L’envie d’écrire. L’envie de raconter quelque chose, d’exprimer quelque chose. L’envie de produire une œuvre qui vous apportera la renommée que vous méritez. L’envie de laisser une emprunte éternelle dans ce monde.

Peu importe la source de votre motivation, l’envie d’écrire marque le point de départ de votre histoire.

Vous voulez peut-être proposer un scénario que vous avez en tête depuis longtemps et qui mériterait d’être connu du grand public.
Peut-être désirez-vous exprimer votre désespoir face à un évènement tragique et comment vous vous en êtes finalement sorti, sauf que vous n’avez pas le bon interlocuteur dans votre entourage ?

Peut-être êtes-vous un expert dans un domaine et vous désirez partager vos précieux conseils à travers une histoire ou un roman de développement personnel ?

Peut-être encore vous en avez marre de voir toujours les mêmes trames scénaristiques qui reviennent sans cesse et vous voulez proposer autre chose. (Dans ce cas là, je vous félicite, vous êtes des putains de rebelles émancipés. Sachez que je m’inclus dans ce groupe.)

Peu importe la raison qui vous pousse à écrire, elle est votre source de motivation. Celle qui vous a fait prendre la décision d’écrire un roman. Et encore une fois, je vous félicite, car tout le monde n’a pas le courage de faire ce choix.

Vous avez votre idée, vous avez la meilleur volonté du monde, vous avez un super stylo ou encore une fois, un clavier, et vous voilà lancé dans la rédaction de votre manuscrit. Vos premiers pas vous rendent fier, et vous pouvez être fier.

Et puis les jours passent, puis les semaines. Et plus vous avancez, plus vous vous demandez si ce que vous écrivez vaut le coup. Est-ce que ça intéressera quelqu’un ? Pire, est-ce que ça intéressera une maison d’édition ?

Progressivement, votre motivation brûlante de départ laisse sa place au doute, à l’incertitude. Vous ralentissez un peu la cadence mais vous ne voulez pas tout abandonner, alors vous vous jurez que ce soir vous écrirez ! Et le soir venu, après un long soupire d’hésitation, vous êtes face au choix difficile « Est-ce que j’écris ou je regarde la télé ? » après tout … votre roman est peut-être une cause perdue …

Vous marquez des pauses, votre passivité reprend le dessus et sans vous en rendre compte, vous avez laissé passer des semaines, même des mois sans que votre roman ne vous passe par la tête.

Vous vous fustigez sévèrement en vous promettant qu’à partir de ce jour, vous écrirez tous les jours quoi qu’il arrive ! Vous recommencez avec une sainte détermination … Qui fait effet seulement deux ou trois jours, et vous vous culpabilisez de plus belle. Les mains invisibles de votre télévision s’emparent de votre être et au fond de vous, vous vous demandez si vous êtes taillé pour être auteur. Dans un murmure, vous vous dites que non. Un coup critique à votre estime personnelle.

Un tableau bien sombre ? Pas tant que ça. Cette situation est normale, elle est même signe de votre bonne santé mentale. Vous avez employé des mauvaises habitudes, et vous êtes arrivé à l’épuisement. Tout le monde se fait détruire par ces erreurs hélas trop répandues et vous n’avez pas fait exception à la règle. C’était inévitable. Mais maintenant, vous connaissez Vaincre la page blanche et je vais vous aider.

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C’est exactement le même schéma que les bonnes résolutions que l’on se donne au début d’année. Ne pas réussir à les assumer est parfois tellement brutal que certaines personnes n’en prennent même plus. Non pas par flemme, mais par crainte d’être déçus d’eux-mêmes une nouvelle fois. Commencez donc par vous déculpabilisez, et revenons à la méthode.

Si vous avez vécu ces situations et que vous vous posez ces questions, alors je vais vous dire : Oui, vous pouvez écrire un roman jusqu’au bout. Vous pouvez réaliser une super histoire. Vous pouvez être un auteur. La seule condition est d’en avoir envie. Il vous faut la passion pour écrire, et l’envie de progresser dans ce domaine. Sans ça, mes méthodes ne vous serviront à rien. Avec la passion, je gage que mes méthodes vous permettront de progresser. Je gage que je réussirai à casser vos croyances limitantes qui vous entravent et parasitent l’estime que vous avez de vous vous-même dans ce domaine.

Pour faire face au problème de l’épuisement et du désespoir, il faut accepter l’idée que votre motivation seule ne suffira jamais. C’est inévitable. Croyez-moi il y a beaucoup d’écrivains-amateurs qui ont tenté le coup qui se sont rétamés avant vous. Comme moi par exemple. Et puis il y en aura plein d’autres encore car tout le monde ne vient pas sur ce site.

Pour faire une comparaison bien stylée, supposons que vous êtes à Paris et que vous vouliez aller à pied jusqu’à Vladivostok. Même armé de la meilleur volonté du monde, vous allez crever de soif et de manque de sommeil vous achèvera. Je prends le pari que ça vous arrivera avant même de quitter l’Europe. Non en fait, je pense que vous ne quitterez même pas la France.

Pour ceux qui, comme moi, ont séché les cours de géographie …

Par contre si vous envisagez ce même trajet avec des endroits où vous pourrez manger, boire et dormir régulièrement eh bien ça semble alors possible. La comparaison avec une randonnée vers Vladivostok n’est pas faite par hasard, la route est longue, parfois difficile, mais le chemin parcouru justifiera toujours l’effort que vous aurez fait.

Avec l’écriture c’est la même chose. Tout miser sur votre motivation de départ, c’est certitude de craquer et d’abandonner. Il vous faut l’équivalent de la nourriture et du sommeil du randonneur traversant l’Eurasie. Il vous faut quelque chose qui vous pousse à persévérer. Il vous faut un outil pour alimenter votre motivation, de manière à continuer. Cet outil, je vous le donne, faites-en bon usage.

Ce qu’il vous faut, c’est du plaisir. Le plaisir alimente votre motivation et vous permettra d’arriver au bout de votre roman. D’où la condition d’être passionné par le domaine.

Et le plaisir, vous en trouverez en quantité inépuisable dans trois sources qui vous accompagneront tout le long de votre aventure, ce qui vous rendra autosuffisant.

Ces trois sources de plaisir sont :

  • L’écriture.
  • L’avancée.
  • L’habitude.

Le plaisir dans l’écriture.

Ce plaisir vous le trouverez en exprimant ce que vous avez en vous. Il est inutile de fouiller ailleurs qu’en vous même. Ne cherchez pas à être le plus grand, le plus fort ou le plus stylé des auteurs. Cherchez à être le plus honnête avec vous même, cherchez à être vous même. Exprimez ce que vous avez au fond de vos pensées. C’est ça qui vous rendra unique. Décrivez les choses que vous avez vécues. Les idées qui passent dans votre tête et qui vous torturent peuvent vous être d’une aide formidable. Même sans faire un journal intime. Le fait d’inclure un personnage qui agit de la même manière dont votre patron vous a traité par exemple, ça va vous procurer un sentiment de délivrance, de plaisir. C’est une vengeance saine. En plus de ça, vous allez donner à ce personnage une attitude crédible et marquante. Ça peut aussi vous éviter des années de psychothérapie.

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Le plaisir dans l’avancée.

Avancer dans votre roman est est aussi une source de plaisir qui alimentera votre motivation. Quand votre plan scénaristique est fait, divisez-le en quelques grands chapitres. Puis découpez ces chapitres en scènes. Vous aurez 30 scènes ? 50 ? 200 ? Peu importe le nombre. Dressez une liste précise et cochez celles que vous avez déjà terminées.

Cette simple liste va vous permettre de voir le chemin parcouru et ça va vous encourager. Avoir une vue d’ensemble sur le travail qui reste à faire va vous aider à mesurer où vous vous situez dans votre périple et vous évitera de vous perdre en route. Et surtout, à chaque fois que vous achevez une scène, cochez-la sur votre plan, le simple fait de cocher ces scènes vous donnera le sourire et même de la fierté, je vous le garantie.

 Je reviendrai plus en détail sur ce passage dans mon article sur le scénario.

Le plaisir dans l’habitude.

Vous le savez certainement déjà, lutter contre une mauvaise habitude c’est difficile. Par contre, remplacer une mauvaise habitude par une bonne, c’est souvent ce qui est suggéré dans le développement personnel. Si comme moi vous culpabilisez quand vous passez six heures devant la télé, sachez qu’il est possible d’adopter à la place la bonne habitude d’écrire régulièrement.

Et pour écrire régulièrement, il faut faire preuve de discipline. Une astuce puissante pour y parvenir consiste simplement à noter sur votre agenda que vous écrirez ce jour là. Soyez précis, notez l’heure à laquelle vous allez vous y mettre, et notez aussi quelle scène vous allez écrire. Le simple fait d’attaquer votre journée le matin en ayant en tête que le soir venu, vous vous accorderez un temps pour écrire votre scène vous motivera. Plus encore, vous allez naturellement organiser vos idées durant la journée que vous mettrez sur papier le soir venu.

En allant encore plus loin dans cette idée, vous pouvez même planifier plusieurs rendez-vous tout le long de votre calendrier et d’inclure alors toutes vos scènes. Vous connaîtrez avec ça la date théorique à laquelle vous allez terminer votre roman. Ce qui est aussi super motivant !

Si vous utilisez ces trois sources de plaisir à votre avantage, quand vous arrivez chez vous et que vous avez du temps pour vous, la question du « Est-ce que j’écris ou je regarde la télé ? » vous ne vous la poserez plus.

Quelle est l’origine de votre motivation ?
Quels moyens utilisez-vous pour l’alimenter ?
Que pensez-vous des astuces que je vous suggère ?
Est-ce qu’il y a quelque chose qui n’est pas clair pour vous dans ce que j’explique ?

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