Ah nous y voilà, l’article phare de ce site ! Comment vaincre la page blanche !

Pour moi, si les gens souffrent de ce syndrome, ce n’est pas par hasard. C’est simplement parce qu’ils ne cherchent pas dans la bonne direction : ils cherchent à écrire sans comprendre pourquoi ils sont bloqués.

Donc pour résoudre le problème du blocage, il faut déjà bien comprendre d’où il vient. Étant donné que c’est un problème assez abstrait, le résoudre est facile. À condition de regarder au bon endroit.

À mon sens, il y a deux origines.

Dans cet article, on va s’intéresser à la première origine : Le perfectionnisme.

La première chose qui bloque l’inspiration, c’est la volonté de réaliser une œuvre idéale. Le perfectionnisme pousse à considérer toute idée comme mauvaise. Et plus l’auteur avance dans son travail, plus il va se remettre en question. À terme, même les idées géniales du départ semblent bonnes à jeter aux chiens. C’est la panique à bord ! On file regarder la télé, terrorisé par l’hypothétique échec et on abandonne.

Je tiens à rappeler que ce problème est très fréquent ! Si vous souffrez de ça, c’est normal. La solution hélas n’est pas assez connue. Pourtant, elle est simple, claire, utilisable tout de suite et propice à déclencher l’inspiration. Chose promise, chose due ! Je vous explique tout.

Le perfectionnisme se décompose en deux parties. La première, c’est votre propre regard sur votre travail.

C’est bien d’être exigeant avec vous même, mais ne soyez pas dur avec votre œuvre. Soyez clément avec votre travail, acceptez votre niveau réel. Osez proposer une œuvre avec des défauts, d’une taille modeste, mais qui a quelque chose d’unique : Votre idée. Ce sera toujours plus séduisant que d’essayer de broder 750 pages illisibles et sans aucun gout en essayant de copier Goethe.

Donc soyez vous même, et allez au bout de votre histoire. Il existe un nombre incalculable de manuscrits commencés, mais pas achevés. C’est vraiment regrettable car parmi eux, il y a certainement des histoires formidables. Donc, n’en rajoutez pas une de plus. Je vous recommande chaudement de terminer l’histoire que vous avez en tête. Même si elle n’est pas parfaite. Même s’il ne fait que 40 ou 80 pages, peu importe. Vous aurez terminé votre première histoire !

N’oubliez pas : Écrire un roman, ce n’est pas un sprint. C’est un marathon. Une lutte intérieure qui oppose votre créativité à votre propre jugement. Laissez votre jugement gagner, c’est vous laisser broyer par le doute. À l’inverse, exprimez votre créativité cela revient à dire « J’ai peur, mais je le fais quand même. » et ça c’est une vraie réussite. Vous pourrez vous en féliciter, car c’est une victoire sur vous-même.

Ne laissez donc pas le doute remporter la bataille, ayez comme objectif de finir votre histoire, elle détient peut-être la clé de votre fortune !

Un exemple précis :

J’aimerai vous parler de cette femme qui avait des fantasmes érotiques plein la tête. Elle a eu envie de les raconter. C’était un brin sadomasochiste et parfois même à la limite du pornographique, mais elle les a racontées quand même. Elle les a mises bout à bout et en a fait un roman d’amour un peu ollé ollé.

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Cette femme aurait pu douter et abandonner. Elle aurait pu avoir peur et garder ça honteusement dans un tiroir. Mais non, elle a décidé d’offrir au monde son idée. Et je pense qu’elle a eu entièrement raison !

On dira ce qu’on veut de E.L. James et de son roman 50 Nuances de Grey. Néanmoins, personne ne peut nier le succès qu’elle a rencontré. Ce succès, il n’est pas arrivé par hasard. Il est arrivé parce qu’elle a exprimé les idées qu’elle avait en tête.

En plus de ça, elle n’a pas fait l’erreur trop répandue des auteurs débutants qui se disent : « Je préfère tout arrêter car le sujet ne plaira pas à certaines personnes »

On en arrive donc à la deuxième partie du perfectionnisme :

Le regard des autres.

Si c’est le jugement des autres qui vous paralyse, je vous recommande de regarder comment son attaqués les artistes reconnus. Comme dit précédemment, E.L. James a été critiquée pour le thème abordé. Il faut reconnaître que c’était osé. Mais elle n’est pas la seule. C’est valable dans tous les domaines. Si vous réalisez quelque chose, vous serez critiqué.

Prenons James Cameron par exemple. Bon il fait du cinéma mais l’idée est la même, certaines critiques sont violentes. Ce n’est pas pertinent, ce n’est pas constructif. C’est uniquement blessant. Les plus rageux lui demandent même d’aller se suicider. Oui oui ! Comme l’a fait ce « Croutenard75 ».

Je n’exagère pas. Il suffit de lire les commentaires de ceux qui n’ont pas aimé Titanic et qui le font savoir sur AlloCiné.

Et des commentaires comme ça, il y en a des tonnes !

Pourtant, qu’on aime le film ou non, avec presque deux milliards de dollars de recette, personne ne peut nier la réussite commerciale.

Vous pensez que James Cameron s’est inquiété des commentaires négatifs qu’il risquait de recevoir ? Pensez-vous seulement qu’il a perdu son temps à les lire ? Je suis certain que non. À mon avis, il s’est concentré sur son travail. Il a fait son maximum pour apporter une œuvre capable de fasciner son public. Et tant pis pour ceux qui n’aiment pas.

Inspirez-vous des meilleurs.

Dans votre cas, c’est la même chose. Admettons que vous ayez envie de faire une histoire sur un sujet précis. Disons les chevaux par exemple. Hé bien lancez-vous ! Vous allez avoir des ponts d’or par les passionnés d’équitation. Vous allez avoir les éloges des personnes qui aiment les animaux et la nature. Et encore une fois, tant pis pour ceux qui n’aiment pas.

Peu importe le sujet, il y aura toujours des personnes qui n’aimeront pas. Ne vous préoccupez pas d’eux. Concentrez donc votre travail sur cette idée qui rend votre histoire unique. C’est votre idée, qui rendra votre récit unique.

Est-ce que ces suggestions vous inspirent ?
Est-ce qu’il y a autre chose qui bloque votre créativité ?
Exprimez-vous, votre avis m’intéresse.

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