Salut les passionnés, cette semaine on va va parler des maisons d’éditions à compte d’éditeur.
Des maisons d’éditions, il en existe beaucoup.

Elles ont toutes leurs propres systèmes de fonctionnement mais il y a tout de même des choses à savoir pour éviter de se perdre.

(et éventuellement, de se faire plumer.)

Bien sûr il existe de nombreuses possibilités permettant de faire éditer son manuscrit pour en faire un livre.

Compte-tenu qu’il y a beaucoup à dire, cette semaine, on va s’intéresser uniquement aux maisons d’édition à compte d’éditeur.

Cette subtilité de langage a une grande importance : Elle détermine qui assume les frais.
Pour le cas d’une maison d’édition à compte d’éditeur, c’est bel et bien la maison d’édition qui les prend à sa charge.

À savoir :
Le conseil éditorial.
⦁ L’illustrateur pour la première et la quatrième de couverture.
⦁ Le correcteur.
⦁ L’impression du roman.
⦁ La distribution.
⦁ La publicité
⦁ La logistique pour les séances de dédicaces.
⦁ Les retours

Le conseil éditorial

Le conseil éditorial est une des missions les plus importantes des maisons d’éditions. Il s’agit d’une personne chargée de lire le manuscrit de l’auteur et de chercher à l’améliorer.

Il fait en sorte qu’il n’y ai pas d’incohérences dans le texte. Que les évènements soient clairs et que les phrases soient adaptées au lecteur. En effet, si c’est un roman prévu pour des enfants mais avec un vocabulaire super-compliqué, ce n’est pas adapté.

En plus de ça, il revoit les passages qui peuvent être longs et inutiles afin de les raccourcir dans le but de rendre la lecture du roman plus fluide.

Mais tout ceci doit être fait avec le plus grand respect de la décision de l’auteur. Car ça reste son œuvre et modifier trop radicalement son texte, c’est travestir son travail. Un véritable éditeur donnera des conseils mais respectera toujours la décision de l’auteur sur son texte.
Une fois que tout ceci est fait, on passe à l’illustration.

L’illustration

Le travail de l’illustrateur consiste à trouver une photo (et d’en acheter les droits si nécessaire) pour la première de couverture.
Il peut aussi faire appel à un dessinateur. (ou dessiner lui-même s’il en a les compétences)

En gros, il s’occupe de la première « page » extérieur du livre. Pour un livre cartonné, on appelle cette page le « plat de devant »
L’illustrateur s’occupe également de la quatrième de couverture.

C’est-à-dire la dernière « page » extérieur du livre. Celle qui comporte le résumé. Pour un live cartonné, on appelle cette page le « Plat verso »

S’offrir les services d’un illustrateur n’est pas sans frais, mais là encore, pour une maison d’édition à compte d’éditeur, l’auteur ne paye rien.

La correction.

Dans le même temps, un correcteur passe en revue le texte. Une fois que le conseil éditorial est terminé et qu’on envoie la version finale, elle est inspectée par un correcteur d’orthographe.
Là-dessus, je ne vous parle pas d’un correcteur automatique mais bel et bien d’une personne qui possède un excellent niveau de Français. (Ou de la langue en question)

Il inspecte chaque conjugaison, chaque terminaison, les accords, il repère les mots manquants et les faute de syntaxe … Bref, après son passage, il est rare qu’il reste quelque chose à redire.

(Bien que ça puisse toujours arriver, car ce sont tout de même des être humains)

Le travail d’un correcteur n’est pas gratuit. Chaque personne possède son propre tarif, il est calculé au nombre de mot, au nombre de pages ou carrément au nombre de caractère (avec ou sans espace) selon les correcteurs.
En un mot, il n’y a pas de grille tarifaire à laquelle ils doivent se plier. Chaque correcteur donne son propre tarif décidé par lui-même.
Ce qui est sûr, c’est que là encore, c’est la maison d’édition qui assume ces frais. Bien souvent ils travaillent toute l’année avec les mêmes correcteurs.

L’impression

Définir la taille du roman en fonction du nombre de page, choisir la qualité du papier, la qualité de la couverture, le brillant etc. Tout ceci est à définir et engendre des frais supplémentaires.
Ce qui est sûr, c’est que les maisons d’éditions passent par des imprimeurs avec lesquels ils ont l’habitude de travailler afin que le rendu soit impeccable.

Évidemment, un imprimeur doit être payé, autant pour le papier utilisé, les machines à entretenir et le personnel qui s’occupe de faire fonctionner tout ça.

Là encore, avec une maison d’édition à compte d’éditeur, tous ces frais reviennent à l’éditeur et l’auteur ne paye pas un seul centime.

Les inscriptions

Avoir un livre qui existe c’est bien, mais avoir un livre qui se trouve en rayon, ou au moins en référence chez tous les libraires, c’est mieux n’est-ce pas ?

L’inscription pour apparaître dans les bases de données de chaque boutique ne se fait pas par magie. Ce sont des identifications administratives qui ne sont évidemment payantes. Chaque nouveau roman à inclure dans chaque base de données engendre des frais.

Ces frais sont toujours assumés par la maison d’édition à compte d’éditeur et l’auteur ne dépense rien dans cette démarche.

La distribution

Faire parvenir un livre d’un point A à un point B est moins facile qu’il n’y paraît. En effet, imaginez que vous ayez votre stock de livre chez vous et que vous deviez aller à la poste pour l’expédier à chaque fois que vous faites une vente.
Trouver une enveloppe, emballer et protéger le livre, faire la queue en ville, payer le timbre ou les frais du colis … Tout ceci prend du temps et de l’argent.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Les Maisons d'éditions à compte d'auteur.

C’est la raison pour laquelle les maisons d’éditions travaillent avec des réseaux de distribution pour s’occuper de cette logistique.
Ils permettent de faire en sorte que les magasins, les libraires et les clients puissent commander et recevoir le livre dans un délai raisonnable.

Travailler avec un réseau est une affaire d’argent mais ces frais sont assumés, encore une fois, par la maison d’édition à compte d’éditeur. Bien souvent une maison d’édition utilise un seul réseau de distribution pour tous ses livres.

Là encore, l’auteur n’en entend même pas parler et ne débourse pas un seul centime.

La publicité

Une fois le livre en main, il est temps de le vendre. Mais c’est difficile de vendre un roman dont personne n’a jamais entendu parler.

Le budget publicité est à prendre en compte dans l’équation et évidemment, une publicité doit déclencher des ventes, sinon elle ne génère pas d’argent et la maison d’édition n’a aucune raison d’investir de l’argent dans quelque chose qui ne rapporte rien ou trop peu.

Les services d’un agent de communication dit « agent de com » fonctionnent de la même manière, sauf qu’en plus, l’agent s’occupe d’organiser les séances de dédicaces et réserver les places dans les salons.

Comme toujours, tout ceci engendre des frais, mais encore une fois, avec une maison d’édition à compte d’éditeur, ces frais sont assumés par l’éditeur et l’auteur ne paye rien. Il doit tout de même assumer les rendez-vous lors de séances de dédicaces afin que l’agent ne fasse pas tout ça pour rien.
Donc financièrement, ça ne coûte rien à l’auteur, seulement du temps.

La gestion des retours.

Les livres qui n’ont pas été vendus pendant une séance de dédicace chez un libraire doivent retourner à l’éditeur. En effet le libraire ne va pas s’embêter à stocker 50 exemplaires de votre œuvre, aussi belle soit-elle s’il ne les vend pas.
Et c’est pareil chez les grands magasins, même s’ils ont certes plus d’espace, ils ne veulent pas s’encombrer. Là-dessus, le réseau de distribution s’occupe de faire revenir le livre jusqu’à l’éditeur afin qu’il soit quand même vendu.

Une maison d’édition digne de ce nom accepte de récupérer ses livres invendus car elle pourra les vendre auprès d’autres libraires.

C’est la même chose si un livre arrive abîmé et que le client n’est pas satisfait. La satisfaction du client étant la priorité, celui-ci doit en recevoir un autre en parfait état et l’exemplaire dégradé retournera à la maison d’édition et engendrera des pertes.
La perte est évidemment quelque chose que tout le monde préfère éviter, mais quand ça arrive, c’est à nouveau à la maison d’édition d’en assumer les frais.

Toujours dans le cas d’une maison d’édition à compte d’éditeur, évidemment.

Et l’auteur dans tout ça, il gagne quoi ?

Outre le fait qu’il n’a rien payé dans toutes ces démarches, l’auteur perçoit en plus de l’argent à chaque vente.

Chez une maison d’édition à compte d’éditeur, l’auteur touche un pourcentage qui varie d’une maison à l’autre. En moyenne, un auteur gagne entre 8% et 11% du prix hors taxe par roman vendu et ce, dès la première vente.
Évidemment, si vous êtes l’auteur de plusieurs romans célèbres et que certains sont des best-sellers, ces prix peuvent être négociés. C’est pourquoi je parle d’une moyenne.

Au total ?

Ceci est une fourchette très variable. Une grosse fourchette … On va même dire une fourche pour que ça soit clair.

Mais au total, une maison d’édition qui prend ces frais à sa charge doit prévoir un chèque d’environ 3 000€ à chaque fois qu’elle accepte un nouveau roman dans sa collection. Un pari risqué n’est-ce pas ?

Autrement dit, les 750 premiers romans vendus ne vont servir qu’à rembourser ces frais. Ce n’est que sur les ventes suivantes qu’ils vont commencer à générer du profit.

Par conséquent, les maisons d’éditions ont besoin d’une certitude : investir à profit. C’est la raison pour laquelle les maisons d’éditions à compte d’éditeur sont souvent considérées comme inaccessibles, surtout pour les auteurs débutants.

Comment les intéresser ?

La personne qui vous donne une recette miracle pour être accepté auprès d’une maison d’édition à compte d’éditeur est un diseur de bonne aventure.

Il n’y a aucune certitude. La chose sur laquelle on peut se fier, c’est que leur objectif est de rentrer dans leurs frais, ils cherchent donc des manuscrits extraordinaires.

Je suppose donc que la meilleure chose à faire reste de progresser dans le domaine de l’écriture. Progresser jusqu’à être capable de créer des histoires suffisamment bonnes pour que les éditeurs ne se posent même pas la question s’ils acceptent de vous éditer ou non, ce sera pour eux une évidence.

Je précise …

J’ai pris soin de ne citer aucune maison car bien entendu, elles ont toutes leurs propres systèmes de fonctionnement.

J’espère que ça vous permet de mieux comprendre l’envers du décor, car il faut le savoir, une maison d’édition reçoit des dizaines, des centaines de manuscrits par jour et leur travail c’est surtout de réussir à dénicher les perles rares.

La semaine prochaine

Voilà chers passionnés, nous avons fait le tour de ce qu’il y avait à connaître auprès des maisons d’éditions à compte d’éditeur.

La semaine prochaine on parlera des maisons d’édition à compte d’auteur. Elles ont un système de fonctionnement bien différent et il y a aussi beaucoup à dire dessus.

  •  
  •  
  •