelles je l’ai envoyé à pas mal d’éditeurs sans avoir de réponse favorable. Du coup j’ai fait de l’auto-édition avec Amazon KDP. Et le deuxième un peu la même chose, les éditeurs n’ont pas donné grand-chose mais l’un d’entre eux m’a dit qu’il avait une librairie numérique partenaire et je me suis dit « aller pourquoi pas ? » Et ça s’appelle Librinova.

Thibault GAVOTY : Très bien, en guise de conclusion, que dire de l’écriture ? Qu’est-ce que ça apporte ? Qu’as-tu envie de dire à quelqu’un qui hésite à se lancer dans son roman ? Ceux qui se disent « C’est une tâche trop grande pour moi. Moi je ne suis pas capable. » les fameuses croyances limitantes.

Cazimir COSTEA : Il y a pas mal de choses qu’on pourrait dire. Les croyances qui peuvent limiter ou les blocages, je pense que ce que moi m’aide beaucoup, ce qui m’a beaucoup aidé et que tu fais aussi et que je pratique beaucoup en tant qu’enseignant de piano c’est la méthode en fait. À partir du moment où on a une méthode qu’on sait un peu où on va, on est tout de suite beaucoup moins perdu et plus motivé. Après évidemment c’est mieux d’avoir un peu d’expérience car même si on décide d’avoir une méthode ce n’est pas forcément du premier coup la bonne, il faut savoir comment s’y prendre mais ça fait partie du jeu aussi. Et puis une méthode n’est pas forcément la meilleure pour tout le monde. On a tous des particularités, il y en a qui vont plus apprécier tel ou tel façon de faire. Donc ça, je pense que c’est important et surtout c’est vraiment une illusion de croire qu’on n’est pas capable, encore une fois avec une méthode et une organisation je pense qu’on peut être capable de beaucoup de choses, notamment dans le domaine de l’écriture. Et rien que ça, sans parler du plan littéraire ou artistique, ça apporte beaucoup de voir qu’on peut faire quelque chose qui nous tient à cœur qu’on ne pensait pas arriver ou qu’on pensait qui ne serait pas à notre portée. Après écrire, pour moi, même si je n’ai pas été édité, je pourrais le voir comme un échec, même si je fais de l’auto-édition. Mais pour que l’auto-édition fonctionne il faut beaucoup s’en occuper, il faut faire pas mal de démarches au niveau de la communication, du marketing, des choses dont je ne me suis pas du tout occupé, mais je pense que je continuerai à écrire car j’ai beaucoup appris sur les techniques d’écriture en elle-même, donc je ferai mieux. Mais aussi ça développe beaucoup, c’est une forme d’expression de soi en fait, comme je l’ai dit je suis musicien, donc c’est quelque chose qui est important pour moi et je trouve ça super de pouvoir créer un univers. C’est très enrichissant en fait, je trouve que ça fait beaucoup de bien de pouvoir créer son univers, de le structurer et de le faire exister. Au-delà des retours et des réactions positives -ou pas- des autres, c’est très enrichissant.

Thibault GAVOTY : Je reviens sur ce que tu as dit en cours de route, à un moment donné tu as parlé de se faire plaisir. Je pense que c’est surtout ça qu’il faut retenir, l’écriture doit rester un plaisir. Si on se dit qu’on écrit pour être édité, ou être riche et célèbre je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Peut-être qu’il y en a qui le font et que ça marche mais je valide bien ce que tu dis, ça doit être un plaisir.

Cazimir COSTEA : Oui et également le dépassement de soi. Si je devais écrire autre chose en termes d’organisation et de structure et je me sentirais aussi peut-être plus libre maintenant et conscient de ce que je voudrais raconter et ce sera sûrement encore mieux la fois d’après et d’encore après. Mais du coup il y a aussi plus de plaisir je pense car tu sais mieux comment t’y prendre. Car tu as progressé donc tu es plus à l’aise pour exprimer ce que tu voudrais et c’est agréable.

Thibault GAVOTY : Tu as certainement des personnes qui vont nous regarder et qui aurait aimé te poser une question. Si vous avez des questions pour la prochaine interview, n’hésitez pas. Mais pour toi, le mot de la fin ? Le but ? C’est de progresser ? Prendre du plaisir ? Se développer personnellement ?

Cazimir COSTEA : Oui le mot de la fin j’ai envie de dire qu’il faut oser. Il faut vraiment oser et persévérer… Et s’organiser. Ça fait trois mots … Je pense que c’est surtout ça parce que ceux qui nous regardent ce sont des gens passionnés puisqu’ils s’intéressent à ce sujet-là donc ce qui manque quand on n’a pas encore fait son premier livre c’est d’oser, croire en soi et s’organiser à la fois en termes de temps et en termes de méthode. C’est le plus important, après chacun va développer sa passion à sa manière.

Thibault GAVOTY : Je suis assez d’accord avec tout ça. Merci beaucoup Cazimir.

Cazimir COSTEA : Avec plaisir.

Thibault GAVOTY : Si ces romans vous intéressent, voici les livres de ce grand auteur.

Labyrinthe Illusoires

Et L’inspecteur, le cas Verneuve :

Thibault GAVOTY : Vous cernant, si vous êtes auteur et que vous désirez que je vous interviewe, c’est possible. N’hésitez pas à me faire signe, ce sera avec plaisir, vous m’envoyez un e-mail et puis on en parle. Autrement je vous dis à la semaine prochaine, j’espère que ce genre d’interview ça vous plait. Salut les passionnés et bonne écriture.

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