J’aimerais aborder avec vous les scénarios qu’on retrouve un peu partout. Dans les livres, les films au cinéma ou télévisés. Les séries, les saga, les nouvelles, bref, les archétypes !

Pour faire une présentation rapide, nous avons les scénarios de scénarios de type :

  • A comme Action !
  • B comme Bravoure !
  • C comme Catastrophe !
  • D comme Discernement !
  • E comme Érotique !
  • Et F comme Fiasco !

Sans plus attendre, on commence :

Les Scénarios de type A … Comme Action !

Dans les scénarios de type A, l’histoire se concentre sur un héros très fort d’entrée de jeu. Dés le début de l’histoire, soit il est déjà entraîné, soit il reçoit un pouvoir qu’il va exploiter. Ensuite, il va utiliser ses capacités pour fracasser des personnages secondaires sans importance.

Après ça, un antagoniste va faire son apparition. Il va représenter une menace importante et le héros s’opposera à ses projets. Jusqu’au moment où ils se combattront directement dans un combat final épique. La victoire aux gentils, comme le veut la tradition. Le tour est joué.

Quelques titres qui ont un scénario de type A.

  • James Bond (Film)
  • 300 (BD et Film)
  • Death Note (Manga, animé, film)
  • Batman (Bande Dessinée, Dessin Animé, Film)
  • Spider-Man (Bande Dessinée, Dessin Animé, Film)
  • Fist of Legend (Film)
  • V pour Vendetta (Bande Dessinée et Film)
  • Watchmen (Bande Dessinée et Film)
  • Wasabi (Film)

 Voici une courbe scénaristique qui pourrait s’appliquer aux scénarios de type A.

Par contre, 300 a la courtoisie de nous surprendre avec un dénouement original et cohérent. Ceux qui ont l’habitude de ce genre d’histoires seront certainement abasourdit. Ça marque les esprits et c’est réussi. Je valide à fond la petite variante.

L’avantage des scénarios de type A c’est qu’ils proposent une action immédiate. On n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est fréquent au cinéma, en roman, dans les séries et même dans les jeux vidéos.

L’inconvénient c’est que ça ne plaira pas à tout le monde. Si les jeux vidéos et les films de super héros sont pour vous un loisir pour enfant alors vous n’aimerez pas les type A. Ni pour les lire ni pour les écrire. Mais il en faut pour tous les gouts.

Un autre inconvénient c’est justement la prévisibilité du scénario. Mais il existe quelques exceptions ! Ainsi je vous suggère une nouvelle fois le film 300, ou encore les Bandes Dessinées de V pour Vendetta et Watchmen ! Ces deux Bande Dessinée ont des dénouements vraiment très travaillés qui méritent d’être félicités. Je précise que si vous avez vu les films sachez que ce n’est pas la même fin dans les Bandes Dessinées.

En conclusion je dirai que la technique est bien rodée. Pourtant ça marche bien ! Alors, pourquoi s’en priver ?

 

 

Les Scénarios de type B, comme Bravoure !

Dans les scénarios de type B, on reste dans le côté action, et même aventure. Par contre le début de l’histoire est l’opposée aux types A. Le protagoniste n’a pas de pouvoir surnaturel. Il n’est pas très fort. Il est même possible qu’il se fasse malmener par des personnages secondaires.

Mais l’aventure ne va pas lui laisser le choix. Il doit devenir fort ! Aidé par un mentor, il commence à progresser. Mais le mentor disparait avant la fin de l’apprentissage. Souvent il meurt, parfois il est obligé de partir. Mais son éloignement est inévitable.

Le héros imaginera alors qu’il n’est pas de taille relever le défi tout seul. Mais encore une fois, l’aventure ne lui laissera pas le choix, il va donc continuer sa quête. Il sera aussi aidé par des personnages moins forts que le mentor mais qui se révèleront tout de même utiles. Puis le héros s’opposera aux projets d’un antagoniste qui est toujours beaucoup plus fort que lui. Pourtant, il réussira sa quête de justesse et au péril de sa vie.

Quelques exemples :

  • Le Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien. Le Héros c’est Frodon Sacquet et son mentor c’est Gandalf le Gris. (Romans et films)
  • La Guerre des Étoiles épisodes 4, 5 et 6. Le héros c’est Luke Skywalker et son mentor c’est Obi-Wan Kenobi. (Films)
  • La Légende de Drizzt. Le héros c’est Drizzt Do’Urden et son mentor c’est Zaknafein Do’Urden. (Roman et Bande dessinée)
  • Harry Potter de J.K. Rowling. Le héros c’est Harry Potter et son mentor c’est Dumbledore. (Romans et films)
Voici la montée dramatique du Seigneur des Anneaux – La communauté de l’Anneau

Voici la montée dramatique du Seigneur des Anneaux – La communauté de l’Anneau.

L’avantage des scénarios de type B c’est que l’identification au héros est puissante. Tout le monde rêve d’aventure, d’évasion et de pouvoirs magiques, mais dans la réalité on n’a pas tout ça. Exactement comme dans le quotidien du héros au début de l’histoire. Il a souvent une vie semblable à n’importe qui et finalement l’aventure frappe à sa porte et un destin exceptionnel se dessine. Ça fait rêver ! Bon attention aux manipulateurs qui utilisent ça pour s’improviser mentor, ce genre d’histoire ça reste de la fiction.

Ces histoires sont souvent plus détaillées que les type A, donc plus longues. Elles le sont aussi car il y a plus de personnages. En plus du héros il va y avoir des protagonistes secondaires. Ceux-là poursuivent aussi leurs propre quête. Il y a de nombreux personnages secondaires plus ou moins important mais il y a également des antagonistes secondaires. Des factions et des pays ennemis au héros. Il y a des personnages gentil chez les méchants, des méchants chez les gentils. Des gentils qui deviennent méchants. Des méchants qui se font passer pour des gentils … Bref, si je vous dis “Game Of Thrones” je pense que ça résume bien.


L’inconvénient des scénarios de type B est que l’arrivée de l’action peut mettre du temps à se présenter. Le Seigneur des Anneaux en a fait les frais justement. Autant dans le roman que dans le film. L’anniversaire de Bilbon n’apporte finalement pas grand chose à l’intrigue. Pourtant il occupe les 80 premières pages du roman. Ça a découragé beaucoup de monde d’aller plus loin, pourtant l’œuvre est digne de louange.

En conclusion je dirai que les scénarios de type B visent un public proche des scénarios de type A. Néanmoins, les scénarios de type B se veut plus plus profond en spiritualité et en morale.

Ici les spectateurs auront le loisir d’interpréter leur propre morale s’ils le veulent.


Voici par exemple, mes interprétations :

“Le chemin parcouru justifie l’effort” Ça c’est pour Baldur’s Gate 1 & 2. (Roman et jeu vidéo)

“Notre adversaire n’a aucune limite. Respecter la loi serait une bêtise.” Ça c’est pour la série The Shield. (Série)

“Je refuse d’être aimé pour ce que je ne suis pas. Je préfère ne pas être aimé pour ce que je suis vraiment. ”
Pour le légendaire Drizzt Do’Urden.

Drizzt Do'Urden
Drizzt Do’Urden & Guenhwyvar

Les Scénarios de type C, comme catastrophe !

Dans les scénarios de type C, l’histoire est centralisée sur un évènement qui menace tout le casting, voire l’humanité entière. Tornade, Vague scélérate, Guerre Nucléaire, Incendie, Astéroïde voir carrément la fin du monde. Bref tout est utilisable ! Pourvu que ça pète !

Donc ici on va avoir une présentation très succincte des personnages secondaires qui sont pré-destinés à mourir au fil des scènes. Parmi eux une présentation un peu plus approfondie du héros. Lui aussi va risquer gros mais bon, il va s’en sortir. La catastrophe arrive, plein de gens meurent, on suit l’aventure des survivants.

Et puis … C’est à peu prés tout en fait. Dans les mauvais films du genre c’est tout. Le héros s’en sort. Seul ou avec quelques potes et l’histoire se termine.

Quelques exemples :

  • 2012 (Film)
  • Le jour où la terre s’arrêta (Film)
  • Le jour d’après (Film)
  • Poséidon (Film)
  • Atomic train (Film)

À l’inverse, dans les bons films catastrophes, les scénaristes ont la volonté de surprendre le public.

  • Signes (Film)
  • Prédictions (Film)
  • U.S.S. Charleston (Film)
  • Armageddon (Film)
  • Interstellar (Film)

L’avantage de ce type d’histoire c’est qu’il est aussi assez rapide pour entrer dans le vif du sujet. C’est vraiment taillé pour une adaptation au cinéma. Les effets spéciaux occupent une place de choix comme dans de nombreux cas. Mais pas toujours, U.S.S. Charleston n’en présente aucun, pourtant l’atmosphère inquiétante coupe le souffle tout le long.

L’inconvénient dans ce type de scénarios, c’est la difficulté de proposer une histoire crédible avec une fin réussie. Souvent c’est un peu cliché du genre “Tout le casting en a pris plein la gueule mais ça va, le héros s’en sort.”

En conclusion je dirai qu’il est possible de faire quelque chose de réussi dans les scénarios catastrophe. La condition c’est de ne pas tomber dans les pièges habituels. Immortalité catégorique des personnages principaux. Le Happy-End garanti à 100%. Voir des personnages secondaires souffrir et pleurer pour susciter l’émotion alors qu’on ne les connaît même pas … Si vous faites ça, vous n’allez proposer qu’un ersatz supplémentaire.

À l’inverse ! Proposez quelque chose de nouveau et vous allez sortir du lot tout de suite. Un dénouement inhabituel me semble être un bon début.

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Les scénarios de type D, comme Discernement !

Dans les scénarios de type D, vous allez avoir le plaisir d’être confronté à un mystère. Il peut s’agir d’une disparition inexpliquée, une enquête policière ou paranormale. Toute l’intrigue est axée sur cette situation qui a besoin d’être élucidée. Dans un premier temps le mystère est présenté au héros qui reprend l’enquête, ensuite la véritable enquête commence.

Le héros va porter un regard nouveau et interpréter différemment les choses. Il va découvrir des informations petit à petit. Ce qui va laisser le temps au spectateur d’essayer de percer le mystère avant la fin. Si c’est bien fait, le spectateur est censé être surpris par le dénouement. La fin peut même ouvrir un débat entre les partisans de théories différentes. Comme c’est le cas dans Inception !

Toupie Inception
La toupie d’Inception.

Quelques exemples de scénario de type D qui valent le détour :

  • La Neuvième porte de Roman Polanski (Film)
  • Shutter Island de Martin Scorsese  (Roman et Film)
  • Millenium (Roman et Film)
  • Inception de Christopher Nolan. (Film)
  • Prisoners de Aaron Guzikowski. (Film)
  • Da Vinci Code de Dan Brown. (Roman et Film)
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L’avantage des scénarios de type D c’est qu’ils vont pousser le lecteur à réfléchir. On n’est pas seulement spectateur mais on se sent presque acteur de l’enquête. Les éléments sont apportés par fragments. Ils ne sont pas toujours pertinents, ils ne sont pas toujours vrais. C’est très grisant d’avoir une théorie que le héros va avoir. C’est encore plus grisant d’avoir élucidé le mystère avant que ce soit révélé. Si c’est pas le cas, c’est tout aussi plaisant de voir le dénouement. Quand le héros perce définitivement le mystère et que soudain, tout s’explique.

L’inconvénient, c’est que c’est quitte ou double. Une bonne gestion du suspense est importante pour réussir ces scénarios. L’explication du dénouement risque lui aussi de créer le débat, mais c’est important de toujours révéler le mystère à la fin. Très souvent, les films d’horreur ne donnent pas d’explications sur les évènements paranormaux. Je trouve ça vraiment regrettable. Même dans le dessin animé Scoobi-Doo le scénariste dévoile le mystère et explique les évènements. Bon c’est toujours le même dénouement qui revient. Mais c’est toujours mieux que de finir sans explication !

En conclusion je dirai qu’une bonne gestion du suspense est importante. Tenir le lecteur en halène en lui offrant des informations inattendues ! Forcez-le à remettre en question ses suppositions et vous allez l’envouter. Offrez enfin un dénouement travaillé, cohérent et inattendu, et là, vous aurez des applaudissements. En tout cas, vous aurez les miens !

Les scénarios de type E, comme Érotique !

Bon j’ai dit érotique mais avec un E je n’ai pas trouvé mieux pour parler d’Amour. Le vrai terme c’est plutôt les Histoires d’Amour. Désolé pour ceux qui espéraient qu’on allait parler de cul mais non, on s’intéresse ici aux scénarios ! Et dans les films pornos, le scénario tient souvent sur deux ou trois lignes maximum. Puis il sert surtout de prétexte pour avoir des scènes de … D’action, dirons-nous.

Donc revenons-en aux histoires d’Amour ! Dans ce type de scénario, les deux personnages principaux vont être présentés au départ avant leur rencontre. On se doute qu’ils finiront par se rencontrer rien qu’en voyant l’affiche du film ou la couverture du roman. Donc tout l’intérêt c’est quand et comment. La rencontre plus ou moins travaillée arrive et ils font connaissance. Soudain, quelque chose va les empêcher de vivre leur amour. Car oui ils se kiffent direct, ça c’est d’office. Ils vont donc agir, réagir et interagir entre eux et le problème pour souvent, finir heureux ensemble.

Voici une petite liste d’histoires d’amour qui sont précisément dans les règles que je viens de citer. Attention, ça ne veut pas dire que c’est mauvais. Pour preuve, ce sont des œuvres à succès !

  • Coup de foudre à Notting Hill
  • Quatre mariages et un enterrement
  • Le journal de Bridget Jones
  • 50 Nuances de Grey

Et quelques titres qui proposent des scénarios hors des sentiers battus.

  • Légendes d’Automne de Jim Harrison.
  • 9 semaines et demie tiré du roman d’Elizabeth McNeill.
  • Kimi Ga Nozomu Eien ou “Rumbling hearts” de Tetsuya Watanabe
  • Les liaisons dangereuses tiré du roman de Pierre Choderlos de Laclos.
  • Mon futur roman occupera une place ici. Si ça vous intéresse, c’est pour la fin de l’année 2019.
Kimi Ga Nozomu Eien

Deux personnages du très émouvant “Rumbling Hearts”


Donc dans les histoires d’Amour, je dirai que l’intérêt du lecteur va être piqué au vif s’il est attaché à un personnage, voir à plusieurs. Il est donc important de les travailler avec beaucoup de soin pour les rendre les plus humains possible. Je ferai un article sur la création de personnage car il y a beaucoup à dire là-dessus.

Ensuite une fois vos deux tourtereaux créés, l’intrigue est aussi importante. Tout comme dans les scénarios de type D, il faut un mystère doit être percé. Comment ça va se finir ? Les personnages vont-ils finir en couple ? Comment vont-ils surmonter leurs difficultés ?


En conclusion, je dirai que pour s’intéresser à ces scénarios, il faut être ouvert aux émotions. Autant pour les voir que pour les créer. Contrairement aux idées reçues, les histoires d’Amour n’intéressent pas que les femmes. Certes elles vont être un public généralement ouvert aux romances. Néanmoins, nombreux sont les hommes ouverts aux émotions. De tout âge et de tout milieu.

Le piège c’est que l’auteur de ces histoires a un point de vue de femme ou d’homme. Du coup, c’est facile de négliger la personnalité du sexe opposé en créant un personnage cliché. Si l’auteur est une femme et qu’elle fait l’erreur de négliger son personnage masculin, on va avoir des gros plans sur les émotions du personnage féminin. Par contre, on aura aussi un personnage masculin aussi profond qu’une flaque. Forcément, avec ça, les lecteurs hommes vont être dépités devant la niaiserie du personnage auquel ils pourraient s’identifier.

Je vous suggère donc de vous intéresser à la psychologie du sexe opposé avant de créer vos personnages et votre scénario. Si vos lecteurs se disent “Purée, cette auteure comprend mieux que moi les émotions des hommes alors que c’est une femme !” Vous allez viser dans le mille. Concernant mon roman, c’est précisément ce que j’ai cherché à faire. Je suis un homme, et le personnage le plus travaillé est une femme. J’espère que ce sera réussi !

Les scénarios de type F, comme Fiasco !

Ah les fiasco ! Les fails ou les flop … Comme vous voulez. Vous l’avez compris, ce sont les scénarios prédestinés à mourir. Je ne vous parle pas de ces idées originales qui n’ont pas rencontré le succès, non. Je vous parle au contraire des idées qui ont frappé fort ! Mais qu’on a voulu prolonger à l’infini … Jusqu’à ce que ça devienne foireux.

À la base, on a un scénario de type A, B, C, D ou E. Sauf qu’au vu du succès rencontré, des personnes ont l’idée de reprendre grosso modo le même casting pour faire une intrigue du même genre. C’est réchauffé au micro-ondes et au final : C’est moins savoureux.

Le meilleur exemple illustrant un scénario de type F est de loin :

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Prison Break. La saison 1 est un succès. Quelle tristesse de voir les saisons suivantes… 2, 3, 4, 5 … Ça va jusqu’où déjà ?

Sword Art Online ! Saison 2.

La Casa de Papel, pour l’instant, les saisons 1 et 2 (qui sont pour moi qu’une seule saison, car qu’une seule histoire) c’est très réussi. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, la saison 3 vient de sortir. Je n’ai vu que les premiers épisodes donc c’est un peu tôt pour juger. J’attendrai de tout voir pour le placer dans ma liste. Néanmoins, j’ai trèèèèès peur que cette série au départ si réussi finisse dans cette catégorie.

Ça c’est donc pour les séries qui ont démarré fort et qui ont fait l’erreur de prolonger.

Mais les séries ne sont pas les seuls à souffrir de ces décisions catastrophiques ! Les films c’est pareil.

  • Speed 2
  • The Mask 2
  • Taxi 2, 3, 4, 5 …
  • Dire qu’on a envisagé Titanic 2 … Heureusement ça n’a pas été fait.

Mais il y a pire encore ! Il y a des séries directement conçues pour durer presque éternellement de la manière suivante :
Un casting, un scénario au second plan, voir aucun scénario. Et on meuble joyeusement avec des interactions entre personnages et des enjeux rajoutés au fur et à mesure.

  • Melrose Place
  • Sous le Soleil
  • Demain nous Appartient
  • Plus belle la vie.

Bref vous avez compris l’idée. Le scénario est une œuvre, avec un début et une fin. Vouloir rajouter des éléments, c’est comme chercher à presser un citron déjà pressé pour obtenir encore du jus. Si vous aimez la comparaison pourrave pour le coup, vous n’en tirerez que des pépins ! Alors certes, les fans viendront voir la suite et il y a probablement de l’argent à gagner. Mais à mon sens, c’est travestir l’œuvre originale. Et ça, ça mérite un pouce rouge.

L’avantage de ces scénarios, c’est qu’ils signifient que l’idée de départ a été un succès.
Le public est content de voir les personnages fétiches revenir pour continuer leurs aventures.

En inconvénients, je me suis déjà pas mal étalé … On reprend les mêmes idées … Et on recommence ! La surprise en moins.

Quand je dis que ces scénarios peuvent durer presque éternellement c’est pas par hasard. Les scénaristes peuvent tout à fait continuer d’inventer des prétextes pour continuer l’histoire. Tant que l’audience est au rendez-vous, les “œuvres” restent des succès commerciaux.
Évidemment, dès lors que l’argent n’est plus au rendez-vous, la série s’arrête. Et tant pis si le scénario n’est pas terminé.

En conclusion je dirai que l’argent et l’art ne font pas bon ménage. Je suggère à toute personne de ne pas se laisser séduire par le chant des sirènes. Si vous avez réussi à atteindre le succès avec une première histoire. Respectez la fin que vous avez prévu et ne revenez pas dessus. Profitez plutôt de votre succès pour proposer une autre histoire. Croyez-moi si vous avez réussi une fois, vous pouvez réussir une deuxième fois. Surtout que vous serez supporté par vos premiers fans.

Personellement je suis plus tenté d’aller voir une nouvelle série réalisé par le type qui a fait The Shield, que j’ai adoré, plutôt que d’aller voir une nouvelle série de la personne qui a fait Prison Break, car j’ai un gout amer, encore aujourd’hui.

Et les autres scénarios alors ?

Bien sûr il y a des scénarios qui n’entrent pas dans ces catégories. Les films de guerre qui retracent des faits réels. Un peu comme des biographies. Il existe aussi les hybrides comme Titanic qui est un mélange d’amour et de catastrophe.

 

Mais s’il en existe un que j’ai du mal à placer, c’est l’œuvre d’Isaac Asimov. Son roman “Fondation” qui est pour moi une véritable prophétie. Pour ceux qui connaissent, vous la placeriez dans quelle catégorie ? Pour ceux qui ne connaissent pas, si vous aimez la Science Fiction, essayez !

 

De quel type de scénario appréciez-vous ?
Dans quelle catégorie se trouve votre future œuvre ?
Exprimez-vous, votre avis m’intéresse !

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