Salut les passionnés ! On se retrouve pour le cinquième article dans lequel je vous parle des croyances limitantes dans le domaine de l’écriture.

Il fait partie de mon approche globale sur l’écriture. Je vous les présente :

Ces croyances sont terribles, elles détruisent bien plus de rêves que l’échec. Plus que les refus de la part des maisons d’éditions, plus que des livre publiés qui ne rencontrent pas le succès … Plus dangereux que toutes ces difficultés, il y a : le doute.

Et le doute est véhiculé par ces croyances limitantes. Je vous évoque les quatre que j’entends revenir un peu trop et je vous explique pourquoi elles n’ont pas de sens.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

Première croyance : J’ai le syndrome de la page blanche !

(Fallait que je la place en premier celle-là)

Croyance limitante

Ah la fameuse page blanche ! Beaucoup de monde s’y confronte et c’est parfaitement normal ! Pourtant, avoir un récit fluide c’est quelque chose que vous faites déjà, et naturellement.

Je vous donne un exemple simple : Votre chef au travail a dit une bêtise et vous lui avez fait remarquer. Du coup il s’est vexé et vous demande de passer le balai… Bon, pas sympa le chef.

Mais du coup, quand vous vous retrouvez à la machine à café et que vous racontez cette anecdote à votre collègue, vous savez très exactement ce que vous allez raconter. Vous connaissez déjà toute l’histoire.

Pourquoi, comment, quand, qui et où. Pour vous tout est clair, et vous allez même savoir insister sur l’énormité de la bêtise que vous a dit votre chef pour augmenter le côté dramatique, je n’ai pas raison ?

Hé bien avec une histoire, c’est la même chose. Ça s’appelle faire un plan :

  • Introduction (L’erreur du chef)
  • Développement (Votre remarque et il se vexe)
  • Conclusion (Vous passez le balais)

Vous voyez ? Ça n’a rien de sorcier.

J’insiste sur le fait que ce genre de choses sont tellement évidentes qu’elles se font naturellement. Impossible de faire l’inverse ! Jamais il ne vous arrive de dire à votre même collègue, (toujours à la machine à café) « Tiens j’vais te raconter un truc mais bon, je ne sais pas trop ce que je vais te dire… »

On est bien d’accord, ça ne se peut pas !

Pourtant dans l’écriture, c’est EXACTEMENT ce que font la plupart des écrivains.

Forcément, le récit n’est pas fluide, on a des pertes d’inspiration et on se confronte au syndrome de la page blanche…

Donc rassurez-vous, avec un plan, tout se fait facilement.

Deuxième croyance : Je fais plein de fautes d’orthographe !

Les bonnes vieilles conjugaisons !

Vous êtes comme beaucoup de francophones ! La langue Française est difficile, pleine d’exceptions et de subtilités, des erreurs arriveront. Ça n’a rien de dramatique.

Certaines personnes me font savoir que moi aussi je fais des fautes d’orthographe, pour quelqu’un qui se dit écrivain et qui parle d’écriture sur un site, ce n’est pas bien et blablabla … C’est vrai. Je ne suis pas parfait, jamais je ne le serai. Pourtant vous si vous êtes ici à lire cet article, c’est que ça ne doit pas être si catastrophique. (Donc je me rassure un peu. Je vous avoue aussi que tous mes articles passent au correcteur d’orthographe avant d’être publiés.)

Mais en plus, il existe de nombreux correcteurs d’orthographe qui vous permettront de corriger l’écrasante majorité des fautes.

En prenant le temps de les corriger, vous allez comprendre quelle faute vous faites régulièrement et vous allez progresser. Naturellement, sans violence.

Sans culpabilité et même sans avoir un professeur punitif usant d’un stylo rouge pour vous mettre le nez dans votre erreur.

Et puis dans le fond, quand bien même vous continuez à faire des fautes, vous n’êtes pas ici pour devenir professeur de français ni ceinture noire de conjugaison ! Vous êtes ici pour devenir écrivain ! Et le rôle d’un écrivain, ce n’est pas d’écrire finalement, c’est surtout de raconter !

Je vous rassure, lorsque votre histoire est acceptée dans une maison d’édition, elle est passée au peigne fin sous l’œil affûté de personnes ayant un niveau d’orthographe de dingue. Les fautes qui vous ont échappées, elles ne leur échapperont pas. C’est leur travail de les corriger. Pour les correcteurs que je connais, ils font vraiment un travail remarquable.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Vaincre la page blanche. Deuxième partie : Les contraintes !

Donc rassurez-vous, votre livre sera corrigé avant d’être présenté dans les rayons de votre libraire.

Troisième croyance : Mes idées sont désorganisées !

Quand on commence à toucher au but, notre inspiration se déclenche. Et là, c’est le torrent d’idées ! Soudain on part dans tous les sens, des surprises, des dénouements, des intrigues ! Bref, on est à fond ! Et c’est normal !

Contrairement à une croyance trop répandue, notre cerveau n’est pas conçu pour retenir des informations. Car c’est une véritable passoire !

Notre cerveau est conçu pour créer !

  • Créer des solutions pour mettre fin aux guerres
  • Créer des fusées pour atteindre la lune
  • Créer un dîner romantique pour faire plaisir à son ou sa partenaire
  • Créer de belles histoires à raconter…
  • Etc etc …

Malgré ça, beaucoup de personnes s’entêtent à chercher à retenir des tonnes de petites informations. Des rendez-vous, des adresses, des coups de téléphone à passer, des idées à exploiter.

Si vous ne vivez pas dans une grotte au fin fond d’un pays lointain, il est possible que vous ayez un smartphone. Ces outils technologiques vous permettent pourtant de noter vos rendez-vous et vos adresses. Ils peuvent vous rappeler que vous avez un coup de téléphone à passer. Et ils peuvent aussi noter vos idées afin que vous puissiez les exploiter quand vous serez en conditions d’écriture.

Donc au moment où vous avez plein d’idées qui vous viennent, plutôt que d’essayer d’exploiter l’une d’entre elles au hasard, notez-les ! Notez-les toutes sans les exploiter et une fois que votre inspiration sera passée, vous pourrez les utiliser pour raconter des histoires pertinentes.

Donc rassurez-vous, c’est normal d’avoir plein d’idées désorganisées. Il faut juste savoir les attraper.

Quatrième croyance : Quand je lis des grands auteurs, je me trouve pitoyable !

C’est parfaitement normal !

Pensez-vous qu’un nouveau judoka ne se sent pas pitoyable en voyant Teddy Riner ?

Pensez-vous qu’un apprenti-conducteur ne se sent pas mal à l’aise face à un pilote de Formule 1 ?

Ne recommanderiez-vous pas à un apprenti-judoka de commencer à apprendre les prises de base ? Passer ses ceintures ? Progresser dans la technique autant que dans ses aptitudes physiques ? Une fois qu’il aura progressé et gagné des compétitions, peut-être pourra-t-il se confronter aux meilleurs, mais chaque chose en son temps. N’est-ce pas ?

Avec l’écriture c’est la même chose. Avant de chercher à vous faire plus gros que le bœuf (Je ne vous cite pas la référence, je sais que vous êtes des gens cultivés) commencez par accepter votre niveau réel.

Ne vous comparez pas à Marcel Proust, Victor Hugo ou encore Robert Anthony Salvatoré qui ont tous écrit plusieurs livres (Voire plusieurs dizaines) si vous-même vous n’en avez pas encore écrit un seul. Commencez par faire vos armes, passez vos ceintures, procédez par étapes.

Ne vous lancez pas dans une histoire de 800 pages si vous ne maîtrisez pas l’écriture d’une histoire simple qui fait 20 pages.

La comparaison stylée

Si je dois faire une comparaison stylée, je dirais que vous ne vous lanceriez pas dans la préparation d’un Chaud-froid de Saint-Jacques croustillantes sauce topinambour si vous ne savez pas faire cuir des pâtes, je n’ai pas raison ?

Alors avec l’écriture procédez de la même manière. Commencez par bien comprendre les bases.

Voilà pour les 4 croyances les plus répandues qui brisent des rêves. Vous l’avez compris, je les réprouve !

Au contraire je préfère dire que l’écriture d’un livre, c’est fait pour vous si vous en manifestez le désir. Voilà tout !

Donc rassurez-vous, le simple fait d’en avoir envie signifie que vous pouvez.

« Where there is a will, there is a way. »
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin. »

Et vous ? Quelle est le truc qui vous bloque ? Quelle est la phrase négative qui vous amène à croire qu’écrire un livre, c’est impossible pour vous ?

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