Salut les passionnés ! J’aimerais vous expliquer mon approche de l’écriture d’une manière générale. Vous donner les clefs qui font la différence. Celles qui déclenchent l’inspiration et qui font que vous éviterez soigneusement les pièges.

Mais comme je ne compte pas vous écraser par un article qui vous prendra 10heures à lire, je préfère faire par étapes. Nous abordons aujourd’hui l’étape N°1 : Pourquoi tout le monde se trompe dans l’écriture d’un roman ?

Autrement dit : évoquer les pièges les plus communs, les plus prévisibles et pourtant, les plus mortels des écrivains.

Alors évidemment on va parler du syndrome de la page blanche mais pas uniquement. Je vais aussi aborder les autres approches à éviter pour ceux qui veulent écrire et pourquoi ces méthodes ne marcheront jamais.

Erreur N°1 : Écrire comme un lecteur.

Avant d’être des écrivains, nous sommes des lecteurs.

Nous aimons les histoires, celles qui nous transportent, qui nous font rêver, qui nous fascinent par leur univers riche. Qui nous emportent dans leur scénario et leurs évènements plein de surprises incroyables.

On a le souffle coupé, on frissonne pour le héros qui est en danger. On est captivé par l’intrigue et enfin, arrive la révélation finale ! C’est fabuleux ! On a vécu un grand moment de lecture.

Après avoir lu quelques livres, on a envie de reproduire ça à notre manière. On prend notre plus belle plume et on se met à écrire. Comme un lecteur !

On commence par présenter l’univers, les personnages … Puis il faut qu’ils vivent des aventures sinon on s’ennuie. Alors on se creuse la tête, on va leur trouver une aventure à vivre… Par exemple, ils vont faire un voyage…

Mais pour voyager où ? Et pourquoi ?

Non c’est pas valable, il vaut mieux que ce soit l’aventure qui vienne à lui. Ah j’ai une idée ! Quelqu’un de sa famille va se faire enlever.

Donc le héros va partir le sauver, mais le gentil doit gagner donc il va gagner ramener la personne … euuuh qu’est-ce qu’on raconte ensuite ? C’est plutôt pauvre tout ça …

La mayonnaise ne prend pas. L’intrigue ne prend pas non plus. On peut bien rajouter un autre enlèvement ou une autre mésaventure à notre héros, ça restera tiédasse…

Voilà, écrire comme on lit, ça donne ça. Forcément à un moment donné, on se remet en question. On se dit qu’on ne vaut rien et que l’écriture n’est pas faite pour nous.

Erreur ! Vouloir faire vivre des sensations fortes à votre lecteur est de loin la qualité N°1 d’un écrivain ! Quel dommage de voir de tels espoirs se faire briser simplement par une mauvaise approche de l’écriture …

Erreur N°2 : construire un scénario brique après brique.

La deuxième erreur consiste à construire son scénario brique après brique. Contrairement aux personnes qui écrivent comme des lecteurs, ici on a la bonne idée de vouloir construire quelque chose.

Du coup on accroche le lecteur avec un élément perturbateur fort. Le héros veut résoudre le mystère, le lecteur est captivé car lui aussi veut comprendre de quoi il en retourne.

Mais au moment de résoudre le mystère, on se confronte à un autre mystère, plus grand mais pas très logique … Bon c’est pas grave, l’histoire est sympa, on aime bien le héros, on continue.

Pas de plan, c’est bancal !

Et crac ! Nouvelle surprise et nouvelle incohérence. Bon, c’est pas grave, maintenant qu’on a fait tout ce chemin, on va essayer de finir !

On continue avec l’énergie du désespoir, en sachant pertinemment que quelque chose ne tourne pas rond. On essaye de justifier les incohérences avec des explications vaguement valables.

Et ça continue comme ça, au fil des chapitres … Jusqu’à la fin, qui n’est guère meilleure que le reste. L’auteur propose son œuvre et ses lecteurs sont impitoyables avec lui.

Largement de quoi désespérer. Quel dommage ! Pour quelqu’un qui s’est donné tant de mal !

Franchement, si vous construisez une maison, vous vous lancez de cette manière-là vous ? Vous empilez les briques en espérant que ça tienne ? J’espère que non ! Cette erreur trop répandue est l’erreur N°2 :


Construire un scénario brique après brique


Que ce soit une maison ou un scénario, ça marche pareil … Il faut un plan ! Mais j’y reviendrai. Abordons maintenant l’erreur N°3 :

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  L'envie d'écrire.

Erreur N°3 : Faire une pirouette scénaristique !

Bon ! Cette fois-ci, on va essayer de faire mieux ! Notre auteur fougueux et téméraire se lance dans une histoire PLEINE de mystères et de surprises !

Le lecteur est tenu en halène à fond ! Whaou gros suspens ! Dès qu’on comprend un petit truc, une intrigue plus grande encore se présente. Les évènements s’enchaînent avec rythme et ne se ressemblent pas !

Mais le mystère reste entier, tout ceci est incroyable ! Sauf qu’à un moment donné, il faut savoir terminer son histoire. Il est important d’avoir un dénouement crédible et qui explique tout.

C’est souvent là où le bât blesse … Aie … Ça se corse ! Comment justifier toutes ces situations abracadabrantesques ? Comment expliquer que notre méchant était à plusieurs endroits au même moment ?

Comment sauver les meubles ! Au secours ! C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres !

Chers passionnés je dois vous prévenir : Ceci est très dangereux, ne faites pas ça chez vous !

Notre auteur fougueux prend la décision radicale de sauver son scénario avec une pirouette ! Il suffit de dire que le héros en fait, il a un frère jumeau démoniaque qui jalouse sa vie et qui a fait tout ça pour se venger !

Oh non c’est vu et revu ! (N’est-ce pas ?)

Ou alors, on dit que c’était une grosse mise en scène ! Une sorte d’exercice pour voir si le héros allait bien se comporter ! En vérité tous les autres personnages faisaient semblant de vivre l’aventure avec lui. Ils on fait semblant de mourir ou d’être blessés grâce à des poches de sauce tomate ! Bonne idée ! On garde le côté bonne conduite et tout ça … C’est pas mal ! Non ?

Non pas du tout … C’est pas crédible !

Bon bah alors on a qu’à dire que tout ceci n’est qu’un rêve. Comme ça le personnage se réveille et hop, tout le monde est sauvé.

Toutes ces pirouettes scénaristiques faites en catastrophes ne peuvent pas marcher !

Par pitié, pensez à votre lecteur ! Il a lu 100, 200 peut-être 500 pages ! Il a donné de son temps pour découvrir votre univers, votre monde, vos personnages et votre intrigue. On ne va quand même pas lui dire que tout ceci était un gros mensonge et que c’est normal que ça n’ait aucune cohérence !

Moi franchement, si on me fait ce coup-là, je suis super déçu.

Avec des dénouements de ce genre-là, qui n’ont pour seul but de sauver l’intrigue, vous allez décevoir vos lecteurs ! Je vous le garanti.

Souvenez-vous toujours : Les pirouettes scénaristiques ne fonctionnent pas !

Si ce n’est pas cohérent, votre lecteur le sentira ! Contrairement à ce que certains écrivains semblent croire, les lecteurs sont loin d’être débiles ! Ils ne sont pas des fans endurcis qui vont vous suivre quoi qu’il en coûte.

Et le pire c’est que c’est encore utilisé même au XXIe siècle ! Le coup du frère jumeau démoniaque, ça s’est vu ! Et sur de très grosses séries américaines avec une audience énorme ! Vous connaissez cette série ? Je ne vais pas spoiler … Mais pour ceux qui connaissent, je suis sûr que vous avez reconnu.


L’erreur N°4 consiste à s’impliquer émotionnellement et refuser toute amélioration.


Alors forcément, après tant de temps passé à écrire, après tous ces efforts, on a envie que notre œuvre connaisse le succès. On espère qu’elle soit réussie.

C’est pour ça que ds qu’on aborde la cohérence scénaristique, on défend farouchement notre travail !

Pas question d’améliorer quoi que ce soit ! Avec tout ce que j’ai fait pour ce livre, il est forcément irréprochable ! Si vous ne l’aimez pas c’est parce que vous n’avez pas de goûts !

Et pourtant, il serait sage d’accepter de se remettre en question, parce que là, aucune de ces approches ne tient debout.

Souvenez-vous : Travailler comme un acharné ne garanti pas le succès. Tout ne fonctionne pas au mérite !

Si vous êtes prêt à travailler comme un acharné c’est un super début ! Mais plutôt que de partir dans tous les sens, commencez par établir une stratégie. Un plan d’action solide !

Ensuite votre travail pourra porter ses fruits.

Voilà chers passionnés, vous avez ici les pièges les plus courants et les plus communs. Pourtant, ce sont aussi les plus dangereux !

D’après mes estimations effectuées au pifomètre, je dirais qu’ici gisent plus de 93,74% des vocations d’écrivains.

C’est pour cette raison que je vous suggère d’y être attentif et de ne pas faire ces erreurs ! Peut-être que vous connaissez ces pièges ? N’hésitez pas à m’en parler en commentaire.

Donc maintenant que j’ai expliqué “Quelle méthode ne fonctionne pas” je vais expliquer “Quelle méthode fonctionne.”

Mais ça, ce sera pour la semaine prochaine ! 🙂

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