Puisqu’on ne peut pas être bon auteur sans être bon lecteur, j’aimerai vous proposer mes lectures. Et pour faire honneur à mon site qu’est Vaincre-La-Page-Blanche, j’aimerai vous parler d’un roman extraordinaire qui est vite devenu une référence dans l’univers médiéval-fantastique.

Ce roman, c’est La Légende de Drizzt, écrit par Robert Antony Salvatoré (Souvent Abrévié R.A. Salvatore) L’auteur est américain, le roman sort donc en premier en Anglais en 1990. Il est traduit en Français en 1994 par Sonia Quémener et sera édité au départ par les éditions Fleuve Noir.

R.A.Salvatore
Robert Anthony Salvatore.

R.A. Salvatore, c’est un auteur que j’affectionne et je vous le suggère vivement. Il écrit beaucoup dans l’univers Médiéval Fantastique notamment les Royaumes Oubliés mais également dans l’univers de Star Wars. Avec des sabres lasers ou des épées en mithril, dans les deux cas, attendez-vous à du combat.

Les Royaumes Oubliés c’est l’univers des gamers qui aiment le Médiéval Fantastique. Tolkien a fait grand bruit quand le Seigneur des Anneaux est sorti au cinéma. L’univers de la Terre du Milieu est vite devenu une référence. Avant ça, on ne parlait que des Royaumes Oubliés.

La Terre du Milieu

Si vous appréciez La Terre du Milieu, alors vous trouverez vite vos repères dans les Royaumes Oubliés. Vous avez les humains ambitieux qui apprennent vite. Les talentueux elfes, sages archers qui défendent les bois et qui vivent dans de somptueuses cités. Les nains barbus et grincheux qui vivent dans des forteresses taillées à même la montagne. Les nains sont des guerriers admirables et des forgerons hors pair … Les gnomes, les orques, les géants, les dragons bref, vous avez compris l’idée, il y a tout ce qu’il faut !

Elfes des Royaumes Oubliés.

Par contre, subtilité importante, dans les Royaumes Oubliés, on a pas de Hobbits, par contre on a les Elfes Noirs. Aussi nommés les Drows. Les Elfes Noirs sont des cousins aux Elfes des forêts qu’on connaît bien. Les Elfes Noirs sont l’une des races les plus craintes de tout l’univers des Royaumes Oubliés, pour la simple et bonne raison qu’ils sont d’une cruauté sans borne. Si vous avez l’habitude de voir des Elfes gentils, attendez-vous à être tué ou torturé si vous rencontrez les Elfe Noir.

Non seulement ils sont malveillants, mais en plus ils sont incroyablement forts. Bien plus que les elfes de la surface. Ils sont pas trop branchés archerie contrairement à leurs cousins. Chez les Drows, les armes à distances sont souvent des arbalètes à une main aux projectiles empoisonnés. Mais le plus répandu, c’est la magie arcanique, la magie divine ou tout simplement les compétences martiales de guerrier.

Mais ce n’est pas tout, ce qui les rend mystérieux et redoutables, c’est qu’ils vivent sous terre, dans les entrailles du monde que l’on appelle Ombreterre. Bien plus profondément que les Nains dans leurs mines. Les Drows ne viennent à la surface que très rarement, et jamais en journée car ils craignent la lumière du jour. Ils ne manifestent aucun intérêt pour la surface. C’est pour eux un monde répugnant. S’ils viennent, c’est uniquement pour satisfaire leur envie de tuer avant de retourner dans leurs citées souterraines où toutes les intrigues se jouent.

Menzoberranzan.

Parmi toutes les citées souterraines des Drows, la capitale se nomme Menzoberranzan. C’est la plus grande et la plus connue. Les civilisations Drows vénèrent Lolth, la Reine-Araignée. Une déesse cruelle qui encourage la trahison. Ainsi, au sein même de Menzoberranzan, c’est Game of Throne tous les jours. Les maisons Drows s’allient et se trahissent pour s’attirer les faveurs de leur divinité.

Symbole de Lolth, la Reine-Araignée.

Les civilisations Drows sont matriarcales, c’est à dire que ce sont les femmes qui commandent, et elles le font avec une cruauté exemplaire. Les mâles sont méprisés et ne sont bons que pour servir d’esclave et de soldat, pour ne pas dire chair à canon. Parmi eux, certains arrivent à accéder à un rôle plus acceptable, mais pour ça, il faut faire parti des meilleurs guerriers.

C’est donc dans ce décor austère que se déroule le premier tome de la Légende de Drizzt. Profondément bienveillant au début de sa vie, il nait hélas dans un lieu où la bienveillance n’a pas sa place.

Un Scénario de type B par excellence !

La Légende de Drizzt, c’est l’archétype du scénario de type B. Comme souvent, dans ces scénarios, l’introduction y est un tantinet longue pour celui qui veut de l’action immédiate. Mais l’auteur est un maître en la matière et il a su présenter le décor et expliquer la naissance de Drizzt dans un délais raisonnable. Seuls les 20 premières pages occupent l’introduction (40 en version numérique). Sur un roman qui en fait 180 (421 en version numérique), ça reste très raisonnable. Donc bon, si vous avez lu le Seigneur des Anneaux avec l’anniversaire de Bilbon qui en fait 80, ici ça ne devrait pas vous faire peur. Surtout que ces premières pages ont une utilité, elles présentent les lieux, la société Drow ainsi que les premières intrigues.

À l’origine de la création du roman !

Ce qui suit est le fruit de mon souvenir, impossible de retrouver la source. Si vous retrouvez cette interview, ça m’intéresse ! Dans mon souvenir, R.A. Salvatore raconte qu’il participait à une partie de jeu de rôle avec des amis. Il jouait un Drow gentil, quelque chose de paradoxal qui était bien classe.

Il suivait donc ces aventures de rôlistes, et ça l’a inspiré. Ce qu’il a joué est devenu le tome 4 de La légende de Drizzt, c’est à dire à un moment où Drizzt n’est plus en ombre-terre et parcourt la surface parmi les humains. Après ça, afin de lui créer un passé sérieux, il a écrit La Trilogie de l’Elfe Noir, c’est à dire dans l’ordre :
Tome 1 : Terre Natale.
Tome 2 : Terre d’Exil.
Tome 3 : Terre promise.

Personnellement, ça me rappelle aussi que commencer par la destination c’est un moyen très puissant pour créer une histoire bien ficelée.

Donc voilà, je ne vais pas vous faire plus la publicité de ce roman, vous avez les premières pages gratuites sur l’AppleStore et PlayStore. N’hésitez pas à y jeter un œil et n’oubliez pas que les premières pages ne sont pas les plus vendeuses du roman.

En conclusion !

Pour finir, je dirai que c’est l’un des roman les plus beaux et les plus inspirant qu’il m’a été donné de lire. Je vous le recommande chaudement ! Je vous le recommande d’autant plus si vous aimez Les Scénario de type B.

Le niveau d’écriture de l’auteur est incomparable et la traduction en Français est une réussite. Moi qui étais lecteur débutant lorsque j’ai commencé à feuilleter la Légende de Drizzt, j’ai trouvé ça fluide, agréable et rythmé. L’intrigue se présente dans un délais raisonnable et le scénario vous emporte dans de merveilleuses aventures. Si vous rêvez d’évasion, c’est le roman qu’il vous faut !

Si je dois tirer une conclusion intelligente de cette histoire, je dirais qu’à l’origine de ce roman, il y a un joueur ! N’en déplaise à tante Gertrude qui considère que les jeux et les univers fantastiques sont des loisirs d’adolescents attardés ! Voici la preuve que la passion c’est la première qualité des artistes ! On verra ce que dit tente Gertrude quand vous lui direz que vous êtes devenu romancier.

Connaissez-vous déjà La Légende de Drizzt ?
Est-ce que cet article vous donne envie d’y jeter un coup d’œil ?
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