Thibault GAVOTY : Bonjour Maïté ! Bienvenue sur mon site et sur ma chaîne YouTube. Donc je t’interviewe, car tu es auteure maintenant, tu as un roman à ton actif. On va pouvoir en parler. Mais dans un premier temps, est-ce que tu peux te présenter ? Qui es-tu ?

Maité DAO GONZALEZ : Donc je m’appelle Maïté, j’habite à Bordeaux, j’ai été infirmière libérale et je suis retraitée depuis 2ans. J’ai eu un bac littéraire il y a longtemps. J’ai toujours écrit. J’ai appris à lire à 5ans et j’ai commencé à écrire à 10ans. J’ai fait des poésies, des nouvelles. J’ai fait des débuts de romans d’enfant comme on pouvait écrire à dix ou douze ans. Mais je n’ai jamais rien abouti !

Thibault GAVOTY : Voulais-tu devenir auteur dès l’enfance ?

Maité DAO GONZALEZ : J’ai toujours voulu. C’est pour ça que j’ai fait cette formation littéraire au lycée. Quand mes parents m’ont demandé ce que je voulais faire plus tard, j’ai répondu « Romancière ». À ceci mon père à répondu : « Les romanciers ne deviennent célèbres que quand ils sont morts ! Donc il faut que tu aies d’abord un métier et tu feras romancière plus tard. » C’est ce que j’ai fait, j’ai été infirmière et je suis romancière à ma retraite. (Rires) Heureusement, c’est loin !

Thibault GAVOTY : Mais tu l’as fait ! C’est bien déjà !

Maité DAO GONZALEZ : Oui je l’ai fait, j’ai réussi à aboutir à mes envies.

Thibault GAVOTY : Qu’as-tu écrit du coup ?

Maité DAO GONZALEZ : J’ai écrit un livre qui s’appelle Le Roi Georges, que je vous présente. Il a été édité il n’y a pas très longtemps, je l’ai en main, je suis ravie !

Thibault GAVOTY : À quelle date l’as-tu fait éditer ?

Maité DAO GONZALEZ : Il a été fait au mois de Mars-Avril 2020, pendant le confinement, malheureusement pendant le Covid-19. Mais ça m’a plu de le faire parce que j’avais le temps. Et que je n’avais pas vraiment envie de sortir avec mon attestation. Donc j’ai préféré écrire mon livre à la maison. (rires) Donc je l’ai fait en un mois, un mois et demi à peu près.

Thibault GAVOTY : Whow, rapide !

Maité DAO GONZALEZ : Absolument, héhé ! C’est parce que je suis tombé sur ta méthode !

Thibault GAVOTY : Ah on va en parler de ma méthode, mais avant, peux-tu nous dire ce que ça raconte ? Une histoire de chats ?

Maité DAO GONZALEZ : Alors oui, c’est une histoire de chats, c’est le chat que nous avions à la maison avec mes enfants. C’est au départ un petit chaton qui a été donné à une de mes filles et au final il est resté tout le temps à la maison, car c’était dommage de le déménager, car ma fille a beaucoup voyagé, elle a habité à Londres, du coup c’était un peu compliqué. Mais elle retrouvait son chat à chaque fois qu’elle revenait à la maison bien évidemment.
Donc les histoires que je raconte sont en partie vraies. Il y a des fois j’ai un peu dérivé par rapport à mon imagination évidemment. Un chat qui parle avec un chien ou avec un pigeon, ça ne se voit pas tous les jours, donc il y a une grande partie d’imagination et de fiction.
Mais le chat, Georges a existé vraiment, et j’ai pris le parti de faire une discussion entre Georges et Valérie, sa propriétaire. (Qui n’est pas le prénom de ma fille.)

Donc c’est une discussion entre Georges et Valou pendant tout le livre. Donc quand Georges parle d’une aventure, Valou va en parler aussi. Par exemple quand elle va rencontrer un copain, ou quand elle va se marier, tout ça elle en parle à Georges. C’est donc une discussion entre l’un et l’autre pendant tout le livre. Avec des anecdotes qui aboutissent et d’autres personnages qui apparaissent également.

C’est une histoire sur 15ans sur la vie de Georges qui a vraiment existé.

Thibault GAVOTY : Sachant que ça se lit rapidement, c’est fluide à lire. Car j’ai eu la chance de lire quelques chapitres au fur et à mesure que tu l’écrivais. Il fait un peu plus de 100 pages, donc pour quelqu’un qui a peur des gros livres, celui-ci est accessible.

Maité DAO GONZALEZ : Je vais oser dire que pour l’été voilà sur la plage, ça peut se lire très facilement.
Thibault GAVOTY : Donc il est disponible sur Amazon, au prix de 15€. Mais pour en revenir à toi et à ton écriture. Combien de temps par semaines tu t’y consacres ?

Maité DAO GONZALEZ : Par rapport au Roi Georges, c’était le confinement donc j’y passais 10 à 12h par jours. C’est pourquoi il a été écrit très rapidement.

Par contre mon autre roman que j’avais commencé en 2015 et que j’ai repris, celui-là j’y ai passé 1 à 2h par jour et encore les week-ends j’ai une vie, des amis de la famille. Je suis invitée, je ne suis pas tout le temps dans mon livre. Donc comme tu le préconises dans ta méthode 1 à 2h tous les deux jours.
Et maintenant je suis en train d’écrire un troisième, c’est au feeling. Le matin je me lève je me dis « Est-ce que j’écris aujourd’hui ? Non je n’ai pas d’inspiration. » Là par exemple ça fait deux jours que je n’y ai pas touché à mon livre. Mais par contre dans ma tête j’ai des choses à écrire. Donc quand je vais m’y remettre je pense que je vais y passer 3 à 4heures ou peut-être même 5heures d’affilée.

Thibault GAVOTY : Je m’intéresse à ces plages en dehors de l’écriture, quand on est en train de penser à son histoire, on se dit tiens ! Telle idée, telle idée. Tu notes ces fameuses idées ?

Maité DAO GONZALEZ : Absolument ! J’ai plein de supports, j’ai deux carnets, j’ai mon téléphone, ma tablette. Du coup dès que j’ai quelque chose en tête, je le note. Même quand je suis en voiture, je m’arrête ! Parce que j’ai vite compris qu’une idée, si on ne l’écrit pas dessuite, on la perd.
Dans la nuit des fois je me réveille, j’ai mon carnet à côté de moi. Là j’allume, j’écris, et le lendemain matin quand je me réveille je me dis « Je sais que j’ai écrit, mais je ne me rappelle plus quoi »
donc c’est vraiment pour dire que l’idée, c’est vraiment tout de suite qu’il faut la marquer sinon elle est aux oubliettes !

Thibault GAVOTY : Oui, je fais ça aussi. Ça dérange beaucoup ma femme quand je me réveille la nuit pour écrire.

Maité DAO GONZALEZ : Moi ça va je n’ai toujours personne donc ça va, c’est facile !

Thibault GAVOTY : Je reviens au Roi Georges, que tu disais avoir écrit pendant le confinement à raison de 10 ou 12h par jours et du coup en un mois. Ce n’était pas exactement 10 à 12h par jours tous les jours. C’était plut la moyenne haute ?

Maité DAO GONZALEZ : Oui tout à fait, comme je le disais le week-end, samedi, dimanche je n’écrivais pas forcément, même pendant le confinement. Parce que je vivais avec quelqu’un, et parfois on avait envie de regarder un film, ou une série sur Netflix ou faire un repas.

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Thibault GAVOTY : Il faut bien vivre ! On n’est pas esclaves de nos projets.

Maité DAO GONZALEZ : Non non non ! Pas du tout, au contraire.

Thibault GAVOTY : Donc du coup, qu’est-ce qui t’inspire ? Où trouves-tu tes idées ? Tu l’as dit, c’est un chat qui a réellement existé. Donc c’est une histoire vraie, mais partiellement romancée. Où trouves-tu l’inspiration pour romancer des situations réelles ?

Maité DAO GONZALEZ : Ah c’est au fin fond de mon cerveau ! C’est parfois un simple mot va me suffire a avoir une idée. Par exemple, dans le livre il y a des histoires avec les pigeons. Et un jour, il se trouve que j’habite au cinquième étage actuellement, et il y a eu un pigeon qui est venu se poser sur la fenêtre. Et là c’est parti ! J’ai vu l’histoire qui pouvait y avoir avec le pigeon, et ça a démarré comme ça.

Thibault GAVOTY : Un truc tout simple.

Maité DAO GONZALEZ : Je peux voir une mouche et voilà, je peux délirer sur une mouche pendant dix pages. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi.

Thibault GAVOTY : C’est l’inspiration !

Maité DAO GONZALEZ : Une imagination débordante, ça doit être ça ! (rires)

Thibault GAVOTY : Finalement c’est souvent les idées les plus simples où tu vois une situation ou une image et ça crée le plus l’inspiration. J’aime bien recommander de ne pas faire du complexe et trop sophistiqué parce qu’on part dans le vague et c’est moins efficace.

Maité DAO GONZALEZ : Oui, puis en plus moi j’ai envie que n’importe qui puisse le lire, même à la limite un enfant. Sans dire un gamin, mais que n’importe qui puisse l’ouvrir, le lire et se dire ah oui c’est sympa ! C’est le roman de base pour l’été !

Thibault GAVOTY : Comment tu t’y prends pour écrire ? Est-ce que tu fais au feeling ? Est-ce que tu fais un plan ?

Maité DAO GONZALEZ : C’est vrai que quand je suis tombé sur ta méthode, effectivement, j’ai fait un plan. Mais j’avais déjà, comme j’ai fait les études littéraires, j’avais déjà cette méthode de faire des plans. De structurer, l’introduction, la conclusion, les paragraphes, etc. Tout ça je l’avais déjà en tête. Mais ça m’a conforté quand j’ai pris ta méthode, ça m’a conforté de tout prévoir.

Même les chapitres, pour Le Roi Georges, quasiment j’avais tous les chapitres qui étaient clairs. Même avec les titres je savais ce que j’allais écrire dans mon chapitre.

Thibault GAVOTY : Donc tu avais le contenu des chapitres avant même d’écrire ?

Maité DAO GONZALEZ : Oui déjà d’emblée. Après les personnages je n’en avais pas vraiment donc je ne me suis pas appesantie dessus. Donc j’ai fonctionné comme ça, mais il y a une grande part de feeling aussi.

Thibault GAVOTY : Évidemment, le plan ne doit pas être une contrainte, ça doit vraiment être une aide. J’insiste toujours là-dessus. Mais pour en revenir à ton roman, tu as tout de même plusieurs personnages. Tu as le fameux Roi Georges, tu as Valou …

Maité DAO GONZALEZ : Oui, tu as aussi Mina la grand-mère qui a un rôle important parce que c’est elle qui élève plus ou moins Valou quand elle est jeune parce que les parents sont débordés. Donc elle vient souvent en vacances avec ses grands-parents. Après lorsque Mina décède, car elle est très âgée, c’est Valou qui hérite de sa maison. Donc elle a un rôle important. Après il y a Frédéric son ami, avec lequel elle va se marier, qui lui aussi intervient dans la vie. Et lui il n’aime pas du tout les chats !

Thibault GAVOTY : Ah ! Donc ça va créer des histoires ?

Maité DAO GONZALEZ : Hé oui parce que Georges il voit ça d’un mauvais œil. Déjà il voit arriver ce mec-là, il se dit « C’est qui celui-là ? Il va prendre ma place ! » Suite à ça, puisque Frédéric n’aime pas les chats, Valou va lui offrir un chien. Donc tout le monde va y trouver son compte !

Thibault GAVOTY : On ne s’ennuie pas !

Maité DAO GONZALEZ : Je ne crois pas non !

Thibault GAVOTY : Donc maintenant, le roman est terminé, tu l’as fait éditer par Amazon qui est un support facile d’accès ? L’aspect technique n’était pas trop compliqué ?

Maité DAO GONZALEZ : Il faut trouver l’image, il faut faire la quatrième de couverture, il faut faire le résumé du livre, il faut parler de soi aussi. Faire un peu son CV derrière avec sa photo. Tout ça était un peu technique, mais j’ai la chance d’être avec une amie qui était secrétaire et qui m’a pas mal aidée pour aller sur Amazon Kindle. Je pense que si je devais en faire un deuxième, ça serait plus facile aujourd’hui.

Thibault GAVOTY : Donc du coup, là pour les personnes qui regardent cette vidéo, pour les personnes qui visitent mon site Vaincre-la-page-blanche.com ils ne sont pas là par hasard, ils aiment bien l’écriture, mais qui ne se sont jamais dit « je suis moi-même capable ! Parce que je suis trop jeune, ou trop vieux, je ne suis pas assez ceci ou cela. » Qu’est-ce que tu as envie de dire à ces personnes qui hésitent à se lancer dans l’écriture d’un roman papier ?

Maité DAO GONZALEZ : Je pense qu’il faut foncer quand on en a l’envie. Quand on a les idées. Après j’avoue que ta méthode, je suis tombée au bon moment dessus, je crois, et ça m’a bien boostée. Parce que effectivement, comme je l’ai dit tout à l’heure, je n’ai jamais rien finalisé. J’ai beaucoup commencé, mais jamais fini. Et là c’est une petite victoire d’avoir été jusqu’au bout !

Thibault GAVOTY : C’est une grande victoire ! Écrire un roman est un grand accomplissement.

Maité DAO GONZALEZ : Oui, et d’avoir finalisé aussi le deuxième qui était en cours. Maintenant ce sera encore plus ! Surtout s’il est édité par des éditions connues !

Thibault GAVOTY : S’il y a une maison d’édition qui a le bout gout finalement !

Maité DAO GONZALEZ : Oui et j’ai l’impression qu’il faut être dans l’air du temps, et c’est le cas de mon deuxième livre donc j’espère que ça va accrocher.
Thibault GAVOTY : Hé bien tu nous tiendras au courant. As-tu autre chose que tu désires ajouter pour mes visiteurs ? À propos de l’écriture, à propos de ton livre ou de toi ?

Maité DAO GONZALEZ : À propos de l’écriture oui, foncez ! Si vous êtes comme moi, depuis toujours avez envie d’écrire, allez-y ! Suivez la méthode de Thibault qui est très bien, elle m’a bien aidé à bien finaliser les choses. Donc, allez-y, la preuve moi j’ai fait un livre !

Thibault GAVOTY : formidable. Hé bien écoute, nickel ! Merci beaucoup, je te dis à bientôt, Maïté ?

Maité DAO GONZALEZ : Avec plaisir !

Thibault GAVOTY : Et puis continuez de visiter Vaincre-la-page-blanche.com. Je continuerai de faire des vidéos de ce style, des interviews. Si vous-même vous êtes auteur et que vous désirez que je vous interviewe, c’est possible aussi. N’hésitez pas à me contacter pour me le dire. Et je vous dis comme toujours, à la semaine prochaine pour la suite des articles. Merci beaucoup !

Maité DAO GONZALEZ : Merci Thibault !

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